
En 2026, le monde évolue sous contrainte. Les milieux se transforment, les chaînes de dépendance se tendent, des seuils sont franchis. Le temps n’est plus réversible : l’avenir ne prolonge pas le passé, il se compose à partir de conditions inédites.
La question centrale devient alors : qu’est-ce qui doit être entretenu pour que le monde puisse continuer — et, à partir de là, ouvrir de nouvelles perspectives ?
La continuité entretenue ne vise pas à préserver les formes existantes.
Elle consiste à maintenir les conditions de possibilité du vivant, afin que quelque chose puisse encore émerger :
– des sols vivants a continuer de nous nourrir,
– des écosystèmes à tenir dans la durée,
– des relations humaines à porter la joie,
– des organisations à continuer leur activité
– des territoires à nous abriter
Ce qui est entretenu n’est pas un état stable à restaurer mais des capacités dynamiques :
– capacité à se réparer pour être bien,
– capacité à s’ajuster sans se disloquer,
– capacité à atteindre son potentiel
– capacité à aider les autres
Entretenir la continuité, ce n’est pas seulement protéger le présent. C’est créer les conditions d’un devenir, dans un monde déjà transformé. Le vieux monde est déjà mort.
Cela implique de choisir avec soin les personnes a aimer, les trajectoires à soutenir, de protéger les liens essentiels, de ralentir lorsque l’accélération détruit, et de renforcer ce qui permet encore de tenir ensemble — pour aller plus loin. Mieux vivre tous ensemble sans exclusion.
Cette attention est discrète et profonde.
Elle agit dans les usages usages quotidiens et les réseaux. Elle ne promet pas un futur spectaculaire ; elle rend possible des ouvertures potentielles réelles, à partir de ce qui tient.
Ce qui émerge de cette continuité entretenue n’est pas un monde idéal, mais un monde encore capable de coopérer même sous contrainte réelle, de partager l’essentiel, et évoluer doucement à son rythme.
La continuité entretenue ne sauve pas le monde. Elle maintient le vivant en état d’évolution— et permet, à partir de là, l’émergence de devenirs magnifiques.
Parce que nous sommes (encore) vivants !



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