Pourquoi toutes la transition écologique échoue dans les entreprises : l’angle mort du facteur humain

Introduction : La crise de perception et le mirage technique En 2026, la généralisation du reporting extra-financier (CSRD) n’a pas produit le saut quantique espéré. Pourquoi ? Parce que nous tentons de résoudre une crise de civilisation avec les outils qui l’ont créée. Chez Nous Sommes Vivants, nous postulons que l’échec n’est pas technologique mais cognitif. Nous vivons une « crise de perception » : nous traitons le vivant comme un stock à gérer alors que nous devrions traiter notre cerveau comme le premier écosystème à régénérer.


1. Le mur des biais cognitifs : une architecture neuronale inadaptée

La première raison de l’échec est phylogénétique. Notre cerveau « Pléistocène » est optimisé pour la survie immédiate, pas pour la gestion de risques systémiques et invisibles.

  • Le système limbique vs le Cortex Préfrontal : Le changement climatique est une menace « froide » (abstraite). Elle ne déclenche pas la réaction de survie immédiate de l’amygdale. En l’absence de danger « ici et maintenant », le cerveau privilégie l’économie d’énergie et le confort immédiat.
  • Le Biais du Statu Quo et l’Inertie du Confort : Changer de modèle économique demande un effort métabolique immense. Le cerveau perçoit la transition non comme un gain futur, mais comme une menace présente sur ses acquis.
  • L’Impuissance Apprise (Learned Helplessness) : À force de messages catastrophiques non suivis de leviers d’action clairs, le sujet développe une apathie protectrice. C’est le passage du « je sais » au « à quoi bon ».

L’apport de la Fresque du Facteur Humain : Ce dispositif décode ces mécanismes. Il ne s’agit plus de « sensibiliser » (donner de l’information), mais de « capaciter » (donner conscience de ses propres freins neurologiques pour les contourner).


2. Les émotions, ces données oubliées de la gouvernance RSE

Dans les instances de décision, l’émotion est souvent vue comme le contraire de la rationalité. Or, les neurosciences (Damasio) prouvent que sans émotion, il n’y a pas de décision.

  • L’éco-anxiété comme signal de pilotage : Loin d’être une pathologie, l’éco-anxiété est une réaction lucide. Si elle n’est pas métabolisée collectivement, elle se transforme en sidération.
  • Le cycle du deuil organisationnel : Passer au régénératif impose de « laisser mourir » des pans entiers de son identité industrielle. Sans accompagnement de ce deuil (peur de la perte de statut, de chiffre d’affaires), la résistance passive bloque toute innovation.
  • La force de la norme sociale : L’humain est un animal mimétique. Si le leadership ne change pas ses propres marqueurs de réussite (voiture, voyages, objectifs de croissance linéaire), la base ne bougera pas par peur de marginalisation sociale.

L’apport de la Fresque des émotions : Face à l’urgence écologique ou aux transformations internes, vos équipes traversent des montagnes russes émotionnelles : anxiété, déni, résistance ou impatience. Pourtant, en réunion, on demande souvent « comment va le projet ? », mais rarement « comment allez-vous ? ». Ignorer ces émotions, c’est freiner l’action. Les comprendre, c’est créer du mouvement.


3. L’impasse des modèles mentaux : pourquoi les outils ne suffisent plus

La transition échoue car elle s’opère dans un cadre de pensée « extractif ». On change les indicateurs, mais pas la vision du monde.

  • L’Échelle d’Inférence (Chris Argyris) : Comme explicité dans notre analyse sur les modèles mentaux, nos actions découlent de nos croyances. Si un dirigeant croit que « la nature est une ressource au service de l’homme », il utilisera la CSRD pour optimiser l’extraction, pas pour régénérer le vivant.
  • Le piège du « Moral Licensing » : Faire un « petit geste » (ou remplir un rapport ESG) donne au cerveau l’autorisation inconsciente de polluer par ailleurs. C’est le syndrome de la « compensation morale » qui annule les bénéfices de la transformation.
  • La bataille des imaginaires : La régénération souffre d’un déficit de désirabilité. On sait ce qu’on quitte (le pétrole, la vitesse), on ne sait pas ce qu’on gagne. La bascule ne sera réelle que lorsqu’elle sera portée par un récit plus puissant que celui de la consommation.

L’apport de la Fresque des imaginaires: La fresque des imaginaires permet d’ouvrir de nouvelles perspectives pour son territoire, son entreprise, sa marque et ses produits. En effet, cette fresque se structure autour de 4 imaginaires de l’écologie pour nous sortir des imaginaires dystopiques les plus exploités et nous ouvrir des imaginaires utopiques en travaillant sur les différentes relations que chacun de nous peut entretenir à soi, aux autres et à la nature. Ainsi la fresque des imaginaires motive à agir collectivement en permettant de visualiser des futurs responsables et désirables qui favorisent la cohésion d’équipe, qui permettent de concevoir une plateforme de marque aspirationnelle et d’innover avec des produits et services qui contribuent à l’environnement et à la société en général.


4. Passer du reporting au renforcement des capacités

Pour réussir, il faut inverser la pyramide de la transformation : placer l’humain comme infrastructure critique.

Le Leadership du Vivant : Le leader devient un facilitateur de systèmes complexes. Il ne dirige pas la nature (ou ses équipes), il crée les conditions favorables à leur épanouissement (auto-organisation, interdépendance).

En 2026, le leadership ne se joue plus dans la seule capacité à décider vite ou à piloter des indicateurs. Il se joue dans la capacité à maintenir la continuité des activités économiques dans un monde sous contrainte. Les chaînes de valeur se fragilisent. Les dépendances écologiques deviennent visibles. Les tensions humaines et territoriales s’intensifient.

Le leadership régénératif est une « fonction de capacitation ». Le leader n’est plus celui qui décide seul, mais celui qui crée les conditions pour que le collectif (humain et non-humain) puisse agir et durer. Ce Regenerative Circle Leadership s’adresse à :
-Des dirigeants confrontés à l’incertitude radicale
 -Des responsables innovation / stratégie
– Des équipes RSE cherchant une transformation réelle
-Des consultants accompagnant des transformations systémiques

L’apport du Regenerative circle Leadership : Ce Regenerative Circle Leadership permet d’augmenter la capacité des dirigeants a décider, concevoir et piloter dans un monde instable, en renforçant — et non en épuisant — les capacités du vivant dont dépend leur activité. Il s’adresse à la fois aux dirigeants opérationnels (achats, innovation, marketing, RSE) et aux consultants qui souhaitent savoir comment on accompagne les leaders dans les processus régénératifs, en maximisant les garanties d’y parvenir.


Conclusion : Le facteur humain est le pivot de la régénération

L’échec de la transition n’est pas une fatalité, c’est une erreur de diagnostic. En intégrant les sciences comportementales, la gestion des émotions et la transformation des modèles mentaux, nous libérons l’intelligence collective.

La véritable technologie de rupture pour 2026 n’est pas l’IA ou l’hydrogène, c’est notre capacité à restaurer le lien entre chacun de nous, avec un focus sur vos équipes, et l’écologie. C’est ce que nous portons : l’écologie populaire.

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