Capacity Score — FAQ et guide de lecture
Nous Sommes Vivants
Principe : Le Capacity Score est conçu comme un temps de réflexion guidée, au cours duquel les dirigeant·es et leurs équipes répondent à une série de questions structurantes. Il rend visibles, à travers ses options, les choix qui permettent à une activité d’atteindre ses objectifs en triple impact sans épuiser ses propres conditions d’existence et au contraire en augmentant ses capacités à tenir dans le temps.
Il ne mesure pas une performance, n’attribue pas de statut, et ne promet pas la régénération. Il révèle si, et comment, une organisation accepte de transformer ses décisions, sa gouvernance et son modèle économique pour renforcer les capacités du vivant dont elle dépend.
La régénération n’est pas un niveau de maturité supérieur, mais une bascule de nature : le passage d’une logique d’impact à une logique de capacité contributive. Notre définition : « Donner aux êtres vivants (dont les humains) les ressources leur permettant d’être en capacité d’atteindre leur plein potentiel dans leur environnement. »
En savoir plus :
🟢 Avant le diagnostic
🎯 À quoi sert concrètement le Capacity Score
Il sert à décider où concentrer l’effort en 2026, identifier ce qui empêche la bascule, et aligner dirigeants, équipes et partenaires sur une lecture commune.
Il ne sert pas à labelliser, comparer des entreprises entre elles, produire une note « objective » ou prouver une vertu morale.
📋 Règles d’usage Nous Sommes Vivants
Sinon, les dissonances explosent.
Il faut une configuration, pas un point haut isolé.
Restaurer est un aboutissement stratégique pour beaucoup d’activités qui cherchent la robustesse, mais la régénération est une bascule permettant de réussir tous ensemble, sans exclusion, via l’activité économique ancrée dans ses territoires.
La valeur n’est pas dans le résultat, mais dans :
- • La discussion
- • Les arbitrages
- • Les renoncements rendus explicites
🔍 6 leviers de capacité passés au crible
Chaque levier révèle un angle d’action spécifique. Le diagnostic identifie votre configuration sur chacun d’eux — et surtout le levier limitant qui freine l’ensemble.
Votre cap réel — pas celui des slides. Réduction d’impacts pour la robustesse, ou contribution active au vivant ?
Ce que vos données révèlent. Mesurez-vous pour le reporting, pour la robustesse, ou pour renforcer le vivant ?
Ce qui pèse dans vos décisions d’achat. Le prix seul, la résilience forcée, ou la capacité régénérative des fournisseurs ?
D’où vient la créativité ? Sobriété, économie circulaire, ou augmentation des capacités du vivant dans le territoire ?
L’énergie collective réelle. Fatigue, lucidité inquiète, ou conviction que la viabilité passe par le vivant ?
Qui décide, avec qui, et qui paie. Silos internes, coordination, ou alliances vivantes avec financement partagé ?
L’idéal est la cohérence globale. En pratique, le diagnostic révèle souvent un ou deux leviers en avance — et un levier limitant qui freine tout. C’est là que se joue la prochaine étape.
🏢🎓 Entreprise ou consultant — le même outil, une lecture différente
Le Capacity Score s’adresse aux équipes RSE, Innovation, Achats, Marketing déjà engagées qui cherchent à orienter leurs décisions dans un contexte de tensions accrues.
Le même diagnostic, lu en miroir : identifiez les types d’arbitrages que vous pouvez éclairer, et les montées en compétence pour accompagner des décideurs sur la régénération.
🔢 Pourquoi ces 4 niveaux ?
Une trajectoire en 4 étapes pour des activités économiques contributives dans les territoires.
Se conformer aux règles pour éviter les risques et préserver l’activité à court terme, sans transformer le modèle. L’organisation tient aujourd’hui, sans se raconter d’histoire.
Récit : « Comment tenir face aux polycrises ? »
Optimiser les processus pour réduire les impacts négatifs, tout en maintenant le modèle existant. L’organisation est souvent au maximum de ce que son modèle actuel permet.
Récit : « À quoi faut-il renoncer pour préserver la nature ? »
Adapter le modèle pour réparer les écosystèmes dégradés et sécuriser la continuité de l’activité. Restaurer est un aboutissement stratégique pour beaucoup d’activités — pas un échec.
Récit : « Comment assurer la robustesse de l’activité dans des écosystèmes instables ? »
Transformer le modèle pour que la contribution au vivant devienne une condition de viabilité. L’activité joue un rôle actif dans la vitalité du milieu — humain et non humain.
Récit : « Quelles capacités gagnées (biodiversité, bien-être, relations, territoire) nous permettent de tenir nos trajectoires économiques ? »
📐 Matrice complète : Au-delà de ces 4 lignes de lecture, la matrice du Capacity Score couvre 15+ dimensions d’analyse : imaginaire social, soutenabilité, nature de la valeur, économie & ROI, comptabilité/reporting, vitalité humaine, type de relation, offre & innovation, processus évolutif… Le questionnaire en capture les signaux discriminants.
La distinction clé à ne pas perdre
| Niveau | Capacité centrale |
|---|---|
| LIMITER | Éviter le pire |
| RÉDUIRE | Diminuer les pressions |
| RESTAURER | Tenir dans l’instabilité |
| RÉGÉNÉRER | Augmenter la capacité du vivant humain et non humain dans un territoire |
RESTAURER vs RÉGÉNÉRER : quelle différence ?
Réparer les écosystèmes dont dépend votre activité et sécuriser la continuité dans un monde instable. Restaurer est un aboutissement stratégique pour beaucoup d’activités — pas un échec.
Agir sur les capacités du vivant pour générer de la valeur mutuellement bénéfique sur vos territoires. La contribution au vivant devient une condition de viabilité.
Et la robustesse ?
La robustesse, telle que décrite par Olivier Hamant (INRAE), renforce la capacité à tenir dans un monde instable en renonçant à l’optimisation. La régénération, telle que portée par Nous Sommes Vivants, va plus loin : non seulement tenir, mais atteindre simultanément ses objectifs économiques, environnementaux et sociaux — triple impact — en renforçant durablement les capacités du vivant (biodiversité, santé, relations, qualité de vie), dans une logique One Health et de co-évolution.
🧭 Faut-il absolument viser Régénérer ?
Le Capacity Score rend visibles vos marges de manœuvre réelles. Pour certaines activités, Limiter avec lucidité est déjà un acte de courage. Pour d’autres, Restaurer est un aboutissement stratégique ambitieux. Régénérer n’est ni un badge ni un objectif universel — c’est une bascule de nature qui n’a de sens que si le modèle économique, la gouvernance et le territoire le permettent.
Tenir aujourd’hui sans se raconter d’histoire. Clarifier que la priorité est la stabilité, pas la régénération. C’est honnête.
Beaucoup d’organisations sont au plafond de ce que leur modèle actuel permet. Le diagnostic révèle si « faire mieux » suffira encore.
Adapter le modèle pour réparer les écosystèmes dégradés et sécuriser la continuité de l’activité. Restaurer est un aboutissement stratégique pour beaucoup d’activités — pas un échec.
Quand l’activité peut renforcer activement les capacités du vivant. C’est une bascule de rôle, pas un niveau supérieur sur une échelle.
Le vrai risque n’est pas d’être en N1 ou N2. C’est de croire qu’on est en N4 alors que la configuration ne tient pas — ou de rester figé sans voir ses leviers d’action.
📐 Où se situe le Capacity Score par rapport aux cadres existants ?
Base factuelle pour arbitrer et transformer. Le Capacity Score croise données RSE et données financières en triple impact — passer du discours aux preuves et relier la régénération au bilan comptable.
Les labels structurent la bascule du niveau 2 au niveau 3. B Corp, Cradle to Cradle, Land to Market organisent la transition. Au niveau 4, ROC (Regenerative Organic Certified) — cité dans les Lauriers de la Régénération — incarne la logique régénérative intégrée. Le Capacity Score ne remplace pas ces labels : il évalue à quel niveau de maturité l’organisation les utilise.
Cadre pour penser capacités, milieux de vie et co-évolution. Le Capacity Score reprend cette idée : la régénération n’est pas un standard universel, c’est une question de rôle singulier joué par l’activité dans son écosystème.
Mesurer la triple profitabilité et rendre visible la valeur régénérative. Le Capacity Score intègre cette dimension pour évaluer la viabilité économique de la contribution au vivant.
L’AFNOR Spec définit une trajectoire en 4 paradigmes (Exploiter → Réparer → Préserver → Régénérer) et 3 seuils (Intégrité, Renouvellement, Épanouissement). Le Capacity Score utilise aussi 4 niveaux (Limiter → Réduire → Restaurer → Régénérer). La convergence est forte sur la cible (N4), mais la divergence est majeure au niveau 3 : AFNOR « Préserver » = logique d’abstention (ne pas dégrader), Nous Sommes Vivants « Restaurer » = robustesse active (réparer les écosystèmes). Le Capacity Score est plus exigeant à ce stade.
L’autre différence clé : l’AFNOR Spec pose le cadre normatif (où aller), le Capacity Score outille le diagnostic (comment y aller — avec 6 dimensions, 38 questions, et les verrous humains, de gouvernance et de financement). L’AFNOR Spec est quasi silencieuse sur les niveaux 1 et 2, là où se trouvent la majorité des organisations.
Le Capacity Score et les travaux de Sempels/Lumiå partagent la même définition fondatrice : la régénération porte sur le vivant, pas sur la performance organisationnelle. C’est ce socle commun — soutenabilité forte, co-évolution avec les écosystèmes, pensée systémique — qui rend les deux approches compatibles, pas un rapport de filiation.
Les 11 principes de l’entreprise régénérative formulés par Sempels constituent un cadre théorique structurant. Le Capacity Score opère à un autre étage : il traduit cette vision en diagnostic actionnable, avec des niveaux de maturité mesurables sur six dimensions. La Butterfly Regen School forme les praticiens à la pensée régénérative, le Capacity Score leur donne un outil concret à utiliser avec leurs clients. Le livre blanc HEC (Lehmann-Ortega & Dubreil, septembre 2025) cite également Sempels dans ses références, confirmant que l’écosystème régénératif français converge autour de ces fondamentaux.
🔒 Confidentialité et format
Le diagnostic peut être complété anonymement. Aucune donnée n’est partagée avec des tiers. Données hébergées en Europe.
Version flash : 20 questions, ~10 min — pour un premier positionnement.
Version complète : 38 questions, ~30 min — pour un diagnostic approfondi.
Le Capacity Score est développé par Nous Sommes Vivants, collectif de la transition écologique. Il s’appuie sur les travaux de Regenesis, du Stockholm Resilience Centre, de Baptiste Morizot, de la recherche sur les business models régénératifs, et sur les cadres CSRD, ROC et comptabilités écologiques.
→ La régénération du vivant telle que portée par Nous Sommes Vivants
Prêt·e à situer votre modèle ?
Faire le diagnostic →10 min (version flash) · 30 min (version complète) · Confidentiel
🔵 Après le diagnostic — Lire vos résultats
👥 Archétypes Nous Sommes Vivants — Ce que « dit » un questionnaire rempli
🟡 Archétype A — Cohérence LIMITER (conformité lucide)
- • Leadership Q2–Q4 : conformité, diffusion bonnes pratiques
- • Intelligence Q1–Q5 : reporting, risques, obligations
- • Gouvernance : pas de trajectoire formalisée
L’organisation tient aujourd’hui, sans se raconter d’histoire. Elle protège l’existant, ne prétend pas transformer.
👉 Valeur du diagnostic : clarifier que la priorité n’est pas la régénération mais la stabilité.
🟠 Archétype B — Atténuation RÉDUIRE (L’Optimisateur)
- • Intelligence Q2–Q5 : double matérialité, risques
- • Chaîne de valeur : projets transverses, optimisation
- • Leadership Q7 : renoncer à une part de performance court terme
L’organisation réduit ses pressions mais ne change pas encore de rôle. Elle est souvent au maximum de ce que son modèle actuel permet.
👉 Valeur du diagnostic : montrer que « faire mieux » ne suffira plus à long terme.
🟢 Archétype C — RESTAURER robuste (tenir dans l’instabilité)
- • Intelligence : ressources critiques, sols, eau, humains
- • Chaîne de valeur Q5 : stabilisation des écosystèmes
- • Dynamiques humaines : co-construction, lucidité inquiète
L’organisation répare pour durer. Elle commence à penser en écosystème, mais la finalité reste la continuité de l’activité.
👉 Point clé Nous Sommes Vivants : RESTAURER est un aboutissement stratégique pour beaucoup d’activités — pas un échec.
🌱 Archétype D — RÉGÉNÉRER contributif (bascule de rôle)
- • Leadership Q6 : territoire dégradé si l’activité cesse
- • Intelligence Q5–Q6 : capacités du vivant → décisions
- • Innovation Q1–Q2 : potentiel du territoire comme point de départ
- • Gouvernance : alliances vivantes + financement partagé
La contribution n’est plus un effet secondaire, mais une condition de viabilité. L’activité joue un rôle actif dans la vitalité du milieu.
👉 Filtre Nous Sommes Vivants : sans cette configuration complète, on parle de transition, pas de bascule.
📖 Grille de lecture — Comment « lire » un questionnaire rempli
A. Où est la vérité du modèle ?
👉 Toujours commencer par les questions de tension, jamais par les intentions.
Questions pivot (options les plus discriminantes) :- • Leadership Q6 — Effet territorial net si l’activité cesse
- • Leadership Q7 — Renoncement jugé « juste »
- • Intelligence écosystémique Q6 — Données vs marge court terme
- • Gouvernance – financement
- • Gouvernance – voix du vivant, co-décision
👉 Filtre Nous Sommes Vivants : Si ces options sont niveau 1–2, alors tout « niveau 4 » ailleurs est fragile ou narratif.
B. Où est la cohérence (ou la dissonance) ?
On ne cherche pas une moyenne, mais des alignements verticaux.
- • Leadership Q2–Q4 : niveau 4, Innovation Q1–Q2 : niveau 4, Gouvernance financement : niveau 2, Intelligence Q6 : niveau 2
👉 Diagnostic Nous Sommes Vivants : « Intention régénérative non encore traduite en décisions structurelles. »
- • Leadership Q6–Q7 : niveau 4, Intelligence Q5–Q6 : niveau 4, Chaîne de valeur Q5–Q6 : niveau 4, Gouvernance : alliances + financement partagé
👉 Diagnostic Nous Sommes Vivants : « La contribution devient condition de viabilité. »
C. Quel est le levier limitant ?
Le niveau réel n’est jamais le plus haut, mais le plus lent.
Le levier limitant est souvent :- • Gouvernance, financement
- • Chaîne de valeur (relations fournisseurs)
- • Décisions sous conflit (Q6)
👉 Filtre Nous Sommes Vivants : On ne « monte » pas un niveau, on débloque un levier précis.
❌ Anti-patterns — Ce que le questionnaire révèle immédiatement
- • Leadership niveau 4, Innovation niveau 4, Gouvernance financement niveau 1–2
👉 Lecture : discours en avance sur la capacité réelle.
- • Innovation Q5 : levier commercial fort, Chaîne de valeur Q6 : explosion des volumes, Effet territorial net Q6 : inchangé
👉 Lecture : effet rebond non traité.
- • Intelligence écosystémique très développée, Q6 : données n’influencent pas les arbitrages
👉 Lecture : surcharge analytique, pas transformation.
- • Innovation territoriale affichée, Dynamiques humaines : fatigue, cynisme, Gouvernance : décisions centralisées
👉 Lecture : contribution écologique sans capacité humaine → non durable.
🗺️ Du diagnostic à la feuille de route
Toujours celui où les options sont niveau 1–2, alors que l’intention ailleurs est niveau 3–4.
👉 Souvent : gouvernance, financement, décisions sous conflit.
Nous Sommes Vivants n’encourage jamais à « tout faire ».
Exemples de sauts cohérents (options du questionnaire) :« Direction + RSE en silo » → « Coopération stratégique avec partenaires critiques »
« Réduire impacts pour limiter coûts/risques » → « Renforcer capacités du vivant qui conditionnent viabilité »
« ADAPTATION (faire autrement avec moins) » → « RÉGÉNÉRATION (nourrir le potentiel du vivant) »
« Fiabilité et stabilité des livraisons » → « Capacité du fournisseur à régénérer le vivant dans ses écosystèmes »
Chaque saut doit produire :
- • Un renoncement explicite (Leadership Q7)
- • Un arbitrage économique (Intelligence Q6)
- • Une modification de gouvernance ou d’offre
👉 Sinon, ce n’est pas un saut, c’est une intention.
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📚 Références clés
L’ancrage conceptuel de la régénération est stable : références académiques, lexique partagé, paradigme régénératif.
Définition de la capacité : Community Capacity Building — Capacité et approche régénérative
→ Regenesis Institute
→ Stockholm Resilience Centre
→ Regenerative Organic Alliance (ROC)
→ CSRD & Soutenabilité forte
→ Business Models Régénératifs
→ Baptiste Morizot & Leadership du Vivant
→ La régénération du vivant telle que portée par Nous Sommes Vivants
→ Tendances RSE 2026 : continuité économique et régénération
→ La renaissance industrielle : le Made in France régénératif
→ Cas Michelin : urgence économique et pivot régénératif
→ 🏆 Les Lauriers de la Régénération
→ 💰 L’économie régénérative, ça rapporte !
🌐 FAQ Écosystème & Positionnement
Comment fonctionne concrètement le Capacity Score ?
Le Capacity Score prend la forme d’un questionnaire structuré autour de 6 dimensions (leadership, intelligence écosystémique, chaîne de valeur, innovation produit, dynamiques humaines, gouvernance), chacune composée de 6 à 7 questions. Pour chaque question, le répondant choisit parmi 4 propositions correspondant aux 4 niveaux de maturité : Limiter, Réduire, Restaurer, Régénérer. Le résultat est un profil qui révèle les forces et les angles morts de l’activité. Il peut être utilisé en auto-diagnostic, en atelier collectif, ou accompagné par un consultant formé. Ce n’est pas un audit — c’est un miroir stratégique.
Quel lien avec le livre blanc HEC Paris « The Regenerative Shift » ?
Le livre blanc HEC Paris (Lehmann-Ortega & Dubreil, S&O Institute, septembre 2025) identifie 7 attributs et 7 archétypes de l’entreprise régénérative à partir de l’analyse stratégique de 39 organisations pionnières. Les deux cadres convergent sur l’essentiel : même logique de continuum à 4 niveaux, même concept central (« capacité régénérative »), même constat qu’une entreprise n’« est » pas régénérative mais construit progressivement cette capacité.
Ils arrivent à ce diagnostic par deux lignées académiques distinctes (Hahn & Tampe 2021 pour HEC, Reed/Regenesis pour NSV). Les dimensions ne se recouvrent pas à 100% : l’innovation produit et les dynamiques émotionnelles sont spécifiques au Capacity Score, l’orientation temporelle est spécifique à HEC. La convergence moyenne est de 49% — suffisante pour confirmer un socle commun, trop divergente pour considérer les deux cadres comme interchangeables.
Là où HEC caractérise et inspire, le Capacity Score diagnostique et oriente l’action. Les 7 archétypes HEC (Pioneering Brand, Regenerative Providers Network, Regenerative System Convener, etc.) sont d’ailleurs un excellent complément post-diagnostic : une fois le profil posé par le Capacity Score, ils aident à se projeter dans un modèle cible.
Quel rôle jouent les labels et certifications dans la progression ?
Les labels sont le levier le plus structuré pour passer du niveau 2 (Réduire) au niveau 3 (Restaurer). Au niveau 2, l’entreprise optimise ses pratiques existantes — elle réduit son empreinte mais ne change pas de logique. Pour basculer au niveau 3, elle a besoin de cadres externes qui organisent cette transition : cahiers des charges, critères vérifiables, accompagnement de filière.
C’est exactement ce que font les labels et certifications ambitieux. B Corp structure la gouvernance responsable, Cradle to Cradle pousse l’éco-conception circulaire, Land to Market (Savory Institute) vérifie les résultats écologiques mesurables sur le terrain. Au niveau 4, les certifications les plus exigeantes comme ROC (Regenerative Organic Certified) — cité dans les Lauriers de la Régénération — combinent santé des sols, bien-être animal et équité sociale dans un référentiel intégré qui incarne la logique régénérative.
Le Capacity Score ne remplace pas ces labels : il permet de situer à quel niveau de maturité une organisation les utilise. Obtenir un label pour afficher une conformité (niveau 2) ou l’utiliser comme outil de pilotage d’une trajectoire régénérative (niveau 3-4), ce n’est pas la même démarche.
Quel lien avec la CSRD et les outils de mesure d’impact ?
La CSRD est un cadre de reporting, pas un outil de mesure : elle impose aux entreprises de structurer et publier leurs données en double matérialité. Les outils de mesure (Bilan Carbone, ACV, SBTi) produisent les données qui alimentent ce cadre. Le Capacity Score se situe en amont des deux : il évalue dans quel paradigme une organisation utilise ses données et son reporting.
Le Capacity Score raisonne en triple impact (économique, social, environnemental). Il croise donc données RSE et données financières — parce que tant que la régénération n’est pas reliée au bilan comptable, elle reste une intention sans levier. Une entreprise peut être conforme CSRD et performante en Bilan Carbone tout en restant au niveau 1 du Capacity Score — données collectées sans influencer les décisions stratégiques.
Collecter des données carbone pour documenter un rapport ou pour piloter la régénération des écosystèmes dont on dépend, ce n’est pas la même chose. → L’enjeu économique de la régénération
Quel lien avec le rapport Impact Tank ?
Le rapport Impact Tank (Bernard & Sempels, avril 2025) propose un état de l’art et un inventaire des indicateurs existants pour mesurer l’impact des démarches à visée régénérative (Bilan Carbone, SBTi, ACV, PEF, OEF). Il cite Nous Sommes Vivants et le Regenerative Business Model Canvas comme acteur de référence. C’est un travail de cartographie de l’existant, pas un outil de diagnostic. Le Capacity Score intervient en complément : il évalue la capacité de l’organisation à utiliser ces outils de mesure au service d’une trajectoire régénérative plutôt qu’au seul service du reporting.
Quel lien avec l’économie du Donut de Kate Raworth ?
Le Donut définit un espace sûr entre plafond planétaire et plancher social. C’est une logique de limites : ne pas dépasser, rester dans l’espace. Kate Raworth utilise le mot « regenerate » dans son 6ème principe, mais son objectif reste « restore » et « thriving in balance » — pas « augmenter la capacité du vivant à se régénérer ».
Dans la grille du Capacity Score, le Donut se situe au niveau 3 (Restaurer) : opérer dans les limites, réparer les dépassements, sécuriser la continuité. Le niveau 4 (Régénérer) est d’une autre nature : il ne s’agit plus de rester dans un espace, mais de renforcer activement les capacités du vivant — une logique de contribution, pas de limites.
→ Analyse complète : Non, l’économie régénérative ne se réduit pas au Donut
Le Capacity Score est-il un outil de mesure d’impact ?
Non. C’est un outil de réflexion stratégique qui produit un profil de maturité, pas des indicateurs. Il évalue si une activité peut tenir sa trajectoire dans le temps — sans fragiliser ses propres conditions d’existence. Les outils de mesure d’impact documentent ce qu’une activité fait. Le Capacity Score évalue si elle a la capacité de continuer à progresser.
Pourquoi une dimension « Dynamiques humaines » ?
Parce que la bascule régénérative n’est pas qu’un changement de modèle économique — c’est un changement de posture. La plupart des cadres existants (HEC, Impact Tank, AFNOR) reconnaissent l’importance du facteur humain mais le traitent comme un attribut parmi d’autres. Le Capacity Score formalise ce que les autres laissent implicite : les croyances des équipes (« la nature est une ressource à gérer » vs « notre activité dépend de la vitalité du vivant »), leur état émotionnel (éco-anxiété, frustration, joie des victoires collectives), la sécurité psychologique nécessaire à la coopération en réseau. C’est l’apport le plus différenciant du Capacity Score dans le champ régénératif français.
Pourquoi une dimension « Innovation produit » à part entière ?
Parce que l’innovation est le levier concret par lequel une organisation transforme — ou ne transforme pas — son rapport au vivant. La plupart des cadres régénératifs (HEC, AFNOR, Lumiå) traitent l’innovation comme un résultat implicite de la maturité globale. Le Capacity Score en fait une dimension autonome avec son propre gradient : au niveau 1, l’innovation vise la conformité réglementaire ; au niveau 2, l’éco-conception réduit l’empreinte sans changer le modèle ; au niveau 3, l’économie circulaire et le biomimétisme réorganisent les flux ; au niveau 4, le design régénératif conçoit des produits et services qui augmentent les capacités du vivant. Les Lauriers de la Régénération documentent 25 exemples concrets de cette bascule par le produit.
Pourquoi « capacité » plutôt que « visée régénérative » ?
La « visée régénérative » décrit une intention. La « capacité » décrit un état réel — la solidité avec laquelle on peut effectivement avancer. Le livre blanc HEC arrive à la même conclusion : « no business ‘is’ inherently regenerative — rather, a business can ‘build regenerative capacity’ ». Une entreprise peut avoir une visée sincère tout en ayant une faible capacité à la porter dans la durée. Le Capacity Score évalue cette capacité réelle, pas l’intention déclarée. C’est ce qui en fait un outil de lucidité plutôt que de communication.
Pourquoi « contribution au vivant » plutôt qu’« impact positif net » ?
L’« impact positif net » reste dans une logique comptable : on additionne les impacts pour voir si le solde est favorable. La « contribution au vivant » désigne autre chose : la capacité d’une activité à renforcer les conditions qui permettent au vivant d’exprimer son potentiel. Ce n’est pas un solde, c’est une dynamique. Un sol sain n’est pas un sol dont le bilan d’impact est positif — c’est un sol vivant, capable de nourrir, de filtrer, de régénérer.
Que répondre aux financeurs qui demandent des preuves académiques ?
Le Capacity Score s’inscrit dans le courant du design régénératif (Reed/Regenesis, 2007 ; Destination Canada, 2022) et converge avec le cadre HEC Paris (Lehmann-Ortega & Dubreil, 2025, basé sur Hahn & Tampe, 2021, Strategic Organization) sur l’essentiel : même continuum à 4 niveaux, même concept de « capacité régénérative ». NSV est cité comme acteur de référence dans le livre blanc HEC et dans le rapport Impact Tank. Les deux cadres s’appuient sur des sources publiées et documentées. Ils sont complémentaires : HEC caractérise et inspire à partir de 39 cas, le Capacity Score diagnostique et oriente l’action à l’échelle d’une organisation.
📖 Lexique de la capacité
Vivant
Régénération
Capacité
Territoire
Facteur Humain
Innovation
Émotions
Imaginaires
Mesure
🎯 FAQ Validation Empirique
Comment validez-vous qu’une organisation est en régénération plutôt qu’en storytelling ?
On ne valide pas un statut, on repère une configuration cohérente d’options ‘niveau 4’ qui se tient sur plusieurs leviers, surtout dans les questions de conflit, renoncement, décision.
- • Une organisation régénérative se reconnaît quand les options se traduisent en décisions qui coûtent.
- • Test Nous Sommes Vivants : Si coche ‘Régénérer’ en leadership mais ‘données sans influence’ en Q6 → narration, pas bascule.
Quels indicateurs objectifs distinguent bascule réelle et narration ?
Les indicateurs sont les options elles-mêmes : ce qui est piloté, ce qui sert à décider, ce qu’on renonce à protéger, l’effet territorial net.
Les 4 niveaux possibles :
- • Niveau 1 : « Fragilisé » (on crée emploi mais fragilise écosystèmes)
- • Niveau 2 : « Meilleur sans nous » (contribution globalement négative)
- • Niveau 3 : « Inchangé » (impacts limités, pas d’effets positifs)
- • Niveau 4 : « Dégradé si on cesse » (perte nette biodiversité, liens, attractivité)
👉 Récit = « Inchangé » ou « Meilleur sans nous » · Bascule = « Dégradé si on cesse »
~40 questions en 30 min : comment garantir la profondeur ?
La profondeur vient des questions de tension (postures coûteuses), pas du volume.
- • Les 4-6 questions pivot (renoncement Q7, conflit Q6, effet territorial, financement, voix du vivant) révèlent vite si le modèle est réellement engagé.
- • Le questionnaire Flash (20 questions) suffit pour un premier diagnostic.
Fiabilité inter-évaluateurs : obtient-on le même profil ?
Même niveau dominant si appui sur options discriminantes. Discussion utile sur zones hybrides.
Contribution au vivant : contribuer à quoi exactement ?
Contribuer au vivant = renforcer les capacités de :
- Santé biologique : sols, eau, biodiversité, habitats naturels
- Santé humaine : physique, mentale, épanouissement
- Autonomie : humaine et territoriale, souveraineté
- Coopération : qualité relationnelle, liens sociaux
- Vitalité territoriale : dignité, attractivité, résilience
→ « One Health » : humains, animaux, plantes, sols interdépendants
⚠️ FAQ Limites
Entreprise régénérative ici et extractive ailleurs ?
Oui — questionnaire conçu pour le rendre visible. On ne moyenne pas, on cartographie des capacités situées.
Activités non-régénérables (mine, ciment) ?
Le questionnaire n’impose jamais d’atteindre RÉGÉNÉRER. Certaines activités peuvent viser robustesse, restauration exigeante.
Startup régénérative fragile vs industriel pérenne en Réduire ?
Questionnaire articule capacité contributive ET capacité à tenir.
🔄 FAQ Trajectoires
La trajectoire LIMITER→RÉDUIRE→RESTAURER→RÉGÉNÉRER est-elle unique ?
Non. Les niveaux sont activables par levier. La trajectoire n’est pas un escalier, c’est une configuration mouvante.
Peut-on sauter des étapes ? Naître régénératif ?
Oui, si options niveau 4 cohérentes dès l’origine.
Peut-on régresser ?
Oui — et c’est visible immédiatement. Capacity Score capture un état de capacité à décider, pas un statut acquis.
Que veut dire ‘souvent déployées en synergies’ ?
Synergies quand plusieurs leviers activent le même niveau.
Durées moyennes de passage d’un niveau à l’autre ?
Le questionnaire ne normalise pas le temps. Le temps dépend du levier le plus lent (souvent gouvernance, financement).
➕ Plus de FAQ
💼 Applicabilité (3 questions)
TPE vs CAC40 : Oui, mêmes 6 leviers, mais formes différentes.
Secteurs bloqués : Le questionnaire rend visible jusqu’où aller de manière réaliste.
Pure players digitaux : Le questionnaire les force à localiser leur dépendance au vivant.
🏛️ Gouvernance (2 questions)
Entreprise cotée : Ce n’est pas le statut qui compte, mais les options cochées.
CSRD vs Capacity Score : CSRD = visibilité, obligations. Capacity Score = boussole transformation.
🌱 Bascule (3 questions)
Qu’est-ce qui bascule : Ce n’est pas un élément isolé, c’est une configuration.
Binaire ou graduelle : Graduelle avec seuil qualitatif.
Intention vs effets : RÉGÉNÉRER = cohérence intention + décisions + effets.
🎓 Consultants (2 questions)
Angles morts : Le diagnostic sert à positionner honnêtement son accompagnement.
Consultant Réduire : Oui, s’il sait nommer limite de son rôle et passer le relais.
🧪 Garde-fous (3 questions)
Exclusion sociale : Options Dynamiques humaines + Gouvernance rendent cette contradiction visible.
Effet rebond : Se lit dans Innovation Q5, Chaîne valeur Q6.
Hors Nord : Options compatibles avec communs, coopératives, non-marchand.
Une question qui n’est pas ici ?
Écrire à Jeremy →Source : Nous Sommes Vivants — Capacity Score 2026



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