La régénération est devenue la tendance n°1 du plus grand salon mondial des produits naturels. RDV à Paris sur les lauriers de la régénération les 11 et 12 juin 2026

Expo West 2026 — 9 tendances régénératives

Expo West 2026 × Régénération

La régénération est devenue la tendance n°1 du plus grand salon mondial des produits naturels. RDV à Paris sur les Lauriers de la Régénération les 11 et 12 juin 2026

3 300 exposants. 60 000 acheteurs professionnels. Neuf tendances identifiées. Et un signal clair : les certifications Regenerative Organic sont en tête. Ce qui était un mouvement de niche il y a cinq ans est en train de restructurer l’industrie des produits de grande consommation.

Du 3 au 6 mars 2026, le Natural Products Expo West fête ses 45 ans à Anaheim, Californie. Parmi les neuf tendances identifiées par les organisateurs, les certifications régénératives arrivent en tête — devant les protéines, les fibres, le plant-based et le mood-as-health. Aux États-Unis, toute la chaîne s’y met : les agriculteurs se certifient, les marques convertissent leurs filières, les distributeurs — Whole Foods en tête — structurent leurs rayons autour de cinq certifications régénératives. Ce n’est plus un mouvement de niche : c’est une bascule industrielle. Et elle arrive en France à un moment critique — recul du bio en valeur, perte de compétitivité, quête de souveraineté alimentaire. Ce qu’on observe là-bas confirme ce qu’on construit ici : la régénération n’est pas une promesse, c’est un modèle économique qui fonctionne quand il produit un triple impact — économique, humain, environnemental — au niveau du produit.

Natural Products Expo West n’est pas un salon comme les autres. C’est le plus grand événement mondial dédié aux produits naturels et biologiques — celui où 7-Eleven, Amazon, Costco, Instacart, Kroger, Sprouts Farmers Market, Thrive Market et Whole Foods Market viennent repérer les innovations qui structureront leurs rayons dans les deux ans à venir. Quand une tendance est identifiée comme prioritaire par les organisateurs d’Expo West, elle ne reste pas dans un rapport : elle entre dans les chaînes d’approvisionnement.

En 2026, cette tendance n°1 est l’innovation régénérative — et elle irrigue les neuf tendances identifiées par les organisateurs, des certifications sols aux fibres fonctionnelles en passant par le farmer-centric branding et le cross-category beauty. Parmi les 3 300 exposants — Banza, Chobani, Chomps, Dole, Liquid I.V., MALK Organics, Organic Valley, Simple Mills, Stonyfield Organic et des centaines d’autres — les marques réinventent les produits du quotidien avec des pratiques qui vont au-delà du bio pour intégrer la santé des sols, la biodiversité et l’équité sociale. Les plus engagés se certifient Regenerative Organic (ROC™) — la certification la plus exigeante du marché, qui exige le bio comme prérequis. Tradin Organic, l’un des principaux fournisseurs d’ingrédients bio, résume le mouvement : « L’agriculture biologique protège déjà la santé des sols et la biodiversité. Nous voyons les pratiques régénératives comme l’étape naturelle suivante, qui approfondit et amplifie cet impact positif. »

Mais ce signal américain résonne d’autant plus fort qu’il arrive en France à un moment charnière. Le bio conventionnel stagne, les entreprises perdent en compétitivité face aux exigences croissantes des consommateurs et des réglementations, et la souveraineté alimentaire et industrielle redevient un enjeu stratégique. Or les Lauriers de la Régénération — créés par Nous Sommes Vivants — ont déjà identifié 55 entreprises françaises qui prouvent, produit par produit, que la régénération fonctionne quand elle produit un triple impact : économique, humain, environnemental. Cet article montre pourquoi la bascule américaine confirme la voie française, pourquoi les Lauriers 2026 (11 et 12 juin, Paris) sont le rendez-vous national de cette convergence, et comment le Capacity Score permet à chaque organisation de mesurer où elle en est — en partant de l’innovation.

1. Des champs aux rayons : la bascule régénérative américaine

1.1 — Un marché en accélération

Ce n’est plus une promesse : c’est un marché. Selon l’Organic Trade Association (Inside Organic Summit, octobre 2025), le marché bio américain a atteint 7,6 milliards de dollars en 2024, avec une croissance de 5,2 % — son taux le plus élevé depuis la pandémie, deux fois supérieur à la croissance du conventionnel. Et le potentiel est loin d’être épuisé : selon SPINS, les consommateurs « cœur de cible naturel » représentent 73 % des ventes bio mais seulement 45 % de la dépense totale — ce qui signifie que 55 % du marché est un espace blanc encore à conquérir.

Les données NielsenIQ convergent. Dès 2022, leur rapport Leading Edge mesurait que 54 % des consommateurs mondiaux étaient prêts à essayer des produits issus de l’agriculture régénérative, et que les produits alimentaires portant un attribut de durabilité enregistraient +17 % de croissance en valeur aux États-Unis. Fin 2024, leur rapport Future of Fresh Food confirme l’accélération : 92 % des consommateurs déclarent que la durabilité est importante dans leur choix de marque ; les fruits frais progressent de +4 % par an, les légumes de +1,2 % ; et les allégations émergentes autour de l’agriculture régénérative, de l’empreinte carbone et de l’approvisionnement responsable connaissent une croissance rapide. En parallèle, 58 % des consommateurs américains considèrent que le changement climatique et la pollution menacent directement leur bien-être (NIQ, Inside Organic Summit, oct. 2025) — un lien entre santé planétaire et santé personnelle qui restructure la demande en profondeur.

1.2 — Ce que veulent les consommateurs — et ce que les marques ne leur disent pas encore

L’Inside Organic Summit (octobre 2025) a révélé un paradoxe stratégique : les consommateurs sont prêts à payer pour des attributs que les marques ne mettent pas assez en avant. L’OTA Consumer Research documente l’écart :

Bénéfices nutritionnels

67 % des consommateurs y accordent de l’importance — seulement 23 % du marketing en parle

Sans antibiotiques ni hormones

64 % d’importance consommateur — seulement 35 % du marketing

Bien-être animal

60 % d’importance consommateur — seulement 25 % du marketing

Sans colorants/arômes artificiels

58 % d’importance consommateur — seulement 34 % du marketing

Rémunération juste des producteurs

55 % des consommateurs veulent savoir que les producteurs sont justement rémunérés — la dimension fair trade est un angle mort du marketing bio

Source : OTA Consumer Research, Inside Organic Summit, octobre 2025

Ce n’est pas une affaire de génération. Les données OTA et NielsenIQ montrent que toutes les tranches d’âge intègrent désormais la durabilité dans leurs achats alimentaires : les Boomers privilégient la qualité nutritionnelle et le « sans » (antibiotiques, hormones, additifs), les Gen X optimisent le rapport qualité-prix-valeurs, les Millennials indexent le plus haut sur les achats « better for » et le bio, et la Gen Z — qui monte en puissance d’achat — ajoute la responsabilité sociale et le fair trade à ses critères (bien-être animal, rémunération juste, clean label). Le mouvement est transversal, pas générationnel. Les achats bio en ligne ne représentent que 6 % du total mais génèrent 22 % de la croissance (SPINS, oct. 2025) — signe que la commodité amplifie la tendance sur tous les segments.

Deux accélérateurs convergent. Côté offre : les « stacked benefits » — des produits qui empilent protéine + fibre + micronutriments + bio — deviennent la norme. Les boissons fonctionnelles (prébiotiques, faible sucre, hydratation sportive propre) et les catégories historiquement « sales » comme le soda se transforment en espaces blancs pour l’offre bio et régénérative. Le lait végétal bio affiche +30 % tandis que le conventionnel recule de 5 % (SPINS). Côté demande : le phénomène GLP-1 accélère la bascule — environ 6 % des adultes américains utilisent ces médicaments, et 36 % des utilisateurs recherchent spécifiquement l’effet coupe-faim (NielsenIQ, Future of Fresh Food, déc. 2024). Résultat : ils mangent moins, choisissent mieux, et se tournent vers des aliments plus denses nutritionnellement — exactement ce que l’offre bio et régénérative propose.

1.3 — ROC™ : la certification qui structure la bascule

Au sein de ce marché, la certification Regenerative Organic Certified™ (ROC), portée par la Regenerative Organic Alliance, connaît une trajectoire fulgurante : 19,4 millions d’acres concernés, 568 types de cultures, 2 500 produits certifiés en rayon (Inside Organic Summit, oct. 2025). Ce qui distingue ROC des autres labels : elle intègre trois piliers indissociables — santé des sols, bien-être animal, et équité sociale — et exige le statut USDA Organic comme prérequis. Le pilier social est décisif : l’audit ROC inclut des entretiens individuels avec les travailleurs agricoles, vérifie les conditions de rémunération, de logement, de sécurité et de liberté d’association. C’est l’équivalent d’un fair trade intégré — pas un label séparé à empiler, mais une exigence structurelle de la certification elle-même. Les retailers structurent leurs rayons autour de cette certification : Whole Foods Market a lancé sa propre marque distributeur d’œufs certifiés ROC, Sprouts Farmers Market et PCC Community Market y consacrent des mises en avant dédiées.

La bascule régénérative en chiffres

92 %

des consommateurs jugent la durabilité importante pour choisir une marque
NielsenIQ, déc. 2024

7,6 Mds$

marché bio US 2024, +5,2 %
OTA, oct. 2025 — 2× le conventionnel

55 %

du marché = espace blanc à conquérir
SPINS, oct. 2025

19,4 M

d’acres certifiés ROC™
ROA, oct. 2025 — 2 500 produits

+30 %

croissance lait végétal bio
SPINS, oct. 2025 — vs -5 % conventionnel

22,5 M$

levée Lotus Foods — riz régénératif
New Hope Network, janv. 2025

1.4 — Comment marques et retailers traduisent la demande en rayons

L’enquête de New Hope Network Regenerative Agriculture: Cultivating Hype into Hope (janv. 2025) documente comment cette demande se traduit en rayons. Whole Foods Market a « fait de la place » pour les premiers baby food certifiés ROC (Babylife Organics), avec des end caps dédiés et des programmes de formation du personnel en magasin. Sprouts Farmers Market déploie des QR codes pour expliquer les bénéfices régénératifs. Natural Grocers forme ses équipes et a produit un film, Meet Your Farmer, pour rendre visible le lien entre le rayon et l’exploitation agricole.

Côté marques, Babylife Organics vient de lancer chez Whole Foods le premier baby food certifié ROC aux États-Unis — sans métaux lourds, sans pesticides, issu de fermes partenaires en Turquie. Diestel Family Ranch a fait valider par l’Utah State University que ses dindes certifiées régénératives présentaient une densité nutritionnelle supérieure à la viande conventionnelle — preuve que la régénération produit des bénéfices mesurables pour le consommateur, pas seulement pour les sols.

Ce qui se joue à Anaheim n’est pas un phénomène américain. Les trois signaux d’Expo West — certification, filière, récit — trouvent déjà leurs équivalents français. La dynamique est enclenchée : ROC s’étend en Europe, le Planet Score généralise l’affichage environnemental, et les distributeurs bio structurent l’offre.

1.5 — Les neuf tendances au programme d’Expo West 2026

C’est dans ce contexte que les organisateurs d’Expo West 2026 ont identifié la régénération comme tendance n°1 et inscrit au programme de cette édition neuf tendances structurantes. Vues depuis la France et depuis le cadre que nous développons chez Nous Sommes Vivants, elles racontent toutes la même histoire : le marché mondial ne cherche plus des promesses environnementales — il cherche des modèles économiques qui produisent des impacts contributifs mesurables sur les écosystèmes naturels et sur les humains, tout en tenant dans un compte de résultat.

D’où vient l’info : « tendance n°1 »

Le classement est issu du communiqué officiel des organisateurs — New Hope Network / Informa, 19 février 2026 (repris par Yahoo Finance, Abasto, Food Ingredients First). Les certifications régénératives figurent en première position de la liste officielle des neuf tendances. Food Ingredients First confirme que les certifications régénératives, l’innovation protéines et fibres, et le farmer-centric branding sont les trois forces structurantes d’Expo West 2026.

① Regenerative Organic Certifications

Les produits du quotidien passent au régénératif certifié. La demande vient autant des retailers que des consommateurs.

② Farmer-Centric Branding

Le storytelling se déplace du produit vers la filière et les agriculteurs.

③ Whole Animal Utilization

Valorisation complète des ressources. La durabilité passe par le zéro déchet de filière.

④ Protein Everywhere

L’innovation fonctionnelle domine — mais d’où viennent les ingrédients ?

⑤ Mood as Foundation Health

Le bien-être mental connecté au sommeil, à l’intestin, à l’hydratation. Les boissons fonctionnelles montent.

⑥ Plant-Based Innovation

Goût, texture et qualité améliorés. Le végétal revient avec un vrai avantage compétitif.

⑦ Nostalgia & Simple Ingredients

Ingrédients simples, reconnaissables. Le clean label devient la norme.

⑧ Fiber-Forward Products

Les fibres font leur comeback. La santé intestinale devient un driver d’achat massif.

⑨ Cross-Category Beauty

Suppléments et cosmétiques fusionnent. La beauté déborde vers le wellness global.

1.6 — Climate Day : le climat, mais pas que

Lues ensemble, ces neuf tendances dessinent deux mouvements convergents. Le premier est amont : les certifications régénératives, le farmer-centric branding, la nutrition fonctionnelle restructurent les filières depuis le champ. Le second est aval : le clean label, les ingrédients simples, la joie au travail restructurent la proposition de valeur jusqu’au consommateur. C’est Climate Day — la journée inaugurale du salon, 9e édition — qui en donne la clé de lecture.

Climate Day — 3 mars 2026

8h00  Keynote pollinisateurs — l’écologie comme fondement des systèmes alimentaires

8h30  « Constellation of Regeneration » — Field Theory Foods, Simple Mills, Seven Sundays : profondeur des relations plutôt qu’échelle

10h40  Leading with Conviction — valeurs climatiques comme moteur de croissance

11h25  From Risk to Resilience — chaînes d’approvisionnement et climat en mutation

16h10  Débloquer le capital pour l’agriculture régénérative et le financement des petits producteurs

Lisez ce programme. Il s’appelle Climate Day — mais il ne parle pas que de climat. Il parle de pollinisateurs (le vivant comme infrastructure), de constellations (la qualité des relations entre acteurs), de conviction (le leadership par les valeurs), de résilience (la transformation des chaînes d’approvisionnement) et de capital (le financement des petits producteurs). Cinq sessions, cinq dimensions d’un même retournement : la régénération n’est pas une politique climat — c’est un modèle économique qui réorganise les relations entre une entreprise, ses filières et les écosystèmes qu’elle habite.

Pollinisateurs

Le vivant comme infrastructure

Constellation

Qualité des relations > échelle

Conviction

Valeurs comme moteur de croissance

Résilience

Filières face au changement

Capital

Financement des petits producteurs

Le terme « constellation of regeneration » est révélateur. Il ne s’agit plus de marques isolées, mais d’un écosystème d’acteurs interconnectés qui approfondissent leurs pratiques par la qualité des relations — ce que nous appelons l’intelligence écosystémique. C’est exactement le cadre que décrit notre livre blanc : la régénération ne se mesure pas en tonnes de CO₂ évitées — elle se mesure en capacité des écosystèmes habités à se renouveler. Le climat en fait partie. Mais la biodiversité, l’équité sociale, la santé des sols, la joie au travail et la vitalité des territoires aussi.

1.7 — Les leaders : Dr. Bronner’s et Patagonia, la preuve par le modèle

Deux marques présentes à Expo West incarnent cette triple profitabilité mieux que toute théorie. Dr. Bronner’s — que nous avons distinguée aux Lauriers de la Régénération 2025 — est le seul exposant à cocher 7 des 9 tendances du salon : premier chocolat certifié ROC, 954 familles de producteurs, écart salarial 5:1, 40 % du résultat reversé à des causes sociales et environnementales, zéro budget publicité et pourtant $240M de chiffre d’affaires. La régénération n’est pas son argument marketing — c’est son modèle d’affaires.

Patagonia, co-fondatrice de la Regenerative Organic Alliance, démontre que la régénération est aussi un moteur de croissance : sa division alimentaire Patagonia Provisions (pâtes Kernza®, premier saumon certifié ROC) et son programme Cotton for Change (150 → 2 200 fermiers en Inde en 6 ans) montrent la trajectoire. Mais Patagonia révèle aussi le paradoxe du pionnier : +6 % de chiffre d’affaires, +2 % d’émissions CO₂. Le problème : 85 % de ses produits outdoor restent en synthétique pétrosourcé. Le ROC est cantonné au coton et à l’alimentaire. Ce double visage est la leçon la plus précieuse : la régénération ne se décrète pas — elle se construit produit par produit, filière par filière.

🧼 Dr. Bronner’s — 7 tendances Expo West sur 9

Lauréat 2025 des Lauriers de la Régénération

① Regenerative Organic ✓

1er chocolat certifié ROC — cacao, coco, sucre. 5 500 acres convertis. Toute la chaîne traversée.

② Farmer-Centric ✓

954 familles, sols plus fertiles, rendements en hausse. Relations stables, pas extraction.

③ Whole Utilization ✓

Huile de coco, résidus de savon, sous-produits du cacao — rien ne se perd.

⑤ Mood & Joy ✓

« Cosmic Engagement Officer ». Écart 5:1. Zéro pub. 40 % reversés. La joie est la stratégie.

⑥ Plant-Based ✓

100 % végétal. Huiles régénératives. Le plant-based n’est pas un positionnement — c’est la matière première.

⑦ Simple Ingredients ✓

Formules lisibles. Transparence depuis 1948 — pas un argument marketing, le standard.

La triple profitabilité régénérative — économique, humaine, naturelle — n’est pas un objectif lointain pour Dr. Bronner’s. C’est le système d’exploitation de l’entreprise depuis trois générations.

🏔️ Patagonia — la croissance régénérative et son paradoxe

✅ Ce que Patagonia démontre : la croissance régénérative en acte

🥫 Patagonia Provisions

Division alimentaire ROC : pâtes Kernza® (blé pérenne, racinaire profond), 1er saumon certifié ROC. La marque outdoor entre dans l’assiette.

🧵 Cotton for Change

Pilote ROC coton en Inde : 150 → 2 200 fermiers en 6 ans. 1re chaîne textile complète certifiée régénérative.

⚠️ Le paradoxe qui reste : le produit outdoor n’a pas encore basculé

Le défi

Le ROC reste cantonné au coton et à l’alimentaire. 85 % des produits outdoor restent en synthétique pétrosourcé.

Le paradoxe

+6 % de chiffre d’affaires, +2 % d’émissions CO₂. Le problème n’est pas le manque d’ambition — c’est la dépendance aux matières pétrosourcées.

Ce double visage est la leçon la plus précieuse pour les entreprises françaises. Même les pionniers n’ont pas tout résolu. La régénération n’est pas un état — c’est une trajectoire.

1.8 — Du champ à l’assiette : les meilleures pratiques rapportent

Ce que montre la bascule américaine, c’est que la régénération n’est pas un coût — c’est un avantage compétitif. Les marques qui performent le mieux ne sont pas celles qui communiquent le plus sur la durabilité — ce sont celles qui ont intégré la régénération dans leur modèle d’affaires : cahier des charges exigeant, certification tierce, traçabilité complète, affichage produit lisible.

Les trois piliers des leaders régénératifs

📋 Cahier des charges

ROC exige USDA Organic comme prérequis, puis ajoute santé des sols, bien-être animal, équité sociale. Le référentiel est plus exigeant que le bio — il est cumulatif.

🔍 Traçabilité et certification

Audit tiers, entretiens individuels avec les producteurs (ROA), QR codes en rayon (Sprouts), validation nutritionnelle par université (Diestel/Utah State). La preuve est vérifiable.

🏷️ Affichage produit

Le logo ROC en rayon, les end caps Whole Foods, le storytelling farmer-centric — le consommateur voit la différence avant d’acheter. L’écart OTA (67 % d’attente vs 23 % de marketing) est l’opportunité.

Le résultat ? NielsenIQ mesure +17 % de croissance pour les produits portant un attribut de durabilité, +30 % pour le lait végétal bio, et 92 % des consommateurs qui jugent la durabilité importante dans leur choix de marque. Dr. Bronner’s fait $240M sans publicité. Les meilleures pratiques rapportent — à condition de les structurer par un cahier des charges exigeant, de les certifier par des tiers, et de les rendre visibles par un affichage produit clair.

Ce cas américain est inspirant — mais il n’est pas isolé. En France, 55 entreprises incarnent déjà cette triple profitabilité — dans l’alimentaire, la cosmétique, l’énergie, le textile et les territoires. Nous les présentons dans la section 3.

2. Ce que ça dit aux entreprises françaises — les dynamiques vers l’innovation produit

Expo West est un indicateur avancé. Ce qui se passe à Anaheim arrive en Europe 18 à 24 mois plus tard — parfois moins. Mais la France n’attend pas : le marché bio repart, les consommateurs exigent des alternatives, et pourtant les entreprises restent bloquées. La section 1 montre ce qui fonctionne aux États-Unis. La section 2 montre les dynamiques françaises — ce qui pousse vers l’innovation produit, et ce qui reste à franchir.

2.1 — Le marché français : la demande est là, l’offre manque

Après deux années de crise, le bio français repart. Les dépenses des ménages ont atteint 12,2 milliards d’euros en 2024 (+0,8 %), et le premier semestre 2025 marque une accélération nette : +4,1 % tous circuits confondus — la première croissance d’ensemble depuis 2021 (Agence Bio, juin et sept. 2025). La France reste le 2e marché bio européen derrière l’Allemagne (17 Mds €), avec 6 % des achats alimentaires des ménages consacrés au bio — contre 12,3 % en Suisse, 11,6 % au Danemark, et 6 % aux États-Unis.

Mais la reprise masque un paradoxe structurel. La demande revient — l’offre recule.

12,2

Mds € de dépenses bio 2024
Agence Bio, juin 2025

+4,1 %

croissance S1 2025 tous circuits
1re hausse d’ensemble depuis 2021

+8,8 %

vente directe S1 2025
Agence Bio — circuits de proximité

−56 000

hectares bio perdus en 2024
Espagne dépasse la France en SAU bio

Les détails révèlent où se joue la bataille. En grande distribution, le bio a reculé de −5,1 % en 2024 avant d’amorcer un timide redressement à +1,4 % au S1 2025. Le vrai moteur, ce sont les magasins spécialisés (+6,2 %), la vente directe (+8,8 %) et les artisans-commerçants (+7 %). Le circuit qui croît est celui où le consommateur voit le producteur, connaît l’origine, touche la traçabilité (Agence Bio, Bio Linéaires, Circana, sept. 2025).

C’est exactement la dynamique Expo West : là où le farmer-centric branding, le storytelling filière et l’affichage produit sont concrets, les ventes suivent. Là où le bio reste un logo sur un linéaire sans récit ni différenciation, il stagne.

Côté production, la situation est préoccupante : 56 000 hectares de surfaces bio perdus en 2024 (−2 %), après 54 000 en 2023. L’Espagne dépasse désormais la France en surfaces certifiées. Le nombre de fermes bio (61 853) ne progresse plus que de 1 %. Les conversions s’effondrent, hypothéquant la capacité de réponse à la demande qui revient. Le baromètre Agence Bio de février 2026 confirme cependant la reprise côté consommation : 59 % des Français consomment bio au moins une fois par mois (+5 points vs 2024), et 35 % chaque semaine (Agence Bio / ObSoCo, fév. 2026). La croissance 2025 est estimée à +3 à 4 % sur l’année, tous circuits confondus.

Le parallèle avec les États-Unis est frappant : là-bas aussi, la demande précède l’offre — le marché bio américain atteint 69,7 Mds $ (OTA, +4,2 %) et SPINS identifie 55 % du marché comme espace blanc. En France, le même espace existe : 67 % des Français se disent prêts à payer plus cher pour des produits à impact positif sur l’agriculture, et 80 % estiment que le bio contribue à préserver les sols et l’eau (Agence Bio, fév. 2025). Le marché tire — mais qui répond ?

Ce que les Français attendent — les signaux les plus forts d’Europe

Aux États-Unis, l’écart OTA est de 67 % (consommateurs qui veulent des produits régénératifs) contre 23 % (marques qui le communiquent). En France, les données Kantar révèlent un écart encore plus marqué.

95 % veulent changer — 13 % y parviennent. La faute à qui ?

95 %

des Français souhaitent adopter une consommation plus responsable

13 %

y parviennent — faute d’alternatives accessibles et d’offre visible

Ce n’est pas un déficit de volonté consommateur — c’est un déficit d’offre entreprise. Les Français sont ceux qui ont les plus fortes attentes environnementales envers les marques en Europe. Et seuls 26 % pensent que les marques agissent significativement.
Kantar, 2023

Mise à jour SSI 2025 (22 000 consommateurs, 42 secteurs) : 85 % veulent mieux consommer, 26 % passent à l’action. 73 % prêts à essayer des marques à impact positif. 54 % ont déjà arrêté d’acheter un produit à impact négatif.

La lecture Kantar est sans équivoque : les entreprises définissent le mode de consommation et les prix — elles sont au cœur du problème, et de la solution. L’étude mondiale Who Cares? Who Does? (112 000 acheteurs, 35 pays, 2023) le confirme à l’échelle globale : le segment des éco-actifs — ceux qui agissent vraiment — est remonté à 22 % des ménages mondiaux après une chute en 2022, représentant 500 milliards de dollars de dépenses en PGC, projection 1 000 milliards d’ici 2027. Mais 60,9 % des consommateurs citent le coût comme obstacle principal — et pour cause : les produits commercialisés comme durables affichent un prix 70 % supérieur au prix moyen de leur catégorie (Kantar WCWD, sept. 2023). Le problème n’est pas la demande — c’est le modèle économique de l’offre.

En France, les données Kantar (Consumer Green Day, 10 480 foyers, nov. 2024) précisent le mécanisme. Les éco-engagés français oscillent autour de 22-24 % des foyers depuis 2022 (19 % en 2021, pic à 24 % en 2023, 21 % début 2024), avec une projection à 30 % d’ici 2028. Mais le recul de 2024 n’est pas un problème de pouvoir d’achat — c’est un problème de confiance : 69 % des Français pensent que les engagements environnementaux des entreprises ne sont que du marketing, et seules 10,8 % des marques ont une image responsable. Les trois freins majeurs sont le prix (58 %), la praticité (30 %) et la défiance (27 %) — et 52 % privilégient les marques engagées (environnement, social, éthique). Le changement climatique est devenu concret : 64 % des Français en ressentent déjà les effets (Kantar Consumer Green Day, nov. 2024 ; Global Issues Barometer, juil. 2023). La demande est là — c’est l’offre qui manque.

Ce que les Français attendent, concrètement :

💰 Des alternatives accessibles

34 % des Français estiment que des « alternatives écologiques accessibles à tous » sont le levier n°1 du changement durable. La 1re motivation d’achat bio : préserver sa santé (69 %). Kantar mesure un surprix de 70 % pour les produits « durables » vs le prix moyen de catégorie. Le problème n’est pas la conviction — c’est le business model (Kantar WCWD 2023 ; Agence Bio, fév. 2025).

🔍 De la lisibilité en rayon

L’étude IPSOS / Nous Sommes Vivants identifie le levier n°1 du changement durable : 43 % citent une meilleure connaissance de l’environnement et du climat. Mais le baromètre ObSoCo / Agence Bio (21e éd.) montre l’inverse : seuls 41 % se sentent informés sur l’impact santé du bio (−4 pts), 53 % ne connaissent pas la réglementation. « Trop de repères tue les repères. » Aux États-Unis, le QR code ROC en rayon résout ce problème. En France, aucun affichage régénératif n’existe (IPSOS/NSV 2021 ; ObSoCo/Agence Bio 2024).

📢 Un nouveau récit

Les Français demandent aux entreprises d’arrêter les communications qui prônent la surconsommation (×1,4 la moyenne). Ils sont prêts à consommer moins (19 %, ×1,9) et à privilégier la qualité (14 %, ×1,4). Le désir est là — pas l’offre (IPSOS / NSV).

Les Français disent précisément ce qu’ils attendent : des produits anti-gaspi sources d’économies (juste dose, rechargeable, vrac — ×1,7 la moyenne des solutions), des alternatives au neuf (occasion, reconditionné, réparation — ×1,3) et 80 % d’entre eux estiment que le bio contribue à préserver les sols et l’eau (Agence Bio, fév. 2025). 67 % se disent prêts à payer plus cher pour des produits à impact positif sur l’agriculture française.

Le message est limpide : le défi n’est pas côté consommateur — il est côté entreprise. Les Français ne demandent pas plus de RSE. Ils demandent des offres concrètes, accessibles, vérifiables. Exactement ce que les marques ROC délivrent aux États-Unis avec un cahier des charges, une certification tierce et un affichage produit lisible. Le marché français est prêt. Ce sont les modèles d’affaires qui ne le sont pas.

2.2 — Les grands groupes et la régénération : de l’investissement au produit

Les grands groupes français et européens investissent massivement dans l’agriculture régénérative. Danone, LVMH, Nestlé, L’Oréal, Kering — plus de 2 milliards d’euros flèchent vers la transition des sols, la certification des filières, la traçabilité. Mais quand on cherche un produit étiqueté « régénératif » en rayon : zéro. Trois analyses Capacity Score récentes éclairent cette déconnexion — et montrent où se situe le point de bascule.

2 milliards d’euros en mouvement — mais où sont les produits ?

La dynamique d’investissement est réelle. Les dirigeants posent le vocabulaire, les filières se structurent, les certifications progressent. Mais le dernier kilomètre — le produit visible en rayon — reste le maillon manquant.

Groupe Investissement régénératif Produit visible en rayon
Danone > 40 M€, 2 300 éleveurs, contrats 5 ans 0 produit étiqueté régénératif
LVMH ~30-40 M€/an, LIFE 360, objectif 5 M ha 2030 Château Galoupet ROC™ (rosé Provence)
Nestlé 1,1 Md € plan 5 ans, 20 % approvisionnement 0 produit étiqueté régénératif
L’Oréal 50 M€ fonds biodiversité & capture carbone 0 produit étiqueté régénératif
Kering Fonds Régénératif pour la Nature, 1 M ha 0 produit étiqueté régénératif
Unilever / AXA / Tikehau Fonds 1 Md €, tech MRV & transition sols 0 produit étiqueté régénératif
Axéréal / Intact 50 M€, légumineuses bas-carbone (Loiret) Filière en cours

Sources : DPEF 2025, URD Danone 2025, Nestlé CSV Report, L’Oréal for the Future, Kering Sustainability Report, Tikehau Capital, Axéréal. Analyse Capacity Score : Nous Sommes Vivants.

Plus de 2 milliards d’euros investis dans la régénération par les grands groupes français et européens. Zéro produit étiqueté « régénératif » visible en rayon. Le problème n’est pas le budget — c’est le retournement de finalité : passer de l’investissement amont à l’offre produit. C’est exactement ce que les marques ROC™ américaines ont résolu — et ce que les 55 lauréats français démontrent déjà, filière par filière.

Deux trajectoires françaises au filtre du Capacity Score

Danone — Filière Lait

CS 55 % · N3

2 300 éleveurs, collecte <60 km, Cap’2ER généralisé, 40 M€ investis, contrats 5 ans — le cahier des charges le plus exigeant d’Europe. B Corp mondiale (nov. 2025), Société à Mission, CDP AAA quatre ans consécutifs.

Le levier porteur : innovation lait = 42 % (seul N2). Tout est en place — il reste à relier ce que l’éleveur fait à ce que le produit affiche. Les 2 Vaches est en rayon, mais 0 affichage régénératif. La prochaine étape : transformer Cap’2ER en argument produit visible.

Lire l’analyse Capacity Score Danone →

LVMH — Filière Laine

CS N2 · signaux N3

76 % des laines certifiées (RWS, ZQ, SFA), Loro Piana intégré verticalement (11 Md€), fonds carbone interne 25 M€/an. LIFE 360 structure la stratégie, 10 % de la rémunération variable du PDG indexée ESG.

Les signaux N3 : Celine lance la 1re collection laine régénératrice (NATIVA Regen, carbone et biodiversité mesurés). Château Galoupet obtient ROC™. Valade (janv. 2026) : « La RSE doit créer de la valeur business. » Mais la certification ne dit rien de l’état des pâturages ni de la vitalité des territoires. 0 produit étiqueté régénératif en boutique.

Lire l’analyse Capacity Score LVMH Laine →

Deux trajectoires, un même constat : les filières et les budgets sont là. Danone a 2 300 éleveurs et 40 M€ investis mais 0 affichage produit. LVMH certifie 76 % de ses laines mais 0 produit étiqueté régénératif en boutique. Le dernier kilomètre — du cahier des charges au produit visible — reste à franchir.

Les filières se structurent, les certifications progressent, les distributeurs prennent le relais. Mais la question fondamentale reste ouverte pour la plupart des dirigeants : qu’est-ce que la régénération change concrètement pour mon entreprise ? Quel modèle, quels indicateurs, quelle trajectoire — de l’agriculture au produit en rayon ?

📖 Ce que la régénération du vivant change pour les décisions d’entreprise

Notre livre blanc répond à cette question. Il formalise ce que « régénérer » veut dire pour une organisation : produire des impacts contributifs — pas seulement « positifs » — sur trois dimensions simultanément : les écosystèmes vivants (sols, biodiversité, eau, climat), les dynamiques sociales (producteurs, territoires, communautés) et la performance économique (modèle viable, création de valeur partagée). C’est le principe de triple impact — et c’est ce qui distingue la régénération de la RSE classique.

Le livre blanc documente la progression en quatre niveaux — Limiter, Réduire, Restaurer, Régénérer — à travers 25 tableaux, trois corpus scientifiques convergents (stratégie régénérative, systèmes socio-écologiques, développement régénératif), et un instrument opérationnel — le Capacity Score — qui traduit ce cadre en diagnostic actionnable. Pour que le dirigeant, le directeur RSE, le directeur innovation et le directeur achats travaillent sur la même carte.

La section suivante montre que cette trajectoire est déjà empruntée — pas en théorie, mais dans les produits et les modèles de 55 entreprises évaluées aux Lauriers de la Régénération. Et pour ceux qui pensent que la certification régénérative reste un phénomène américain : quatre sites français sont déjà certifiés ROC — Dr. Bronner’s / Magic Chocolate, Expanscience / TULSINITY®, Château Galoupet ROC™ (rosé Provence) et Domaine Clarins de Serraval.

2.3 — De la certification au produit : la France construit sa voie

Ce qui se joue à Anaheim n’est pas un phénomène américain. Chaque signal a son équivalent français — ou son absence.

  La certification régénérative s’installe en France. Aux États-Unis, ROC structure le marché : 19,4 millions d’acres, 2 500 produits, QR codes en rayon. La certification arrive en Europe — et la France n’est pas en retard.

Trois sites français certifiés ROC™

Château Galoupet (LVMH, rosé Provence) — 1er domaine viticole ROC en Europe.

Domaine Clarins de Serraval — 1re marque de cosmétiques certifiée ROC au monde (janv. 2025), Alpes françaises, avec l’ambition d’étendre à Sainte-Colombe.

Expanscience / TULSINITY® — 1er actif cosmétique au monde triple certifié ROC + AB + Fair for Life (5 100 ha en Inde).

Côté textile, les signaux convergent : Celine (LVMH) lance la 1re collection laine régénératrice (NATIVA Regen, carbone et biodiversité mesurés). ROC n’est plus un phénomène californien — c’est un standard qui s’étend aux filières françaises.

🏷️ La voie française : quand les pratiques du terrain arrivent sur l’étiquette — sans ROC

La France ne part pas de zéro. Elle construit sa propre boucle pratiques → mesure → étiquette, parallèle à ROC et potentiellement complémentaire.

Le Planet Score généralise l’affichage environnemental côté consommateur : 135 000 produits analysés (UFC-Que Choisir), seuls 16 % obtiennent une note verte, 67 % sont classés D ou E (janv. 2026). Planet Score classe de A à E sur trois critères liés au mode de production : pesticides, biodiversité, climat. C’est sur la biodiversité que les résultats sont les plus dégradés : 90 % des produits en C, D ou E.

L’Indice de Régénération (diagnostic parcellaire, Bureau Veritas) complète le dispositif côté amont : il mesure les pratiques régénératives à la ferme. Et les deux convergent — un R² de 0,56 à 0,81 selon les cultures. Autrement dit : ce que l’agriculteur fait sur le terrain se lit déjà dans le score du produit.

Biocoop a compris la logique : 1re marque à réunir AB + Nutri-Score + Planet Score + Origin’Info sur ses emballages (200 références, 400 d’ici T1 2026). La boucle pratiques → mesure → étiquette est opérationnelle. Il manque les produits régénératifs à mettre dessus.

  Signal retail français : Naturalia passe à l’action en rayon.

Aux États-Unis, Whole Foods, Sprouts et Natural Grocers structurent déjà leurs rayons autour des certifications régénératives. En France, Naturalia (groupe Casino, 220 magasins, 1er distributeur alimentaire certifié B Corp) a ouvert la voie : en juin 2025, l’enseigne a lancé la première campagne de distribution en France dédiée à l’agriculture bio régénérative — affichages pédagogiques en rayon, vidéos tournées chez les producteurs, sélection de produits dédiée en magasin et en ligne.

Marques mises en avant par Naturalia

Omie (suivi du taux de matière organique des sols, indice de régénération) • La Ferme de la Tremblay (zéro labour, couverts végétaux, 200 ruches) • Coteaux Nantais (biodynamie) • SOY / Nutrition & Santé (bio + agroécologie) • Le Coq NoirHerbier de France (Arcadie)

Naturalia a été élue « Coup de cœur » lors des Lauriers de la Régénération 2025 le 18 juin — le jour même du lancement de sa campagne. La boucle est bouclée : le distributeur qui valorise la régénération en rayon est reconnu par le programme qui identifie les entreprises régénératives.

« Aujourd’hui, 60 % des terres agricoles sont considérées comme dégradées en Europe. L’agriculture bio régénérative dépasse les standards de la bio. Elle constitue un enjeu stratégique pour la résilience de nos écosystèmes agricoles. » — Sidonie Tagliante, Directrice Marketing, Communication, RSE Naturalia (Communiqué Naturalia / Groupe Casino, 19 juin 2025)

Biocoop affiche +8,5 % de croissance en 2024 à 1,66 Md €.

La demande est documentée. 59 % des Français achètent bio au moins une fois par mois (+5 pts), 35 % chaque semaine (Agence Bio / ObSoCo, fév. 2026). Le marché repart : +3 à 4 % de croissance attendue en 2025, après deux ans de recul. 80 % estiment que le bio contribue à préserver les sols et l’eau (Agence Bio, fév. 2025). Et surtout : 67 % se disent prêts à payer plus cher pour des produits à impact positif sur l’agriculture française. Ce que les consommateurs attendent — anti-gaspi, alternatives accessibles, lisibilité — correspond exactement à ce que l’offre régénérative propose.

C’est qui le patron ?! — Lauréat 2025, modèle économique

La preuve que le prix juste crée la demande. Fondée en 2016, la coopérative compte 16 millions de clients, 71,5 millions de litres vendus en 2024, 18 produits solidaires et 3 000+ producteurs soutenus — sans publicité et sans commerciaux. N°1 du lait UHT en France (devant Lactel et Candia), n°1 du beurre bio (devant Président Bio et Grand Fermage). Marque nouvelle la plus vendue depuis 10 ans (Nielsen). Ventes en hausse de +11,8 % en 2024. Fin 2024, le fondateur Nicolas Chabanne transfère l’intégralité de ses actions à une fondation actionnaire : le modèle n’a plus de propriétaire privé, il appartient à ses consommateurs. En 2025, CQLP s’étend aux fruits et légumes.

Circuits courts (+8,8 % de vente directe bio), Laines Paysannes, Pocheco, PY’STILL : le farmer-centric branding français s’organise. Le schéma est le même qu’à Expo West : des marques qui connaissent chaque ferme, un récit de proximité, un prix qui reflète la réalité des coûts.

  Le mood-as-health rejoint l’écologie populaire. Quand Expo West associe joie, santé et régénération, c’est exactement la motivation intrinsèque que la recherche française identifie comme le seul levier de changement durable. Dr. Bronner’s fait $240M sans publicité. En France, les « modérés verts » attendent un récit désirable et ancré dans le quotidien. L’offre régénérative est cette offre — si elle est accessible et visible.

La preuve que c’est possible : Expanscience

CS 72 % · N3-N4

364 M€ CA, B Corp (1er labo pharma-dermo au monde), Société à Mission, EcoVadis Platine top 1 % mondial. Double lauréat des Lauriers 2024 et 2025. Résultat net divisé par deux pour financer la transformation.

TULSINITY® = 1er actif au monde triple certifié ROC + AB + Fair for Life (5 100 ha en Inde). Gaïaline® = lin de Dourdan à 32 km, séquestration carbone mesurée. Arrêt lingettes Mustela (20 % CA France, 18 ans avant l’obligation). L’innovation Ingrédients est en N4 — la régénération traduite en produit.

Expanscience répond aux trois signaux d’Expo West : certification intégrée (ROC™), filière locale traçable (lin de Dourdan), et récit désirable porté par Mustela. Ce que les grands groupes cherchent encore, cette ETI l’a déjà construit — en assumant le coût.

Lire l’analyse Capacity Score Expanscience →

3. De Dr. Bronner’s aux 55 exemples made in France : les Lauriers de la Régénération

La section 1 a montré la bascule américaine : ROC, farmer-centric branding, mood-as-health. La section 2 a montré que la France construit sa propre voie : Planet Score, Indice de Régénération, distributeurs bio, consommateurs qui tirent. Il reste à répondre à la question que pose tout dirigeant : « Montrez-moi des entreprises qui y arrivent. »

Elles sont 55. Pas dans un rapport prospectif : dans des comptes de résultats.

Les Lauriers de la Régénération, créés par Nous Sommes Vivants, ont identifié 55 lauréats en deux éditions (30 en 2024, 25 en 2025) — tous secteurs : alimentaire, cosmétique, textile, énergie, numérique, finance, tourisme, ESS, culture. Ce ne sont pas des cas théoriques. Ce sont des offres qui transforment une chaîne de valeur, produisent des impacts contributifs mesurables sur la nature et sur les humains, tiennent dans un compte de résultat, et s’inscrivent dans un territoire avec une coalition d’acteurs.

🎓 Un dispositif apprenant, pas un concours classique

Les Lauriers ne récompensent pas une image : ils documentent une réalité. Chaque candidat remplit un dossier qui relit son offre à l’aune du cadre Regen by Design — un diagnostic structurant, qu’il soit lauréat ou non. Le jury est apprenant et bienveillant : il ne sanctionne pas, il éclaire. En 2025, 70 entreprises ont candidaté. En 2026, chaque dossier recevra un retour personnalisé et un système de parrainage par un ancien lauréat. On sort de la compétition pour entrer dans la coopération multi-sectorielle.

Les 8 dimensions du jury

Chaque dossier est évalué sur 8 dimensions qui reflètent la montée en capacité régénérative :

1. Clarté du dossier produit/service
2. Réduction des impacts négatifs
3. Impacts contributifs sur l’environnement
4. Impacts contributifs sur la société

5. Potentiel business — viable et diffusable
6. Gouvernance & partage de la valeur
7. Leadership du vivant
8. Trajectoire régénérative (4 niveaux)

Jury 2025 : Fabrice Bonnifet (C3D), Sarah Dubreil (circl.earth), David Garbous (En Vérité), Alain Renaudin (Biomim’expo), Vaia Tuuhia (Climate Chance), Anna Le Faouder (CEC), Philippe Schiesser (Ecoeff Lab)…

🔗 La tendance n°1 d’Expo West est déjà dans les Lauriers — et bien au-delà de ROC

La certification Regenerative Organic (ROC) — tendance phare d’Expo West 2026 — est représentée parmi les lauréats : Dr. Bronner’s (ROC + USDA Organic + Fair Trade), Expanscience / TULSINITY® (triple certifié ROC + AB + Fair for Life) et Château Galoupet (ROC™). Mais les 55 lauréats mobilisent un écosystème de certifications bien plus large — français, européen et international — qui couvre l’ensemble des filières et des dimensions de la régénération.

🌱 Agriculture & Alimentaire

AB (Agriculture Biologique), Demeter (biodynamie), Planet-Score (AAAA), Bio Entreprise Durable (Synabio), Commerce Équitable France, Fair Trade, WFTO, Biolait, Land to Market, Au Cœur des Sols (ACS-FAO), certification carbone Verra VM0042

🌸 Cosmétique & Ingrédients

Cosmébio, COSMOS (Ecocert), Fair for Life, Green Impact Index, AB bio, ROC. Expanscience : 1er actif au monde triple certifié ROC + AB + Fair for Life

👕 Textile & Mode

GOTS (Global Organic Textile Standard), Clear Fashion (86/100 pour Picture), RWS, NATIVA Regen, KER MER, Faire Working Conditions. Royal Mer : garantie à vie, 0 synthétique

🏢 Entreprise & Gouvernance

B Corp, Société à Mission, EcoVadis Platine, ISO 26000 Excellence, VertVolt ADEME, ESUS, Finansol, CDP AAA. Permaentreprise (Norsys). SBTi 1,5 °C

Ce que les Lauriers documentent, ce n’est pas un label — c’est la convergence de multiples certifications tierces au service d’une même trajectoire : produire des impacts contributifs mesurables sur les trois dimensions (naturelle, humaine, économique). La grille du jury évalue précisément cette cohérence : une certification seule ne suffit pas — c’est l’empilement structuré qui fait la preuve.

NSV a invité les acteurs clés de la ROC aux deux éditions : Elizabeth Whitlow (fondatrice ROA), Christopher Gergen (CEO), Anthony Corsaro (Regen Brands Podcast), Fanny Giansetto (Lively Earth). Témoignages en vidéo (2024) et (2025). Les certifications ROC, Land to Market et Demeter étaient également représentées au jury et dans les tables rondes des deux éditions.

Lauréat Produit / Service Pratique régénérative clé Éd. CS
🍽️ Alimentaire & Boissons — 10 lauréats
OMIE Crackers emmental Planet-Score AAAA. Blé et tournesol 100 % Bourgogne, emmental < 200 km. Transparence tarifaire. 1 % du CA pour 200 producteurs et 5 000 ha vers l'agriculture régénérative. 2024 N3
Ecotone / Bonneterre Lait d’avoine bio Fermes 100 % bio et diversifiées, 30+ espèces, rotations longues (8 ans). Programme Farmtastic avec Solagro. Planet-Score AAAA. SBTi 1,5 °C. 2025 N3→N4
Vins Oé Vins bio Conservation des sols, agroforesterie, réintroduction d’espèces menacées (bergerie Conservatoire des Races d’Aquitaine). Bouteille consignée, offre la plus bas carbone. B Corp. 1 % du CA biodiversité. 2024 N3
Château Galoupet Rosé 41 parcelles gérées séparément. 69 ha vignes + 77 ha forêt Natura 2000, 100+ espèces, 5M d’abeilles. Bio 2023, en route vers ROC. Pilote hydrologie régénératrice. 2025 N3
Jardins de Gaïa Thés & infusions bio Pionnière bio-équitable depuis 1994. Score Bio Entreprise Durable 84 %. 40 organisations producteurs dans 14 pays (10 % Demeter, 75 % WFTO). 20 000+ familles. 250 t conditionnées main en Alsace. 24+25 N4
L’Arbre à Café Cafés de spécialité Seul torréfacteur aussi producteur. Biodynamique à Cuba : 5 200 ha convertis, 5 000 coopérants, contrats 10 ans, prix 3 à 90× le cours mondial. B Corp + Entreprise à Mission. 2024 N3
Alcools Vivants 🎖️ Gins bio Alcool vinique du Vaucluse (valorisation marcs bio). Botaniques 100 % bio françaises : ferme polycole autonome. Juste rémunération des filières. Planet-Score AAAA. 2024 N3
L’Esprit des Simples 🎖️ Plantes médicinales 25 ha permaculture. 7 800 arbres en agroforesterie, 4 ha de forêt (–8 °C l’été). 420 t CO₂ absorbées/an. Bio Ecocert + Demeter. Apiculture abeille noire. 2024 N3
Dr. Bronner’s Magic Chocolate 2 240 ha convertis en bio régénératif (Ghana, Côte d’Ivoire), 954 agriculteurs. Certifié ROC + USDA Organic + Fair Trade. Fertilité sols améliorée, rendements en hausse. 2025 N3
C’est qui le patron ?! Lait bio Gouvernance citoyenne : cahier des charges voté par les consommateurs. Prix plancher 0,59 €/L garanti. Pâturage 6 mois, sans OGM. 1er produit équitable n°1 ventes en France. 2025 N4
🌾 Filières agricoles — 3 lauréats
La Ferme du Valentin Yaourts brassés bio Micro-laiteries en ferme, marque de chaque ferme. Biolait (pâturage extensif). Planet-Score AAAA. Vrac via fontaine à yaourt (–80 % emballage). Objectif : 100 agriculteurs, 200 emplois. 2024 N4
Nectar Oléiculture Huile d’olive Filière oléicole bio-régénératrice du champ à l’assiette (Occitanie). 100+ ha en agroécologie et agroforesterie. Restauration des sols méditerranéens. 2025 N3
Les Compagnons du Miel Miel bio Traçabilité du rucher au pot. Charte Progrès & Éthique : 210 apiculteurs depuis 2021. 1re coopérative apicole française (1958). Bio + Commerce Équitable France. 2025 N4
🌸 Cosmétique, Beauté & Textile — 11 lauréats
ÉCLO Sérum sublimateur Cires végétales + huile de lin (sol régénéré). 100 % naturelle, bio, végan. Tiers de confiance PADV. Packagings en chutes de bois à décomposition vertueuse. 2024 N3
Expanscience TULSINITY® Bio 1er actif triplement certifié ROC + AB + Fair for Life. 3 800 agriculteurs, 5 100 ha en Inde. Regen by Design. Trajectoire « entreprise à visée régénérative 2040 ». 2025 N3→N4
Léa Nature / SO’BiO étic Gamme cosmétique bio Capital transmis au fonds de dotation FICUS. Partenariats fournisseurs longue durée. Cosmébio + Green Impact Index + ISO 26000 Excellence. Parcours 9 limites planétaires. 2025 N3→N4
PY’STILL Hamamélis / Hydrolats Concentration HYDROL’X (–97 % volume transport). Cultures semi-sauvages Pyrénées : 0 intrant, 0 irrigation, récolte à la main. Valorisation espèces invasives. AB + COSMOS. 2025 N3
Expanscience 🎖️ Gaïaline® Agriculture de Conservation des Sols (FAO). Label « Au Cœur des Sols ». Lin à 32 km d’Épernon (Huilerie de l’Orme Creux). Distillation moléculaire. Partage de la valeur. 2024 N3
Sasu Textile Pyrénées 🎖️ Mont Valier Laine des Pyrénées récoltée avec soin. Collaboration artisans et agriculteurs. Du mouton au tissu. Pré-commande (zéro surproduction). Entreprise à Mission. 2024 N3
NME Studio 🎖️ Tissus maison bio Tissu 100 % français (laine, chanvre, lin) biosourcé haut de gamme. 2 ans de sourcing terrain. Teinture végétale. Savoir-faire lainier ancestral. 2024 N3
Laines Paysannes Textiles laine locale ~1 000 brebis Tarasconnaises bio, transhumance Haute-Ariège, plein air intégral. Tri main, transformation < 350 km. SCIC à lucrativité limitée (échelle 1:1,1). Rémunération éleveurs au-dessus du marché. 2024 N4
Picture Organic Veste Smeeth Collecte données ESG fournisseurs + plans d’amélioration. Fournisseur principal B Corp. GOTS, Clear Fashion 86/100. Garantie 2 ans, réparation, location. 2025 N3
Royal Mer Pull marin 100 % laine Retour au 100 % laine vierge. Abandon total des fibres synthétiques d’ici 2026. Garanti à vie. Fabrication française, 3 générations. Protection des océans. 2025 N3
🏭 Industrie, Énergie, Numérique & Services — 6 lauréats
Pocheco Usine écolonomique Écolonomie : plus économique de produire écologiquement. Matières 100 % repensées. Phytoépuration bambous, chaufferie bois, toitures végétalisées. Permaculture sur site. 2025 N3
elmy Électricité verte Fléchage réel : achat énergie + GO auprès du même producteur. VertVolt ADEME très engagé. Semaine de 4 jours. Transparence sur l’origine de chaque kWh. 2025 N3
Lunii / Numenia Histoires sans écran Récits renforçant les capacités imaginatives (10-14 ans). Production relocalisée en France. Taux réparation 92 → 97 %. Éducation biodiversité par les histoires. 2025 N3
TeleCoop Forfait mobile Coopérative rémunérant la sobriété numérique. Facturation conso réelle. 30 € bonus réparation. Membre des Licoornes. 2025 N3
Carbone14 Studio Chaise forêt Design écologique : pieds contenant graines de fleurs et d’arbres. Le bois se dégrade et libère les graines. Matériaux conçus pour retourner à la terre. Table Torii au Mobilier National. 2024 N3
United Repair Center Réparation textile Industrialisation de la réparation textile à grande échelle. Économie circulaire décorrélant profit et production de matière neuve. 2025 N3
🌍 Territoire, ESS & Tourisme — 14 lauréats
ETIC Château de Nanterre Friche → tiers-lieu régénératif (2 100 m²). Réemploi matériaux, jardin permaculture sur sols dépollués. Conso 5× inférieure à la moyenne. 65 M€ en finance solidaire. 2025 N3
Halage — Lil’Ô Ferme florale d’insertion Renaturation sols pollués via technosols. 180 000 fleurs locales/an. Insertion par l’activité écologique (30+ ans). 65 % sorties emploi/formation. 2025 N4
Entraide 18 Activités d’insertion ESS multisectorielle : maraîchage bio Demeter, couture, réparation vélos. Restaurant social. Anti-gaspi : valorisation légumes non commercialisés. 2024 N3
Les Alchimistes 🎖️ Compostage urbain Déchets alimentaires → compost pour sols agricoles. 300 000 t, 22 agglomérations, 350+ points de vente. 60 % opérateurs éloignés de l’emploi. Franchise participative. 2024 N3
Les Cols Verts 🎖️ Agriculture urbaine Réseau associatif agriculture urbaine. Autosuffisant ~50 %. Formations « De la Fourche à la Fourchette ». Éducation scolaires. 2024 N3
Les Oasis 🎖️ Vacances en écolieu Vacances immersives : permaculture, autonomie énergétique, vie collective. Réseau de lieux de vie à gouvernance participative. 2024 N3
La Fenière Restaurant gastronomique Cuisine Libre® : 1re cheffe étoilée 100 % sans gluten. Potager permaculture, producteurs locaux bio. Étoile verte Michelin. Farines alternatives. 2024 N4
Écodomaine la Fontaine Tourisme durable 12 ha face à l’océan. Autonomie hydrique et alimentaire (permaculture). Séjours « Régénération ». Prolongement de La Fenière sur le territoire. 2025 N3
Soliderrance 🎖️ Voyages régénératifs Voyages à impact positif. Reconnexion voyageurs aux écosystèmes et communautés locales. Tourisme solidaire et responsable. 2025 N3
Créateur de forêt Reboisement Woëvre Sanctuarisation juridique (Obligation Réelle Environnementale). Reboisement biodiversité sur 100 ans. Approche patrimoniale du vivant. 2025 N3
Transition Limousines PTELim Projet Territorial Écologique du Limousin : dialogue et prospective territoriale. Mini Shift Project à l’échelle locale. 2024 N3
La Permaculturelle 🎖️ Coworking Tiers-lieu conçu selon les principes de la permaculture. Dimensions écologiques et sociales dans le fonctionnement quotidien. 2024 N3
Campus de la Transition Offre étudiants Formation immersive, méthodologie 6 portes (Oikos, Ethos…). Approche transdisciplinaire, conditions réelles. Sobriété joyeuse. 2025 N3
📚 Culture & Médias — 5 lauréats
Regenesis Institute Régénérer (ouvrage) Socle théorique du design régénératif, co-édité avec Butterfly Foundation et Rue de l’échiquier. Référence méthodologique pour l’écosystème francophone. 2025 N4
L’Écologie Culturelle Maisons de l’écologie Réseau dédié à l’écologie culturelle. Art, culture et transition écologique. Réinvention des récits collectifs. 2024 N3
Nature Profonde 🎖️ Expériences immersives Conçues avec les gardiens de la forêt. Intelligences corporelles, émotionnelles et spirituelles au contact du vivant. 2024 N3
Forêt Citoyenne Podcast Expérience audio vibratoire pour se remettre en relation avec la forêt. Récits sonores, média citoyen de protection de la forêt. 2024 N3
La Théorie du Boxeur 🎖️ · Sator 🎖️ Médias Médias engagés dans la diffusion des récits de la régénération. Approche narrative originale et mise en lumière des pionniers du vivant. 2024 N3
💶 Finance & Distribution — 6 lauréats
Milpa Gestion agricole regen Gestionnaire d’actif agricole bio-régénérateur. Revenu garanti 370 €/ha pendant transition. 5 000 ha, 30 fermes, 5 régions. Certification carbone Verra VM0042. 2024 N3
Feve (Fermes en Vie) Foncière solidaire Épargne citoyenne (40 M€, 2 400+ actionnaires) → 70+ agriculteurs agroécologie. 3 300 ha en transition. Charte : conversion bio à 5 ans, haies, mares, circuits courts. Finansol + ESUS. 2024 N3
RESTORE 🎖️ Finance régénérative Fonds et mécanismes dédiés à la restauration des écosystèmes. Flux financiers vers projets régénératifs à impact mesurable biodiversité et sols. 2024 N3
Regen_accelerate Accélérateur Regenstudio × makesense. Connecte projets régénératifs et financements pour restaurer sols et biodiversité. 2025 N3
Lita Finance participative 200 M€ d’épargne citoyenne mobilisés. Relie citoyens et entreprises à impact (dont ETIC). Performance financière + utilité sociale. 2025 N3
Naturalia Campagne bio régénératif Mise en rayon du bio régénératif. Sensibilisation grand public. Rôle structurant de distributeur — équivalent français de Whole Foods pour la diffusion. 2025 N3
🌟 Pépite
HUMO SAPIENS 🌟 Terramation Compostage des corps humains. Vision : forêts-cimetières. Innovation radicale à l’intersection de la mort, du sol et de la régénération du vivant. 2024 N3
Total lauréats — Éditions 2024 & 2025 dont 8 N4 55

🎖️ = coup de cœur du jury · 🌟 = pépite · CS = Capacity Score de l’entreprise · N3 = Restaurer · N4 = Régénérer · N3→N4 = en transition. Le tableau complet est disponible sur le site des Lauriers.

La triple profitabilité en action

Les Lauriers rendent visible ce que la régénération produit concrètement — une triple profitabilité qui ne sépare jamais les trois dimensions. C’est une vision systémique, territorialisée, qui transforme les modèles par l’offre.

💶 Financière

Viabilité économique constatée — les 55 lauréats démontrent que la régénération tient dans un compte de résultat. Dr. Bronner’s : marges stables, zéro pub. L’Arbre à Café : prix 3 à 90× le cours mondial, modèle viable. Pocheco : plus économique de produire écologiquement.

🧑‍🤝‍🧑 Humaine

Gouvernance partagée, rémunération juste, ancrage territorial, qualité de vie renforcée. Dr. Bronner’s : écart 5:1, Living Wage. Laines Paysannes : échelle salariale 1:1,1. Halage–Lil’Ô : 65 % de sorties emploi. C’est qui le patron : gouvernance citoyenne.

🌱 Naturelle

Impacts contributifs mesurés sur les sols, la biodiversité, l’eau, le climat — certifiés par des tiers. Expanscience : 5 100 ha en régénératif. L’Esprit des Simples : 420 t CO₂ absorbées/an. Château Galoupet : 100+ espèces, 5M d’abeilles.

Au-delà de l’agriculture : la régénération dans le lait, la cosmétique, le textile

Expo West porte la tendance par l’alimentaire. Mais la régénération ne s’arrête pas aux champs. Pour le montrer, le Capacity Score a diagnostiqué quatre trajectoires — deux lauréats, deux grands groupes — dans des filières différentes.

🌸 Expanscience — Cosmétique & Santé · Lauréat 2024 & 2025 · CS 72 % · N3

Double lauréat (seul acteur primé aux deux éditions). TULSINITY® Bio : 1er actif au monde triplement certifié ROC + AB + Fair for Life, 5 100 ha en Inde. Gaïaline® : actif né du lin à 32 km d’Épernon. Résultat net divisé par deux pour financer la transformation. Arrêt des lingettes Mustela d’ici 2027 — 20 % du CA France sacrifié, 18 ans avant l’obligation Agec. Étude de cas complète.

🧼 Dr. Bronner’s — Alimentaire & Soin · Lauréat 2025

Co-fondateur de la ROA. 7 tendances Expo West sur 9 dans son ADN. 18 000+ petits producteurs, écart salarial 5:1, zéro pub. Le modèle est conçu autour de la triple profitabilité — pas adapté après coup.

🥛 Danone — Filière Lait · Pas lauréat · CS 57 % · N3

Cahier des charges lait parmi les plus exigeants d’Europe : 2 300 éleveurs, collecte à < 60 km, contrats de 5 ans, 40 M€ investis. Mais 0 affichage produit régénératif en rayon, 0 label, 0 % du CA en offres régénératives. Innovation lait : 42 % — seul levier N2. Tout est en place, rien n’est visible. Étude de cas complète.

🧵 LVMH — Filière Laine · Pas lauréat · CS N2 · Signaux N3 isolés

Loro Piana : 76 % des laines certifiées (RWS, ZQ), objectif 100 % en 2026. Celine : 1re collection en laine régénératrice (NATIVA Regen). Programme agriculture régénératrice en Australie (100 K€/an). Mais la certification ne dit rien de l’état des pâturages ni de la rémunération des éleveurs. L’essentiel reste en réduction d’impacts, pas en régénération du vivant. Étude de cas complète.

La différence entre lauréats et grands groupes ? Les lauréats n’ont pas ajouté une couche régénérative sur un modèle classique — ils ont conçu le modèle économique autour de la triple profitabilité. Le produit, la filière, la gouvernance et le territoire forment un système cohérent. Patagonia le démontre avec Provisions (alimentaire ROC) et Cotton for Change (2 200 fermiers) — mais son cœur de gamme outdoor n’a pas encore basculé. Danone et LVMH ont les filières, les données, les investissements — mais 0 produit étiqueté régénératif en rayon. La dynamique est la même : les pratiques existent en amont, c’est la traduction en offre visible qui manque. Expo West montre que le marché n’attend plus — les acheteurs veulent des références certifiées, pas des rapports. Les Lauriers documentent les entreprises qui l’ont compris.

🇫🇷 Le made in France contributif — souveraineté et compétitivité

Dans un contexte de relocalisation industrielle, de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de perte de parts de marché à l’export, les lauréats incarnent une renaissance industrielle française par la régénération. Laines Paysannes (Ariège), Royal Mer (Bretagne), PY’STILL (Pyrénées), Pocheco (Nord), NME Studio (textiles 100 % français) : la régénération n’est pas un label importé — c’est un modèle d’ancrage territorial où la transformation locale crée de l’emploi, des filières courtes et de la souveraineté. Les marques ROC™ américaines s’appuient sur des filières en Inde, au Ghana, en Corée — les lauréats français prouvent qu’on peut faire aussi ambitieux sur le sol national, avec un triple impact mesurable. Notre article « Quand le made in France devient régénératif » documente 30 exemples de cette convergence entre souveraineté industrielle et impacts contributifs.

Comment sont évalués les lauréats ? 8 dimensions du jury

Chaque dossier est évalué sur un produit ou service spécifique (pas l’entreprise dans son ensemble) selon 8 critères : qualité du dossier, impacts négatifs limités, impacts contributifs nets sur l’environnement, impacts contributifs nets sur la société, potentiel business (viable et diffusable), gouvernance et partage de la valeur, leadership du vivant, et trajectoire régénérative à travers les 4 niveaux (Limiter → Réduire → Restaurer → Régénérer). Le jury est apprenant et bienveillant : chaque candidat — lauréat ou non — repart avec un retour structurant. En 2026, un système de parrainage par les anciens lauréats sera mis en place.

🏆 Lauriers de la Régénération 2026 — 3e édition

Aux États-Unis, Expo West structure le marché régénératif. En France, les Lauriers de la Régénération sont le rendez-vous équivalent — le seul événement qui identifie, évalue et rend visibles les offres régénératives françaises, secteur par secteur. La 3e édition se tiendra les 11 & 12 juin 2026 à Paris et en visio. Dans un contexte de souveraineté alimentaire et industrielle, de stagnation du bio conventionnel et de perte de compétitivité, les Lauriers documentent la voie qui fonctionne : le made in France régénératif, avec des produits contributifs certifiés qui tiennent dans un compte de résultat. Tous secteurs : agriculture, cosmétique, textile, énergie, numérique, finance, immobilier, tourisme, éducation, culture.

Ce que vous gagnez : visibilité sectorielle, retour structurant du jury, intégration au réseau régénératif (60+ mouvements partenaires), et une lecture de votre offre à l’aune de la triple profitabilité. Candidater, c’est déjà progresser — remplir le dossier, c’est relire son offre à l’aune du cadre Regen by Design.

Partenariats : contact@noussommesvivants.co — Sponsoriser les Lauriers, c’est contribuer à la diffusion de modèles économiques viables et souverains.

Maintenant → Mai

Dépôt des candidatures

Printemps 2026

Webinaires & tables rondes

1er Juin

Évaluation par le jury

11 et 12 juin

Événement Paris / Zoom

4. Où en êtes-vous ? Le Capacity Score — six leviers, de l’innovation au leadership

Mais au fait — qu’est-ce que la régénération ?

La durabilité classique cherche à réduire les dégâts : moins de carbone, moins de déchets, moins d’intrants chimiques. C’est nécessaire — mais insuffisant. La régénération vise à restaurer et à augmenter la capacité des systèmes vivants — sols, eau, biodiversité, communautés humaines — de sorte que l’activité économique produise plus de vie qu’elle n’en consomme. Le référentiel n’est plus « faire moins de mal » mais « augmenter la capacité du vivant à se régénérer ».

Concrètement, cela signifie passer de la réduction d’impacts négatifs à la production d’impacts contributifs mesurables : des sols qui séquestrent du carbone et retiennent l’eau, des filières qui rémunèrent justement les producteurs, des produits dont la chaîne de valeur enrichit les écosystèmes qu’elle traverse.

Régénérer, au sens que nous donnons à ce mot dans notre livre blanc « Ce que régénération veut dire pour une entreprise », c’est produire des impacts contributifs — pas seulement « positifs » — sur trois dimensions simultanément :

💶 Économique

Le modèle tient dans un compte de résultat. Il est viable, diffusable, et crée de la valeur pour toute la chaîne.

🧑‍🤝‍🧑 Humaine

Rémunération juste, qualité de vie, ancrage territorial, santé, gouvernance partagée. Le vivant humain est renforcé.

🌱 Naturelle

Sols régénérés, biodiversité restaurée, cycles de l’eau rétablis, climat stabilisé. Certifié par des tiers.

C’est cette triple profitabilité qui distingue la régénération de la RSE classique. L’entreprise ne se contente pas de réduire ses impacts négatifs — elle élargit son référentiel pour inclure sa capacité à rendre son territoire et son écosystème plus prospères. Le livre blanc détaille la trajectoire en quatre niveaux : Limiter → Réduire → Restaurer → Régénérer. Les neuf tendances d’Expo West s’inscrivent toutes quelque part sur cette trajectoire.

Chez Nous Sommes Vivants, nous modélisons cette trajectoire en quatre niveaux de capacité :

N1 · Limiter

Conformité réglementaire. L’entreprise respecte les seuils légaux.

N2 · Réduire

Trajectoire RSE. Réduction mesurable des impacts négatifs.

N3 · Restaurer

Pratiques régénératives mises en œuvre. L’activité commence à réparer ce qu’elle a dégradé.

N4 · Régénérer

L’entreprise produit plus de vie qu’elle n’en consomme. Elle augmente la capacité des écosystèmes habités.

La régénération ne se réduit pas à une certification produit — ni à ROC™, ni au Planet Score, ni à aucun label seul. Les 55 lauréats le montrent : ce qui fait la différence, c’est la montée en capacité de l’ensemble de l’organisation sur six leviers simultanés. Le leadership, les filières, la gouvernance, les dynamiques humaines, l’ancrage territorial — autant de dimensions qui n’apparaissent dans aucune certification, mais qui déterminent si un modèle régénératif tiendra dans la durée. L’innovation en est le pivot : sans une offre qui incarne la bascule dans un produit ou un service concret, la transformation reste déclarative. Mais sans leadership, sans coalition d’acteurs, sans gouvernance adaptée — l’innovation elle-même ne passe pas à l’échelle. C’est ce que montrent Patagonia (N3 — Provisions et Cotton for Change fonctionnent, mais le cœur outdoor ne passe pas à l’échelle sans coalition), Danone (filière en place mais 0 affichage regen en rayon) et LVMH (signaux isolés, pas de système).

C’est pour cela que nous avons conçu le Capacity Score. Pas un label de plus. Un diagnostic de maturité qui évalue votre organisation sur six leviers — alignés sur les neuf tendances qui structurent aujourd’hui Expo West et, demain, le marché européen.

Les 9 tendances Expo West → les 6 leviers du Capacity Score

  Leadership — Leading with Conviction (Climate Day) : vos dirigeants portent-ils les valeurs climatiques comme moteur de croissance — ou comme contrainte réglementaire ?

  Intelligence écosystémique — « Constellation of Regeneration » + Farmer-Centric Branding : la qualité de vos relations avec producteurs et partenaires va-t-elle au-delà du contrat fournisseur ?

  Chaîne de valeur — ROC + Whole Animal Utilization + Simple Ingredients : vos filières sont-elles traçables, complètes, lisibles — ou dépendantes d’intermédiaires opaques ?

  Innovation — Plant-Based + Protein + Fiber-Forward : vos produits renforcent-ils les capacités des gens à être en bonne santé — ou évitent-ils seulement de nuire ? C’est le levier pivot : c’est dans l’offre que se cristallise le retournement de finalité. Expo West le confirme — les retailers ne cherchent plus des engagements corporate, ils cherchent des produits qui incarnent la bascule. Le Capacity Score évalue si votre innovation est encore au niveau « Limiter » (reformulation défensive) ou si elle atteint « Régénérer » (produit contributif qui restaure sols, santé et filières).

  Dynamiques humaines — Mood as Foundation Health + Cross-Category Beauty : le bien-être de vos collaborateurs et de vos clients est-il un indicateur stratégique — ou un sujet RH ?

  Gouvernance — Market Integrity + Nostalgia & Simple Ingredients : vos standards de transparence construisent-ils de la confiance durable — ou cochez-vous des cases ?

Chaque levier est évalué sur quatre niveaux — Limiter → Réduire → Restaurer → Régénérer. Le diagnostic révèle votre levier porteur : celui qui, une fois activé, accélère tout le reste. C’est la différence entre une entreprise qui « fait du régénératif » sur un produit et une entreprise dont le modèle est régénératif — avec une offre qui produit des impacts contributifs sur les trois dimensions : économique, humaine, environnementale. L’objectif n’est pas un score de plus : c’est d’augmenter votre capacité à tenir vos trajectoires économiques et RSE simultanément — en identifiant le levier (souvent l’innovation ou le leadership) qui débloque la cohérence entre ambition et réalité.

Les 55 lauréats y sont déjà. Expo West montre que le marché mondial les rattrape. La question n’est plus si votre secteur basculera vers le régénératif, mais quand — et si vous serez prêt.

Où en êtes-vous ?

Si vous avez une offre régénérative → candidatez aux Lauriers (11 et 12 juin, Paris).
Si vous voulez savoir par où commencer → faites le diagnostic.

Sources

• New Hope Network, « Natural Products Expo West 2026: Trends shaping the future », 19 février 2026

• New Hope Network, « Climate Day 2026: Deepening our collective impact »

• New Hope Network, « Regenerative Agriculture: Cultivating Hype into Hope », janvier 2025

• Purdue University, Consumer Food Insights Survey, novembre 2024 — 70 %+ des Américains ne connaissent pas le terme « regenerative »

• NielsenIQ, « What is Regenerative Agriculture and What Does It Mean for CPG? », Leading Edge Report, août 2022 — 54 % des consommateurs mondiaux prêts à essayer le régénératif, +17 % de croissance en valeur (US)

• NielsenIQ, « The Future of Fresh Food: Top Trends Shaping the Market in 2025 », décembre 2024 — 92 % des consommateurs jugent la durabilité importante, GLP-1 (6 % des adultes US, 36 % coupe-faim), fruits frais +4 % YoY

• New Hope Network / Inside Organic Summit, octobre 2025 — OTA ($7,6 Mds, +5,2 %), SPINS (lait végétal bio +30 %, 55 % white space, 6 % online = 22 % croissance), NIQ (58 % des consommateurs US lient climat et bien-être), ROA (19,4 M acres, 2 500 produits ROC), OTA Consumer Research (écart marketing/attentes consommateurs), stacked benefits, GLP-1

• Food Ingredients First, « Expo West 2026: Ingredient suppliers navigate reformulation »

• New Hope Network, « Anticipation builds for Expo West 2026 »

• Carrie Battan, « Is Dr. Bronner’s the Last Corporation With a Soul? », GQ US, 2023

• Nous Sommes Vivants, Le Capacity Score — diagnostic de maturité

• Nous Sommes Vivants, Les Lauriers de la Régénération 2025

• Nous Sommes Vivants, Livre blanc — Les impacts contributifs de la régénération, 2025

• Nous Sommes Vivants, L’économie régénérative, ça rapporte

• Nous Sommes Vivants, « Patagonia au prisme du Capacity Score », étude de cas, novembre 2025

• Patagonia, « Regenerative Organic Collection — Patagonia Provisions »

• Patagonia, « Cotton for Change — 2 200 farmers, ROC cotton »

• Nous Sommes Vivants, « Expanscience — Capacity Score d’une trajectoire régénérative », étude de cas, février 2026

• Nous Sommes Vivants, « Danone — du cahier des charges le plus exigeant d’Europe à l’innovation visible en rayon », étude de cas, février 2026

• Nous Sommes Vivants, « LVMH Laine — de l’international à une filière laine française ? », étude de cas, février 2026

• Nous Sommes Vivants, « Planet Score × Indice de Régénération : quand l’étiquette valide les progrès du terrain », mars 2026

• ROA, Annual Report 2024 ; communiqué de presse ROA, septembre 2025

• USDA ERS, Organic Situation Report, février 2025

• AgFunderNews, « Whole Foods widens the road to regenerative certification with SCI standard », 10 février 2026

• Regeneration International, « SCI approved as regenerative certification by Whole Foods Market », 7 février 2026

• Naturalia, « Naturalia récompensée aux Lauriers de la Régénération 2025 »

• Nous Sommes Vivants, Lauriers de la Régénération — vidéo édition 2024 et vidéo édition 2025

• NielsenIQ, « What is regenerative agriculture and what does it mean for CPG? », Leading Edge Report, août 2022

• Green Seed Group / EatQ, « Regenerative agriculture +1 300 % at Expo West 2024 », mars 2024

• Benzinga / PRNewswire, « Regenified launches at ExpoWest 2022 », mars 2022

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