

LÉGENDE ⚫ NOIR — SOCLE ONTOLOGIQUE 🟠 ORANGE — PRÉSENCE A RENFORCER 🔴 ROUGE — EN DEVENIR (ABSENCES ONTOLOGIQUES)
RESUMÉ
L’apport majeur de l’ontologie de Nous Sommes Vivants sur la régénération u monde actuel réside dans le basculement d’une logique de gestion de ressources vers une stratégie de soin et de continuité.
1. Une nouvelle boussole stratégique : La Continuité
L’apport fondamental est de transformer la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) d’une fonction de conformité en une stratégie de survie économique.
- De la morale à la matière : Le soin n’est plus une option éthique, mais la condition matérielle indispensable à toute activité économique durable.
- La finitude comme cadre créatif : En intégrant les Limites Planétaires, l’économie accepte enfin la grammaire physique du monde, ce qui permet de passer d’une croissance illimitée à une viabilité structurée.
- La Redirection Écologique : Elle offre le courage de renoncer aux activités incompatibles avec la vie pour concentrer les forces sur ce qui soutient le vivant.
2. Une architecture organisationnelle résiliente
L’approche redéfinit la structure même des entreprises pour les rendre plus robustes face aux chocs.
- L’organisation réticulaire : Inspirée par le Mycélium, l’intelligence est décentralisée dans les liens, favorisant la coopération plutôt que le contrôle hiérarchique.
- L’Holobionte organisationnel : L’entreprise se reconnaît comme un écosystème de relations (humains, bactéries, flux), ce qui renforce sa capacité de Mutualité et de symbiose avec son milieu.
- La Biorégion : L’apport est ici l’Atterrissage : les organisations quittent le fantasme « hors-sol » pour se réancrer dans les réalités locales et la souveraineté industrielle.
3. Un métabolisme économique régénératif
L’approche de Nous Sommes Vivants propose une mutation profonde de la création de valeur.
- Le Triple Capital : Elle impose une comptabilité qui intègre la santé de la biosphère et de l’humain au même titre que le profit financier.
- La Fertilité circulaire : Le concept de Compost permet de transformer les échecs ou les déchets industriels en terreau fertile pour de nouveaux cycles de vie.
- La Convivialité des outils : En suivant Ivan Illich, elle prône des technologies qui libèrent l’humain et servent le vivant, évitant que les institutions ne deviennent prédatrices.
4. Une mutation de la psyché et du récit
Enfin, cet imaginaire apporte des remèdes à l’éco-anxiété en proposant un rôle actif et désirable pour l’humain.
- L’Éco-lucidité : Elle transforme l’angoisse en Capacité d’agir, en utilisant l’émotion comme une boussole pour naviguer dans l’incertitude.
- Le Multicentrisme : En décentrant l’humain, elle permet de redécouvrir des alliés parmi les autres espèces (Diplomatie du vivant).
- La Sobriété Joyeuse : Portée par Satish Kumar, elle montre que la frugalité n’est pas un renoncement mais une fête des sens et du lien, rendant le futur désirable.
oici les 10 imaginaires fondamentaux qui structurent ce nouveau paradigme centré sur le Soin (Care) :
- L’Imaginaire de la continuité tenue (L’Axe Majeur) : Le monde n’est pas une machine autonome mais un ensemble qui « tient » parce qu’une présence active veille, relie et soutient chaque élément. Le soin y est une condition d’existence absolue.
- L’Imaginaire du monde compté mais praticable : La finitude (limites planétaires) n’est pas une prison mais ce qui donne de la consistance et du poids à chaque geste. Le monde est fini, et c’est cette épaisseur qui fonde notre responsabilité.
- L’Imaginaire de l’être-composé : L’individu isolé est une fiction ; nous sommes des « êtres-en-relation ». Rien n’est pur ou seul, et l’identité émerge de ce avec quoi nous sommes en lien.
- L’Imaginaire de l’immersion : Il n’y a pas d’ »extérieur » à l’environnement. Nous sommes immergés dans un milieu qui nous constitue autant que nous le façonnons : agir sur le monde, c’est agir sur soi.
- L’Imaginaire du monde sensible : Le vivant se définit par sa capacité à être affecté et à réagir. Le monde n’est pas neutre ; toute action est un contact qui touche et affecte les autres existants.
- L’Imaginaire du faire-avec (Sympoïèse) : Rien ne s’engendre seul. Les formes de vie et les projets émergent de processus collectifs et relationnels où le devenir est toujours partagé.
- L’Imaginaire du monde peuplé : Le monde est un tissu de sujets, humains et non-humains, qui répondent et résistent. La subjectivité est distribuée partout dans le vivant.
- L’Imaginaire du souterrain actif : La force d’une organisation réside dans ses réseaux invisibles (mycélium) et la qualité des liens diffus plutôt que dans un contrôle centralisé.
- L’Imaginaire de la juste limite : La frontière vivante (membrane) n’est pas une fermeture mais une fonction de maintien qui permet d’échanger sans se dissoudre.
- L’Imaginaire de l’action et des récits : L’humain habite des récits qui orientent sa coexistence avec le vivant. Transformer notre rapport au monde demande de cultiver des imaginaires « non héroïques » et situables.
AXE MAJEUR — Le vivant comme relation de soin
🜂 Imaginaire de la continuité tenue
Le monde tient parce que quelque chose veille, relie, soutient.Le soin désigne ici une condition d’existence :la continuité du monde dépend de relations qui soutiennent, relient, ajustent. Une présence active.
Personnes & apports
- Satish Kumar
Le soin est une relation ontologique fondamentale entre le sol, l’âme et la société (soil–soul–society).
Il n’existe pas de séparation légitime entre écologie, spiritualité et économie : toute rupture affaiblit le vivant.
La sobriété joyeuse n’est pas un renoncement mais une condition de continuité et de paix avec le monde. - Joan Tronto
Le care n’est pas une morale individuelle mais une structure du monde commun.
La dépendance et la vulnérabilité ne sont pas des défauts à corriger mais des réalités constitutives du vivant.
Le soin devient politique dès lors qu’il est reconnu comme condition collective de maintien de la vie. - Ivan Illich
Le soin véritable passe par le respect des seuils et des limites, non par l’extension infinie des dispositifs.
Les institutions deviennent prédatrices lorsqu’elles prétendent réparer sans fin ce qu’elles contribuent à dégrader.
La convivialité des outils est une condition ontologique du soin : ce qui dépasse l’échelle humaine détruit la relation. - Baruch Spinoza
Le soin n’est ni moral ni compassionnel : il est augmentation de la puissance d’exister (conatus).
La joie est un indicateur ontologique de justesse dans la relation au monde, non une émotion décorative.
Il existe une continuité stricte entre corps, affects, pensée et monde : soigner, c’est réordonner les relations. - Simone Weil
L’attention est la forme la plus exigeante et la plus juste du soin.
Consentir au réel ne signifie pas s’y soumettre, mais renoncer à la domination illusoire.
Le soin authentique est sans héroïsme : il est présence fidèle à ce qui est fragile. - Donald Winnicott
Le vivant ne se développe que dans un environnement « suffisamment bon ».
Le soin n’est pas une intervention ponctuelle mais une qualité de milieu (holding).
La continuité relationnelle est une condition d’existence, non un supplément psychologique. - Thomas Berry
Le soin s’inscrit dans une cosmologie : l’humain fait partie d’une communauté terrestre vivante.
La crise écologique est avant tout une crise de relation et de récit.
Continuer à vivre suppose de réintégrer l’économie et la culture dans les processus du vivant.
I. FONDATIONS ET LOIS DU VIVANT
La finitude constitutive du monde vivant
🜂 Imaginaire du monde compté mais praticable
Tout a du poids, une limite, une épaisseur. Chaque geste compte parce que le monde n’est pas infini. La finitude fonde la consistance des choses.
Personnes & apports
- Hans Jonas
La finitude du monde impose une responsabilité orientée vers l’avenir.
L’éthique n’est plus seulement interhumaine mais tournée vers la continuité du vivant.
Le principe de précaution est ontologique avant d’être réglementaire. - Nicholas Georgescu-Roegen
Le vivant est soumis à l’entropie et à l’irréversibilité matérielle.
Toute activité économique consomme des capacités non substituables.
La finitude n’est pas négociable : elle structure ce qui est possible. - Herman Daly
L’économie doit être encastrée dans les limites biophysiques.
La croissance illimitée est incompatible avec un monde fini.
La mesure devient une condition de viabilité, non une contrainte morale. - Günther Anders
L’écart entre puissance technique et capacité morale crée une irresponsabilité structurelle.
Le monde fini est exposé à des effets produits sans intention ni maîtrise.
La lucidité est une condition de survie, pas un pessimisme.
Le vivant comme assemblage relationnel
🜂 Imaginaire de l’être-composé
On existe par ce avec quoi l’on est en relation. Rien n’est pur, rien n’est seul. L’identité est faite de relations.L’unité est toujours secondaire par rapport à la relation. L’être est relationnel par constitution
Personnes & apports
- Lynn Margulis
Le vivant est un assemblage symbiotique, non une entité isolée.
L’individu biologique est toujours déjà collectif.
La coopération est un moteur majeur de l’évolution. - Anna Tsing
Les formes de vie émergent dans des assemblages précaires et situés.
Continuer à vivre ne suppose pas un monde intact mais des relations possibles.
La contamination et l’impureté sont des conditions d’existence. - Gilbert Simondon
L’individuation est un processus relationnel, jamais achevé.
L’être ne précède pas ses relations : il en émerge.
Le milieu associé est constitutif de toute forme vivante. - Gregory Bateson
Les systèmes vivants sont faits de boucles relationnelles.
Les pathologies viennent d’erreurs de relation et de cadre.
Penser le vivant exige une écologie de l’esprit.
Le vivant comme être-en-milieu
🜂 Imaginaire de l’immersion
Il n’y a pas d’extérieur. On ne sort jamais du monde. Il n’y a pas de dehors.L’existence est immersion continue dans un ensemble de conditions. Le milieu n’entoure pas l’être : il le constitue. Toute action est déjà une interaction.
Personnes & apports
- Augustin Berque
L’humain est un être-milieu : il est façonné par ce qu’il habite.
Le monde n’est pas un décor mais une relation vécue.
La séparation sujet/objet est une abstraction moderne. - Tim Ingold
Habiter, c’est cheminer dans un monde de lignes et de relations.
Le vivant est un processus, pas un stock.
La connaissance est toujours située dans le faire. - Maurice Merleau-Ponty
Le corps est la condition première de l’accès au monde.
La perception est déjà relationnelle.
Il n’existe pas de point de vue extérieur au monde vécu.
La sensibilité constitutive du vivant
🜂 Imaginaire du monde sensible
Le monde réagit. Le monde ressent. La capacité à être affecté est une propriété ontologique du vivant. Le monde n’est pas neutre : il est traversé par des relations sensibles entre existants. Agir, c’est toujours toucher quelque chose. Agir, c’est toujours affecter.
Personnes & apports
- Jakob von Uexküll
Chaque vivant habite un monde perceptif spécifique (Umwelt).
Le réel est pluriel, vécu différemment selon les formes de vie.
La sensibilité est constitutive de l’existence. - Vinciane Despret
Les vivants répondent quand on leur pose les bonnes questions.
Connaître, c’est entrer en relation, pas extraire des données.
La sensibilité est un mode d’intelligence du vivant. - David Abram
Le monde est parlant avant d’être mesurable.
Le sensible fonde la relation au vivant.
La perte du sensible est une perte ontologique. - Henri Maldiney
Exister, c’est être affecté et ouvert à l’événement.
Le vivant est exposition, non clôture.
La sensibilité précède toute représentation.
L’autonomie irréductible du vivant
🜂 Imaginaire de l’altérité respectée
Chaque vivant possède une dynamique propre. Son être n’est jamais totalement réductible à une autre logique.L’autonomie est une propriété ontologique relative : être autonome, c’est être capable de produire ses propres normes. Quelque chose résiste toujours. Le réel n’obéit pas complètement. Le réel ne se laisse pas entièrement maîtriser. La coopération est plus féconde que le contrôle.
Personnes & apports
- Baptiste Morizot
Les autres vivants sont des partenaires, non des ressources.
La coexistence suppose des négociations continues.
L’altérité est une condition du vivant. - Michel Serres
Le monde est un acteur à part entière.
Toute relation est asymétrique et instable.
La maîtrise totale est une illusion destructrice. - Georges Canguilhem
Le vivant définit ses propres normes.
La santé est capacité d’invention face aux contraintes.
Normaliser le vivant, c’est le mutiler. - Cornelius Castoriadis
Le monde n’est pas entièrement déterminé.
L’autonomie est création de formes nouvelles.
Toute société doit reconnaître ses propres limites.
Le co-engendrement des formes vivantes
🜂 Imaginaire du faire-avec
Rien ne se produit seul. Rien n’advient seul. Les formes du vivant émergent de processus relationnels. Aucune forme ne se produit isolément.L’être est toujours co-émergence.
Le devenir est partagé.
Personnes & apports
- Donna Haraway
Le vivant se fabrique avec et jamais seul.
La sympoïèse remplace l’illusion de l’autonomie.
Les devenirs sont multispecies. - Edgar Morin
Le vivant est organisation de relations.
La complexité est une condition de la vie.
La séparation des savoirs empêche de comprendre le réel. - Alfred North Whitehead
Le réel est fait d’événements, non de substances.
Toute existence est relationnelle.
Le monde est un devenir continu. - Henri Bergson
La vie est élan créateur.
Le devenir précède la forme.
La créativité est immanente au vivant. - Ilya Prigogine
L’ordre émerge du déséquilibre.
Les systèmes vivants sont loin de l’équilibre.
Le devenir est irréversible.
Le monde comme tissu de sujets vivants
🜂 Imaginaire du monde peuplé
Le monde n’est pas muet. Il répond, résiste, compose. Le monde est composé de multiples centres d’expérience. La subjectivité n’est pas réservée à l’humain.Le réel est peuplé d’agents, humains et non humains. L’action est distribuée.
Personnes & apports
- Bruno Latour
Les non-humains agissent.
Le monde est un collectif d’acteurs.
La modernité a nié cette évidence. - Philippe Descola
Il existe plusieurs manières d’être au monde.
Le naturalisme n’est pas universel.
Les ontologies sont plurielles. - Eduardo Kohn
Le vivant pense au-delà de l’humain.
Les signes circulent entre espèces.
Le monde est sémiotique. - Eduardo Viveiros de Castro
Les points de vue produisent des mondes différents.
L’humain n’est pas central.
Le réel est ontologiquement multiple.
II — ARCHITECTURE DU VIVANT
L’organisation réticulaire du vivant
🜂 Imaginaire du souterrain actif
Le vivant n’est pas structuré par des unités premières mais par des relations de relations.
L’être n’est pas localisable dans un point ; il circule. La consistance d’un système vivant tient à la qualité des liens, à leur densité, leur plasticité, leur capacité à faire passer de l’énergie, de l’information, du sens. Ce qui soutient l’existence est souvent indirect, médiat, non spectaculaire L’essentiel circule hors des centres visibles. Ce qui compte est souvent invisible, lent, diffus.
Personnes & apports
- Fritjof Capra
Le vivant s’organise en réseaux interdépendants plutôt qu’en chaînes linéaires.
La stabilité provient de la qualité des relations, non du contrôle centralisé.
Toute rupture de réseau fragilise l’ensemble du système. - Henri Atlan
Les systèmes vivants s’auto-organisent sans plan directeur.
L’ordre peut émerger du désordre sous certaines conditions relationnelles.
La complexité est une propriété du vivant, pas un défaut à éliminer. - Michel Callon
Les collectifs sont constitués d’humains et de non-humains en interaction.
Les réseaux produisent la réalité autant qu’ils la décrivent.
L’action est toujours distribuée, jamais purement individuelle.
L’existence de frontières vivantes et régulées
🜂 Imaginaire de la juste limite
Tenir, ce n’est ni fermer ni dissoudre. Ni clôture, ni dissolution. La vie tient par des seuils vivants. Une frontière vivante permet à un être de se maintenir tout en restant en relation. L’être se définit par sa capacité à réguler ce qui entre et ce qui sort, à moduler ses seuils, à transformer sans se dissoudre. La limite est une fonction ontologique de maintien, non un obstacle.
Personnes & apports
- Francisco Varela
Les systèmes vivants se définissent par des frontières opérationnelles.
Une frontière vivante permet l’échange tout en maintenant l’identité.
La clôture absolue comme l’ouverture totale sont mortifères. - Humberto Maturana
L’autopoïèse décrit la capacité du vivant à se produire lui-même.
Les limites sont générées de l’intérieur du système.
L’organisation vivante repose sur la cohérence relationnelle. - Peter Sloterdijk
Les êtres vivent dans des sphères protectrices et relationnelles.
Les frontières sont des conditions d’habitabilité.
La destruction des enveloppes produit de la vulnérabilité systémique.
L’interdépendance constitutive du vivant
🜂 Imaginaire de la dépendance assumée
La relation est vitale. L’interdépendance n’est pas une relation secondaire entre entités déjà constituées. Elle est la condition même de l’existence. Être, c’est dépendre de multiples autres êtres, processus et milieux. L’autonomie du vivant est toujours relative, relationnelle, située.
Personnes & apports
- Arne Næss
Toute forme de vie possède une valeur intrinsèque.
L’humain est un nœud parmi d’autres dans la trame du vivant.
La dépendance n’est pas une faiblesse mais une condition d’existence. - Robin Wall Kimmerer
Le vivant fonctionne par réciprocité et dons mutuels.
La gratitude est une posture écologique, pas symbolique.
La relation précède l’usage. - Isabelle Delannoy
Les systèmes vivants prospèrent par symbiose et coopération.
L’économie doit être pensée comme relation vivante.
L’interdépendance suppose des ajustements permanents. - Lynn Margulis
L’évolution repose sur des alliances durables.
L’indépendance absolue est une fiction biologique.
Le vivant est toujours déjà interdépendant.
La continuité relationnelle comme condition d’existence
🜂 Imaginaire de la réparation silencieuse
Ce qui tient est ce qui peut se réparer. Ce qui tient est ce qui se répare. Le vivant ne se maintient pas par stabilité, mais par capacité à reconfigurer ses relations.
La continuité est un processus, non un état. L’être persiste parce qu’il peut réparer, réajuster, re-lier ce qui a été fragilisé. La durée du vivant est une durée réparatrice.
Personnes & apports
- John Bowlby
La continuité relationnelle est une condition de sécurité vitale.
La rupture répétée fragilise durablement les capacités d’exploration et de confiance.
Le soin ne consiste pas à supprimer la dépendance, mais à la rendre fiable. - Daniel Stern
Le soi se constitue dans la continuité des interactions.
Les micro-ruptures réparées renforcent la vitalité relationnelle.
Le développement est un processus co-régulé, jamais solitaire. - Eugene Gendlin
Le vivant s’oriente par une intelligence corporelle (felt sense).
La continuité n’est pas mentale mais incarnée.
Ce qui peut être senti peut être ajusté et réparé.
La communalité des conditions de vie
🜂 Imaginaire du fond partagé
Certaines conditions d’existence ne sont pas produites par un individu ni appropriables par lui. Elles constituent un fond ontologique commun. La vie repose sur des supports partagés : sols, cycles, climats, langages, relations. L’être vivant est toujours co-fondé. Certaines conditions d’existence ne peuvent être appropriées. Certaines choses ne peuvent appartenir à personne.
Personnes & apports
- Elinor Ostrom
Les communs sont des systèmes vivants de gouvernance.
Leur viabilité repose sur des règles situées, non sur la privatisation ou l’État central.
La coopération est une compétence collective observable. - Marcel Mauss
Le don fonde les relations sociales durables.
L’échange n’est jamais purement économique.
La réciprocité structure les collectifs vivants. - Alain Caillé
Le paradigme du don dépasse l’opposition marché/État.
Le lien précède l’intérêt individuel.
Les communs sont des faits sociaux totaux. - Pierre Dardot
Le commun est une pratique, pas une ressource donnée.
Il suppose un engagement continu.
La communalité est une construction politique vivante. - Christian Laval
Le commun s’oppose à l’appropriation sans tomber dans l’abstraction.
Il engage des formes de vie.
Gouverner, c’est instituer des relations soutenables.
La proportionnalité humaine au monde vécu
🜂 Imaginaire de la juste échelle
L’humain a une taille. Au-delà, il se perd. L’humain existe dans des proportions finies, corporelles, temporelles, cognitives.Son être est dimensionné. La viabilité de l’existence humaine dépend de la correspondance entre capacités et milieux.
Être humain, c’est être proportionné.
Personnes & apports
- E. F. Schumacher
Ce qui est trop grand devient inhumain et destructeur.
La proportion est une condition de sens et de soin.
La technologie doit rester à l’échelle du vivant. - Jacques Ellul
La technique tend à s’autonomiser.
La perte de mesure produit de l’aliénation.
La liberté humaine suppose des limites choisies.
L’inscription territoriale biorégionale du vivant
🜂 Imaginaire du lieu qui fait être
On est façonné par là où l’on vit. Le territoire n’est pas un décor mais un co-producteur de l’existence. Le vivant est façonné par les conditions locales qui le soutiennent. L’être est toujours territorialisé, inscrit dans des cycles, des rythmes, des matières spécifiques.
Personnes & apports
- Peter Berg
Le territoire est une unité de vie, pas une abstraction administrative.
La biorégion articule écologie, culture et économie.
Habiter, c’est connaître les limites locales. - Gary Snyder
Le lieu façonne les pratiques et les récits.
La sobriété est une intelligence du territoire.
La poésie est une forme de connaissance écologique. - Wendell Berry
Le soin du lieu conditionne la continuité des communautés.
L’extractivisme détruit autant les sols que les cultures.
L’économie doit rester enracinée.
La vulnérabilité du réel aux modes d’intervention
🜂 Imaginaire de la délicatesse active
Le réel vivant est sensible aux manières de faire, pas seulement aux intentions. Toute action modifie un réseau de relations existantes. L’être du monde est touchable, transformable par contact, par usage, par rythme.
Personnes & apports
- Rachel Carson
Les actions techniques produisent des effets invisibles et différés.
Le vivant est sensible aux perturbations chimiques.
La prudence est une forme de responsabilité. - Aldo Leopold
Une action est juste si elle préserve l’intégrité du vivant.
L’éthique de la terre reconnaît la vulnérabilité des systèmes.
Le soin passe par la retenue. - Olivier Hamant
La robustesse vient de la non-optimisation.
Les systèmes trop performants deviennent fragiles.
Le vivant privilégie le tenable au maximal. - René Dubos
Le progrès technique doit être contextualisé.
La santé dépend des relations avec le milieu.
Penser globalement exige d’agir localement.
III — MÉTABOLISME DU VIVANT
La fertilité comme condition matérielle du vivant
🜂 Imaginaire du sol porteur
Tout commence lentement, par en bas.La fertilité est la capacité d’un milieu à engendrer et renouveler la vie. Elle est dynamique relationnelle entre matière, cycles, micro-vie, pratiques et temps. Elle rend possible la continuité : ce qui est reçu peut redevenir condition d’être.
Personnes & apports
- Elaine Ingham
Le sol est un écosystème vivant structuré par des réseaux microbiens.
La fertilité dépend de relations biologiques, non d’intrants isolés.
Dégrader ces réseaux affaiblit durablement la capacité du vivant à continuer. - Masanobu Fukuoka
La fertilité émerge quand l’intervention humaine se met en retrait.
Le non-agir n’est pas passivité mais accord avec les processus du vivant.
La simplicité est une intelligence écologique. - H. P. Rusch
Les sols se construisent par accumulation lente de relations organiques.
L’agriculture industrielle rompt ces cycles fondamentaux.
La santé du sol conditionne celle des sociétés humaines. - Vandana Shiva
La fertilité est liée à la diversité biologique et culturelle.
La souveraineté des semences est une condition de continuité du vivant.
L’extractivisme agricole détruit des capacités vitales.
La transformation des fins en continuité
🜂 Imaginaire de la transmutation
Les fins nourrissent les commencements. Le vivant convertit ce qui s’achève en conditions nouvelles d’existence. Les fins sont des passages. La continuité se maintient par recomposition plutôt que par conservation.
Personnes & apports
- Antoine Lavoisier
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
La matière circule en permanence.
La fin d’un état est la condition d’un autre. - Ilya Prigogine
Les systèmes vivants sont loin de l’équilibre.
Le désordre peut produire de l’organisation.
Le devenir est irréversible et créateur. - Edgar Morin
Toute fin contient un potentiel de recomposition.
Les systèmes vivants se transforment en intégrant leurs crises.
Penser la continuité suppose d’accepter l’incertitude.
La pluralité indissociable des dimensions du vivant
🜂 Imaginaire du monde non réductible
Aucune dimension ne suffit seule. Le vivant est épaisseur : biologique, matérielle, relationnelle, symbolique, territoriale. Ces dimensions sont indissociables. L’existence vivante est une composition irréductible.
Personnes & apports
- Amartya Sen
La valeur se mesure en capacités de vie, non en flux abstraits.
Les dimensions sociales, économiques et écologiques sont indissociables.
Réduire la vie à un indicateur produit de la cécité. - Karl William Kapp
Les coûts réels sont écologiques et sociaux avant d’être financiers.
Les modèles économiques invisibilisent les dommages au vivant.
L’économie doit rendre compte de ses effets matériels. - Polanyi Karl
L’économie est encastrée dans les relations sociales et écologiques.
La désencastration produit des déséquilibres destructeurs.
La pluralité des sphères est une condition de stabilité.
La rythmicité temporelle du vivant
🜂 Imaginaire du temps respirant
Le temps est cyclique, pas linéaire. Le temps du vivant est fait de phases, seuils, latences et reprises. La viabilité dépend de temporalités habitables. Le vivant persévère par alternance.
Personnes & apports
- Henri Lefebvre
Les sociétés vivent selon des rythmes multiples.
La synchronisation forcée détruit les équilibres.
Respecter les rythmes est une condition de santé collective. - Barbara Adam
Le temps est un facteur écologique.
Les effets différés sont souvent invisibles au moment de l’action.
La responsabilité s’étend dans le temps. - Hartmut Rosa
L’accélération affaiblit la relation au monde.
La résonance est une alternative ontologique à la performance.
Ralentir est une condition de présence.
La réciprocité des échanges vitaux
🜂 Imaginaire du retour
Ce qui est pris ou donné appelle réponse. Les échanges vitaux fonctionnent en boucles. Ce qui circule transforme les relations. La réciprocité maintient la capacité relationnelle.
Personnes & apports
- Marshall Sahlins
L’abondance peut naître de la suffisance.
Les échanges sont d’abord relationnels.
Le don structure les sociétés viables. - Marcel Mauss
Donner, recevoir et rendre fondent la vie sociale.
L’échange crée des obligations réciproques.
La rupture de la réciprocité fragilise le collectif.
L’existence de formes incompatibles avec le vivant
🜂 Imaginaire du discernement calme
Tout n’est pas compatible. Choisir fait partie de tenir. Certaines formes soutiennent la continuité du vivant, d’autres l’affaiblissent. Cette différence se lit dans les effets produits. Choisir revient à reconnaître ce qui augmente la capacité d’être.
Personnes & apports
- Gregory Bateson
Certaines logiques détruisent les boucles vitales.
Les erreurs épistémologiques produisent des dégâts systémiques.
Le discernement est une compétence écologique. - Ivan Illich
Au-delà de certains seuils, les systèmes deviennent contre-productifs.
L’incompatibilité n’est pas morale mais structurelle.
Refuser certaines formes est une condition de survie.
L’économie comme forme d’existence du vivant humain
🜂 Imaginaire de l’économie incarnée
Produire et vivre ne sont pas séparables. L’économie organise les conditions de subsistance et d’interdépendance humaines. Elle institue ce qui circule, se protège et se transmet. Elle tient lorsqu’elle soutient les milieux et relations dont elle dépend.
Personnes & apports
- Karl Polanyi
L’économie doit rester encastrée dans le social et le vivant.
La marchandisation intégrale détruit les conditions de vie.
La protection du vivant est une fonction sociale centrale. - André Gorz
Le travail doit être subordonné à la vie.
L’autonomie est une condition de dignité.
La croissance n’est pas une finalité. - Herman Daly
L’économie est un sous-système du vivant.
Les limites biophysiques sont non négociables.
La stabilité prime sur l’expansion.
La structuration des usages par le vivant lui-même
🜂 Imaginaire du réel orientant
Le vivant indique ce qui est possible. Le réel possède des propriétés, seuils et rythmes. Ils orientent les usages possibles. Les formes d’action viables émergent des capacités des milieux.
Personnes & apports
- James J. Gibson
Les environnements offrent des possibilités d’action (affordances).
Le réel oriente l’usage sans prescription.
Le design doit écouter le milieu. - Christopher Alexander
Les formes vivantes soutiennent la vie quand elles sont ajustées.
La qualité d’un système se juge à sa vitalité.
Le bon design émerge de l’attention au réel. - Yona Friedman
Les usages doivent rester ouverts et adaptables.
L’habitant est co-créateur des formes.
La flexibilité est une condition d’habitabilité.
IV — CONDITION HUMAINE DANS LE VIVANT
L’humain comme vivant parmi les vivants
🜂 Imaginaire du décentrement actif
Le monde est peuplé d’agents multiples. L’humain agit parmi d’autres puissances d’agir. Sa singularité réside dans sa capacité de relation.Cette capacité permet l’ajustement des pratiques, récits et institutions. Elle rend possible la transformation collective
Personnes & apports
- Baruch Spinoza
L’humain persévère dans l’existence (conatus) comme tout vivant.
La joie signale une augmentation de puissance d’agir relationnelle.
Le bien n’est pas moral : il est ce qui renforce la vie. - Philippe Descola
L’humain n’est pas séparé ontologiquement du reste du vivant.
Le naturalisme occidental est une exception historique.
Décentrer l’humain permet de recomposer les relations au monde. - Eduardo Viveiros de Castro
Chaque être est sujet depuis son propre point de vue.
Le monde est pluriel avant d’être commun.
La coexistence suppose une diplomatie ontologique.
L’humain comme être en relation
🜂 Imaginaire du tiers relationnel
Un tiers stabilise l’espace relationnel sans se substituer. Il régule, protège et rend possible la transformation. Il soutient la continuité. L’humain n’est pas un sujet séparé faisant face à un monde-objet. Il est un être situé, pris dans des relations biologiques, sociales, symboliques et écologiques qui le précèdent et le traversent. Son existence est toujours déjà relationnelle.
- Baruch Spinoza
L’humain est un mode du vivant parmi d’autres. Son essence n’est pas la raison abstraite mais le conatus : l’effort pour persévérer dans son être, toujours affecté par ce qui l’entoure. L’humain n’existe qu’en composition avec d’autres êtres. - Marcel Mauss
L’individu autonome est une fiction. L’humain est constitué par des liens d’obligation, de don et de réciprocité. La condition humaine est d’emblée sociale et relationnelle. - Tim Ingold
Être humain, c’est habiter un monde, cheminer dans des lignes de vie partagées. L’existence humaine est un tissage continu avec des milieux, des humains et des non-humains.
La vulnérabilité humaine comme condition de relation
🜂 Imaginaire de la fragilité habitée
L’humain est un vivant terrestre, composé de matière, de cycles et de milieux. Son existence est une appartenance incarnée. La continuité humaine dépend de celle des milieux.
Personnes & apports
- Donald Winnicott
Le vivant humain se développe dans un environnement soutenant.
Le soin précède l’autonomie.
Sans cadre suffisamment bon, la capacité d’exister se fragilise. - Judith Butler
La vulnérabilité est partagée et relationnelle.
Les vies sont inégalement soutenues.
Reconnaître la vulnérabilité fonde une éthique du commun. - Simone Weil
L’attention est la forme la plus haute du soin.
Consentir au réel n’est pas se résigner.
La fragilité appelle une présence juste, non une domination.
La capacité humaine de soin et de retenue
🜂 Imaginaire de prendre soin
Ce qui singularise l’humain dans le tissu du vivant n’est pas sa capacité à dominer, mais sa capacité à reconnaître, soutenir et renforcer la vie, y compris en s’abstenant d’agir.
- Ivan Illich
La capacité humaine majeure est la retenue : savoir reconnaître les seuils au-delà desquels l’intervention détruit. Le soin passe souvent par le non-agir ou l’agir minimal. - Simone Weil
Le soin comme attention radicale : suspendre la volonté de maîtrise pour laisser être le réel. La justesse humaine apparaît lorsque l’ego se retire. - Satish Kumar
La capacité humaine de soin relie le matériel, le psychique et le social. Prendre soin du sol, des relations et des récits est une seule et même dynamique.
L’humain comme être de limites et de discernement
L’humain vit dans un monde fini. Sa condition n’est pas d’optimiser indéfiniment,
mais de discerner, de choisir, de renoncer La limite n’est pas une contrainte extérieure,
mais une condition de la continuité du vivant.
- Hans Jonas L’humain est responsable parce qu’il peut détruire irréversiblement. Le discernement devient une condition de l’action humaine.
- Cornelius Castoriadis L’autonomie humaine réside dans la capacité à s’auto-limiter.
- L’illimitation est une pathologie ontologique.
- Gregory Bateson Les catastrophes proviennent d’erreurs de cadre. Le discernement consiste à reconnaître les boucles relationnelles du vivant.
L’humain comme être d’imaginaire agissant
🜂 Imaginaire de l’action L’humain n’habite pas seulement des milieux matériels.
Il habite aussi des récits. Les imaginaires orientent les manières d’agir et de coexister avec le vivant.
- Cornelius Castoriadis Les sociétés se constituent par des imaginaires instituants. Transformer le rapport au vivant implique de transformer les récits.
- Bruno Latour Les modernes ont cru vivre hors-sol Atterrir, c’est reconnaître les acteurs non-humains avec lesquels cohabiter.
- Ursula K. Le Guin Les récits non héroïques rendent pensables d’autres manières d’habiter. L’imaginaire est une condition de viabilité.
L’humain comme être capable de coopération élargie
🜂 Imaginaire de la coopération L’humain n’est pas condamné à la prédation. Sa condition comprend une capacité réelle de coopération, y compris avec le non-humain.
- Elinor Ostrom Les humains peuvent gérer collectivement le vivant sans le détruire. La coopération est une capacité effective.
- Robin Wall Kimmerer La réciprocité avec le vivant est une compétence culturelle. L’humain peut apprendre à rendre.
- Baptiste Morizot La diplomatie du vivant repose sur négociation et ajustement. Coexister suppose attention et composition.
ANNEXE : Grille des concepts explorés par nous sommes vivants
Voici la liste intégrale des concepts ontologique
AXE MAJEUR
- Soin du vivant
I. Fondations et lois du vivant
- Finitude planétaire
- Être-holobionte
- Être-milieu
- Sensibilité du vivant
- Autonomie du vivant
- Co-engendrement du vivant
- Monde-vivant-sujet
II. Architecture du vivant
- Réseau vivant
- Frontière vivante
- Interdépendance vivante
- Continuité relationnelle
- Communalité du vivant
- Mesure humaine du monde
- Ancrage biorégional
- Ménagement du réel
III. Métabolisme du vivant
- Fertilité des sols
- Transformation fertile
- Pluralité des capitaux du vivant
- Rythmicité du vivant
- Échange réciproque
- Incompatibilité écologique
- Forme économique vivante
- Orientation des usages
IV. Condition humaine dans le vivant
- Réflexivité humaine
- Ancrage terrestre
- Responsabilité d’embarquement du vivant
- Décentrement humain
- Habitation du monde
- Coexistence diplomatique
- Lucidité écologique
- Travail du deuil des futurs
V. Devenir du vivant (imaginaire ontologique)
- Potentialité vivante
- Transformation des formes
- Changement d’ère
- Accord au milieu
- Joie sobre
- Robustesse du vivant
- Capacité d’agir
- Abondance frugale
- Intelligence du vivant
Voici la liste intégrale des imaginaires
L’AXE MAJEUR : LE SOIN (CARE)
En 2026, le Soin devient la stratégie centrale de continuité. On ne gère plus des actifs, on soigne des capacités pour que l’activité puisse durer.
I. Fondations et Lois du Vivant (Ontologie & Réalité)
- Les Limites Planétaires : La grammaire physique de l’action.
- L’Holobionte : L’humain et l’organisation comme écosystèmes de relations.
- Le Milieu (Mésologie) : Nous sommes ce que nous habitons.
- La Sentience : Reconnaissance de la subjectivité de tout ce qui vit.
- Le Sauvage : L’autonomie du vivant que l’on respecte.
- La Sympoïèse : « Faire avec » ; rien ne se crée seul.
- L’Ontologie du Vivant : Voir le monde comme un sujet, pas un objet.
- Condition matérielle (2026) : La biodiversité n’est plus un enjeu RSE, c’est le socle physique de la production (sols, eau, pollinisateurs). (Nouveau)
- Double Matérialité (CSRD) : L’interdépendance radicale entre les risques financiers et les impacts sur le monde. (Nouveau)
II. Architecture des Liens et Organisations (Structure)
- Le Mycélium : Intelligence des réseaux invisibles.
- La Membrane : La porosité nécessaire des organisations.
- La Mutualité : La symbiose active et l’entraide organisée.
- La Reliance : Recoudre les liens brisés (soi, terre, autres).
- Les Communs : Gouvernance partagée des ressources vitales.
- La Convivialité : Des outils qui servent le vivant.
- La Biorégion : L’échelle géographique du soin.
- Le Ménagement : Prendre soin du « déjà-là » sur un territoire.
- Souveraineté Industrielle (2026) : La relocalisation comme réponse à la vulnérabilité des chaînes mondialisées. (Nouveau)
- Capacité collective (2026) : Passer du facteur humain comme « frein » à la capacité d’agir ensemble face aux chocs. (Nouveau)
III. Économie et Métabolisme (Flux & Valeur)
- Le Sol : Régénérer l’humus avant de récolter les fruits.
- Le Compost : Transmuter les échecs industriels en fertilité.
- Le Triple Capital : Comptabilité Terre-Humain-Argent.
- Le Pouls : Respect des cycles, des saisons et de la finitude.
- La Réciprocité : L’éthique du don avec la nature.
- La Redirection Écologique : Renoncer aux activités incompatibles avec la vie.
- Le Business Model Régénératif (BMR) : La structure contributive de l’entreprise.
- L’Affordance : Le design qui invite naturellement au soin.
- Continuité d’activité (2026) : Le passage de la « Responsabilité » (réduire l’impact) à la « Capacité » (pouvoir continuer). (Nouveau)
- Cahier des charges régénératif (2026) : Intégrer la vitalité du vivant dès la conception technique d’un produit. (Nouveau)
- Flux de continuité (2026) : Privilégier la stabilité des flux sur le long terme plutôt que le pic de profit immédiat. (Nouveau)
- Triple Impact Harmonisé (2026) : Une valeur qui tient car elle sert simultanément l’économie, l’humain et la biosphère. (Nouveau)
IV. Psyché et Facteur Humain (Posture)
- Le Miroir : Réflexivité sur nos peurs et nos biais.
- L’Ancre (Atterrissage) : Fin du fantasme « hors-sol ».
- L’Arche (Protocole Noé) : Responsabilité de sauvegarde.
- Le Multicentrisme : Passer de l’égo-centrisme à l’éco-centrisme.
- L’Indigène (Habiter) : Faire corps avec son lieu.
- La Diplomatie du Vivant : Négocier avec le non-humain.
- L’Éco-lucidité : Transformer l’anxiété en force d’agir.
- La Désidération : Faire le deuil du futur industriel.
- L’Émotion comme Boussole (2026) : Utiliser la « Fresque des Émotions » pour naviguer dans l’incertitude. (Nouveau)
V. Mouvement et Nouveaux Récits (Imaginaire)
- La Graine : Puissance du potentiel.
- La Métamorphose : Processus de mue (dissolution/naissance).
- La Grande Bascule : L’imaginaire du changement d’ère.
- La Résonance : Vibration harmonieuse avec le milieu.
- La Désirabilité : Joie et esthétique dans la sobriété.
- La Résilience : Santé acquise par la diversité.
- Le Pouvoir d’Agir : Reprise d’autonomie.
- La Frugalité Créative : Abondance dans la simplicité.
- L’Intelligence du Vivant : Biomimétisme pour soigner nos systèmes.
- Régénération « Made in France » (2026) : L’imaginaire de la fierté industrielle retrouvée par l’alliance avec le sol local. (Nouveau)

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