Comment le conseil aux entreprises bascule-t-il vers le régénératif ? Agnès Rambaud-Paquin, membre du comité de pilotage de Conseil Regen, la communauté du conseil à visée régénérative hébergée par Syntec Conseil, y répond avec vingt-trois ans d’accompagnement en responsabilité sociétale, du reporting des premières directions RSE du CAC 40 aux refontes de business models. Avec Hugues Carlier, elle crée aujourd’hui /ré/alignements pour engager la profession dans une bascule franche vers le régénératif. Nous l’avons interrogée en mai 2026, un mois avant les Lauriers de la Régénération dont Conseil Regen était partenaire, sur la mutation des métiers du conseil et sur ce qui sépare une démarche de réduction des impacts négatifs d’une démarche régénérative.
En bref
Conseil Regen est la communauté du conseil à visée régénérative hébergée par Syntec Conseil : née de la CEC Consulting de 2023, elle réunit une trentaine de cabinets autour d’une charte de dix-neuf engagements.
Pour Agnès Rambaud-Paquin, membre de son comité de pilotage, le conseil change parce que la commande change : il passe de la réduction des impacts négatifs à un retournement de finalité.
Sept bascules réorganisent le métier : régénération, double matérialité, adaptation, prospective, métiers, robustesse, accompagnement long.
La transformation se joue sur trois chantiers : la tête, le cœur et le corps ; les directions des ressources humaines ; l’alignement du COMEX à la chaîne de valeur.
Au sommaire
- Conseil Regen : le conseil aux entreprises change de finalité
- Backlash RSE : vingt ans de stop-and-go
- Des directions RSE aux métiers et aux filières
- Conseil régénératif : les sept bascules
- Qu’est-ce que la régénération pour une entreprise ?
- Facteur humain et conduite du changement
- Conseil Regen, CEC, Syntec Conseil : la coalition
- Tendances RSE 2027 et outils de Nous Sommes Vivants
- Lauriers de la Régénération 2026
- Conseil Regen en huit questions
- Annexes : charte, gouvernance et membres
Lauriers de la Régénération 2026
Le rendez-vous annuel des produits, services et organisations qui contribuent activement à la régénération du vivant.
La troisième édition s’est tenue les 11 et 12 juin 2026, à Paris et en visioconférence. Elle a distingué 38 lauréats dans 15 secteurs où la régénération s’incarne : agriculture, alimentation, cosmétique, textile, finance, conseil, tourisme, architecture, numérique, éducation, gouvernance.
Conseil Regen : le conseil aux entreprises change de finalité
Le conseil à visée régénérative accompagne les entreprises au-delà de la réduction des impacts négatifs, jusqu’à ce que le territoire et ses habitants prospèrent avec leur activité, et l’activité avec eux.
Agnès Rambaud-Paquin siège au comité de pilotage de Conseil Regen, née de la Convention des Entreprises pour le Climat consulting de 2023. Sa mission : embarquer l’ensemble de la profession dans la bascule vers des modèles régénératifs. Une trentaine de cabinets pionniers — BL Évolution, Birdeo, Kéa Partners, Eurogroup Consulting, Des Enjeux et des Hommes, Bartle, Julhiet Sterwen, parmi d’autres — y ont signé une charte en dix-neuf points, et entendent rallier le reste de la profession au-delà du cercle des pure players déjà engagés.
La thèse d’Agnès Rambaud-Paquin : le métier du conseil change parce que la commande change. L’enjeu dépasse l’optimisation des feuilles de route et la réduction des externalités négatives ; il s’agit d’accompagner les entreprises dans un retournement de finalité — contribuer activement aux capacités du vivant, jusqu’à ce que le territoire et ses habitants prospèrent grâce à l’activité économique. Cette mutation appelle des consultants plus seniors, capables de parler aux comités exécutifs et aux conseils d’administration. Elle appelle une coalition entre conseil, finance et communication, parce que ces trois écosystèmes orientent ensemble les décideurs.
Elle appelle surtout l’angle qu’Agnès Rambaud-Paquin défend depuis l’origine : la conduite du changement. L’embarquement humain et la transformation organisationnelle font passer les feuilles de route régénératives de l’intention stratégique à la pratique. C’est cette dimension que son nouveau cabinet, /ré/alignements — co-fondé avec Hugues Carlier après leur départ du groupe Ecocert —, place au cœur des missions de transformation.
1. Contexte
Backlash RSE : vingt ans de stop-and-go dans le conseil
Interrogée sur l’évolution des entreprises, Agnès Rambaud-Paquin parle en cycles longs. Vingt-trois ans d’accompagnement lui ont appris à en reconnaître la pulsation : « Il y a eu sans arrêt des vagues de frein et d’accélération — les freins liés à la crise de 2008, les accélérations liées aux Grenelles de l’environnement, aux accords de Paris. C’est pour ça aussi que les consultants historiques mettent le backlash actuel en perspective des stop and go qu’on a toujours connus. »
Ce regard de longue durée recadre ce que beaucoup vivent comme une rupture inédite. Le coup de frein actuel est plus sévère ; il s’inscrit pourtant dans une transformation qui avance par vagues. Les directions RSE, les fonctions techniques, les fédérations sectorielles et les conseils d’administration sont entrés dans le jeu à des rythmes différents, et continuent d’avancer quand le discours public ralentit.
2. Diagnostic
Comment la RSE est passée des directions RSE aux métiers et aux filières
Des directions RSE aux feuilles de route métier
À ses débuts, en 2003, les premières demandes portaient surtout sur le reporting : la loi sur les nouvelles régulations économiques de 2001 venait d’introduire en France l’obligation d’un reporting extra-financier. « Les directions RSE qui se créaient petit à petit essayaient aussi de procéder à des états des lieux, de faire un peu les fonds de tiroir pour bien comprendre ce qui avait déjà été conduit en matière de politique environnementale. » Les missions relevaient alors surtout de la sensibilisation — la mousse sur le verre de bière, selon ses propres mots.
La responsabilité sociétale est ensuite entrée, une fonction après l’autre, dans les feuilles de route métier : les achats en tête, puis les systèmes d’information, l’immobilier, le marketing, la finance, et plus tardivement les ressources humaines. Le sujet monte aujourd’hui jusqu’aux conseils d’administration, avec les travaux du club ESG de l’Institut français des administrateurs, qu’elle a rejoint.
« Ce que j’ai vu vraiment évoluer, c’est l’intégration progressive de la RSE dans les feuilles de route métier — comme des tuyaux d’orgue successifs. Aujourd’hui il faut travailler la dimension systémique. »
— Agnès Rambaud-Paquin
La fonction s’est professionnalisée. Le Collège des Directeurs du Développement Durable compte aujourd’hui 425 membres, et la robustesse technique de leurs travaux a changé d’échelle en vingt ans.
Sur ces vingt-trois ans, Agnès Rambaud-Paquin a mené toutes les formes de missions : exercices de matérialité ponctuels pour de grandes entreprises (« un one-shot pour une entreprise de transport »), raisons d’être et chemins vers la société à mission, stratégies de filière, diagnostics métiers et transformations RH. La commande elle-même a changé de nature à mesure que les missions passaient du déclaratif au pilotage stratégique.
La filière, devenue le bon niveau d’action
L’autre mouvement décisif est l’ancrage sectoriel. « Chaque filière, chaque fédération professionnelle a des enjeux spécifiques. On ne traite pas de la même manière la cosmétique et l’immobilier. » Pendant trois ans, Agnès Rambaud-Paquin a accompagné une fédération du champagne dans la construction d’une stratégie de filière intégrant 360 maisons et 16 000 vignerons aux profils très divers : une stratégie co-construite avec des instances multiparties prenantes, puis déployée à ces échelles très différentes.
C’est à cette échelle qu’il devient le plus intéressant de travailler : au croisement de la stratégie d’entreprise et de la dynamique de filière, là où les fédérations professionnelles portent une démarche que chaque entreprise mènerait difficilement seule.
3. Constat
Conseil régénératif : sept bascules réorganisent le métier de consultant
Agnès Rambaud-Paquin situe la rupture sur les cinq dernières années : un changement complet de pratiques, bien au-delà du vocabulaire. Elle l’énonce en sept bascules.
1. De la réduction des impacts négatifs à la régénération
« On a beaucoup accompagné nos clients sur la réduction de leurs impacts, de leurs externalités négatives. On sait bien qu’aujourd’hui ça ne suffit pas. » L’enjeu : restaurer, puis augmenter les capacités du vivant.
2. De la matérialité à la double matérialité
« Tout le travail d’analyse approfondi des risques et des vulnérabilités — impacts de l’entreprise sur le monde, et du monde sur l’entreprise — change énormément le design des feuilles de route. »
3. De l’atténuation à l’adaptation
« Il y a un vrai enjeu de travailler sur l’adaptation des infrastructures, des business models, des chaînes d’approvisionnement. » Les crises sont désormais des réalités de gestion.
4. Des plans à trois ans à la prospective
« Rapatrier de la prospective dans notre métier de conseil, c’est très précieux. Quand tu travailles sur des scénarios, tu es prêt à prendre les décisions quand les crises arrivent. »
5. Du corporate aux métiers
« L’enjeu c’est vraiment de rentrer dans les métiers, mais pas juste en sensibilisant les acheteurs aux achats responsables : en révisant les process et les référentiels de compétences. »
6. De la performance à la robustesse
« Travailler sur des renoncements, sur du recentrage local et sur l’ancrage territorial — pas seulement sur l’optimisation. » C’était le thème des Lauriers 2026.
7. Du one-shot à l’accompagnement long
« On a souvent été consulté dans le passé sur des approches très courtes, un one-shot. Aujourd’hui, c’est une approche beaucoup plus large, intégrant la chaîne de valeur, sur le temps long. »
Ces déplacements rendent au conseil une fonction historique. Quand les premiers cabinets naissent aux États-Unis au début du XXe siècle, ils combinent expertise et prospective : ouvrir des chemins, défricher des sujets, éclairer ce que leurs clients ne voient pas encore. La régénération demande précisément cela : dépasser l’expertise réglementaire et les plans à trois ans pour redevenir des éclaireurs. Ce sont aussi les compétences du consultant RSE qui changent.
« Le rôle du conseil n’est pas d’intervenir sur un one-shot, mais d’être là sur du temps long — éclairer le chemin, défricher les sujets pour nos clients. »
— Agnès Rambaud-Paquin
La directive européenne CSRD a montré ce dont la profession est capable dans ce rôle. À son arrivée, personne ne savait conduire une analyse de double matérialité ni en formaliser une matrice opérationnelle. Les consultants ont modélisé, trouvé les méthodes, rendu opérationnels des concepts neufs. Parler à l’oreille des dirigeants tout en outillant les transformations : c’est ce qui rend le métier décisif, dès lors qu’il s’engage sur le temps long et défriche l’horizon au-delà de l’optimisation de l’existant.
4. Paradigme
Qu’est-ce que la régénération pour une entreprise ? Un retournement de finalité
La régénération du vivant désigne une mutation profonde du rapport entre l’activité économique et le vivant. Jérémy Dumont, fondateur de Nous Sommes Vivants, la définit ainsi : « La régénération consiste à donner aux êtres vivants (dont les humains) les ressources leur permettant d’être en capacité d’atteindre leur plein potentiel dans leur environnement. » Le retournement est précis : passer d’une logique qui réduit les externalités négatives à une logique qui contribue activement aux capacités du vivant. D’abord restaurer ce qui a été dégradé — sols, eau, biodiversité, lien social. Puis augmenter ces capacités, jusqu’à ce que le territoire et ses habitants prospèrent grâce à l’activité économique, et l’activité avec eux.
C’est aussi un changement de relations : avec les écosystèmes dont l’entreprise dépend et qu’elle façonne, avec les communautés humaines qu’elle traverse, avec les filières amont et aval qui rendent son activité possible. Le produit, la chaîne de valeur et les imaginaires qui les portent se pensent ensemble. C’est ce que le Regenesis Institute appelle penser depuis le potentiel d’un lieu : ouvrir les futurs possibles d’un territoire et de ses habitants, au-delà de l’optimisation de ce qui existe.
« Après avoir utilisé développement durable puis responsabilité sociétale puis impact, on est vraiment sur un complet shift, un changement de paradigme. »
— Agnès Rambaud-Paquin
Ce paradigme déplace ce que l’on attend du conseil, ce que l’on demande aux directions, ce que l’on inscrit dans les feuilles de route RSE. Il s’incarne dans trois chantiers concrets.
5. Chantiers
Facteur humain et conduite du changement : trois chantiers pour transformer
Pour Agnès Rambaud-Paquin, le changement humain et organisationnel a structuré toute sa trajectoire, à travers deux missions fondatrices à dix-neuf ans d’intervalle. En 2002, EDF GDF Services confie à son équipe l’embarquement de 117 000 salariés sur le développement durable. La mission décide de la suite : en 2003, elle co-fonde Des Enjeux et des Hommes, avec la conviction que les défis environnementaux exigeront des démarches de transformation à la hauteur du sujet. En 2021, elle co-construit avec Séverine Millet, de Nature Humaine, le module 5 de la première Convention des Entreprises pour le Climat, consacré là encore à l’embarquement des salariés. C’est cette mission qui fait basculer son regard de la responsabilité sociétale vers le régénératif.
« J’ai eu une deuxième claque. Je travaillais sur la responsabilité sociétale depuis vingt ans, et là, je me suis dit : c’est vraiment le nouveau paradigme qui peut nous conduire à résoudre les désordres auxquels on est confronté. »
— Agnès Rambaud-Paquin
Le retournement de finalité se décide dans la stratégie ; il se réalise dans les comportements des personnes et dans l’organisation des structures. La conduite du changement y reprend toute sa place, et Agnès Rambaud-Paquin concentre désormais son travail sur trois chantiers.
Tête, cœur, corps : sortir du tout-process
La conduite du changement distingue son approche d’une intervention purement technique ou réglementaire : un projet de transformation dure lorsqu’il dépasse les freins cognitifs, les a priori, les imaginaires hérités. Les exercices de matérialité, les feuilles de route, les politiques formalisées parlent à la tête. Une transformation réelle engage la tête, le cœur et le corps.
« On ne crée des transformations durables, ancrées, que si on travaille les trois dimensions ensemble. » Cette dimension ouvre un vaste terrain à la profession : les confrères qui ont développé des approches autour du facteur humain « se comptent sur les doigts d’une main » — Nous Sommes Vivants en fait partie, avec sa Fresque du facteur humain.
Conduite du changement : embarquer les DRH
Des Enjeux et des Hommes a longtemps été missionné par les directions RSE, avec les directions techniques ou environnementales, et rarement en co-pilotage avec la DRH. Or ce sont les ressources humaines qui font entrer la transformation dans la vie des personnes. Agnès Rambaud-Paquin invite à diagnostiquer, dans chaque entreprise, six points RH où la durabilité s’intègre dans la vie quotidienne du travail :
1. Recrutement
À quel moment ces dimensions entrent-elles dans les profils recherchés et les critères d’embauche ? C’est la porte d’entrée la plus évidente, celle où se joue la marque employeur.
2. Référentiels de compétences
Métiers et managers : ces dimensions sont-elles inscrites dans les attendus de chaque fonction ? « Il y a un vrai diagnostic à mener dans la plupart des entreprises. »
3. Rémunération variable
Jusqu’à la ligne managériale intermédiaire, au-delà du seul comité exécutif. Les arbitrages quotidiens suivent ce que la rémunération récompense.
4. Formation
Modules dédiés aux enjeux de transformation, parcours sectoriels, sensibilisation. Les fresques (Climat, Imaginaires, Émotions) y ont leur place, prolongées par des formations métier, comme la formation au business model régénératif.
5. Évaluation annuelle
Les entretiens individuels intègrent-ils les contributions à la trajectoire de durabilité ? C’est là que les engagements collectifs deviennent une reconnaissance individuelle.
6. Communication interne
Le récit que l’entreprise se fait d’elle-même — ses repères, ses imaginaires, ses figures héroïques. La plus discrète des dimensions, et l’une des plus structurantes.
« La nouvelle frontière, c’est aller chercher les RH. »
— Agnès Rambaud-Paquin
Le diagnostic de ces six points fait descendre la régénération de la stratégie dans le travail quotidien. Une mission récente en donne la mesure : avec Birdeo, /ré/alignements a accompagné un grand groupe d’assurance dans le diagnostic de chacun de ses métiers face aux enjeux de durabilité, l’identification des freins propres à chacun et la priorisation à trois ans des métiers à embarquer. Le projet est copiloté par la direction RSE et la DRH, une configuration encore rare qui préfigure les missions les plus structurantes des années à venir.
Aligner le COMEX, les métiers et la chaîne de valeur sur la régénération
L’alignement des personnes est décisif. Un dirigeant qui revient d’un parcours comme la Convention des Entreprises pour le Climat — six séances de deux jours sur dix mois, en immersion sur les enjeux et les modèles d’affaires — porte une vision que ses pairs du comité exécutif n’ont pas vécue. Le décalage est immédiat et freine les arbitrages. La même fracture se rejoue verticalement : une raison d’être co-construite avec l’équipe de direction qui peine à descendre dans la strate business, une vision de durabilité qui peine à rejoindre les choix stratégiques, une politique RSE qui avance à côté du plan de marche commercial.
« Tous ces décalages font perdre énormément de temps à l’entreprise », résume Agnès Rambaud-Paquin. /ré/alignements s’attache à restaurer la cohérence entre les visions du comité exécutif, les feuilles de route des directions métiers et les arbitrages quotidiens des managers intermédiaires, pour que la commande stratégique gagne en clarté et que les feuilles de route se rejoignent.
L’autre dimension de l’alignement est horizontale : la chaîne de valeur d’une offre. Les démarches régénératives dépassent les frontières juridiques de l’entreprise ; elles embarquent fournisseurs, partenaires, distributeurs et, plus largement, la filière. L’expérience du champagne l’a montré : une stratégie prend sa portée lorsqu’elle est partagée, co-construite et déployée jusqu’aux 16 000 vignerons et aux 360 maisons qui composent la filière. À cette échelle, l’alignement devient un travail de conviction, de pédagogie et de co-construction sur le temps long.
6. Coalition
Conseil Regen, CEC, Syntec Conseil : une coalition au-delà de la concurrence
Convention des Entreprises pour le Climat : conseil, finance et communication basculent ensemble
L’intuition fondatrice de la Convention des Entreprises pour le Climat — qu’Agnès Rambaud-Paquin contribue à faire vivre depuis sa première édition en 2021 — part d’une observation simple : les dirigeants sont conseillés par trois écosystèmes. Les cabinets de conseil, qui modélisent leurs feuilles de route. La finance, qui octroie les financements et en fixe les conditions. Les agences de communication, qui mettent leurs engagements en récit. Trois conventions sectorielles ont donc été lancées en parallèle — celle des entreprises, celle du conseil, celle de la finance et de la communication — pour que ces forces basculent ensemble.
« Si ces trois forces ne basculent pas ensemble, les prises de décision restent ambivalentes. »
— Agnès Rambaud-Paquin
Conseil Regen : une profession qui s’allie pour servir un intérêt commun
Syntec Conseil représente à lui seul plus de 15 000 structures de conseil en stratégie et en recrutement, et environ 120 000 consultants, hors conseil numérique, ingénierie et formation. « Si on ne travaille pas à cette échelle-là, et qu’on se dit qu’on a des consultants qui continuent à accompagner le business as usual, on n’est pas sur la bonne trajectoire. »
D’où son engagement : la création, il y a dix ans, de la commission RSE de Syntec Conseil, qu’elle anime encore ; la Convention des Entreprises pour le Climat consulting ; et la coalition Conseil Regen, qui rassemble les cabinets engagés dans la bascule régénérative. Rester enfermé dans la logique concurrentielle, dit-elle, n’a plus de sens : la profession doit coopérer pour servir un intérêt commun.
« On est vraiment sur un changement de paradigme. Du coup il va falloir qu’on allie nos talents pour arriver à faire comprendre de quoi il s’agit. »
— Agnès Rambaud-Paquin
La même logique guide son entrée au conseil d’administration de Generation Act, une association qui met à disposition des collaborateurs en transition une banque de plus de 450 ressources et des Genact’land pour fédérer les acteurs du changement en région.
Elle se prolonge dans les écoles, où elle a longtemps enseigné. « Il faut qu’on arrive, dès le début du parcours, à embarquer les décideurs de demain. » Hugues Carlier vient de réinvestir un cursus à HEC, désormais étendu à la majeure au-delà du seul master spécialisé.
7. Nous Sommes Vivants
Tendances RSE 2027 : le conseil passe du rapport au modèle économique
Agnès Rambaud-Paquin compte Nous Sommes Vivants parmi les rares acteurs du conseil qui travaillent le facteur humain. Le collectif partage son diagnostic : le conseil change parce que la commande change. Nos tendances RSE 2027 documentent ce déplacement en quatorze tendances, jusqu’au modèle économique.
En 2027, la RSE se décide dans le compte de résultat
Le socle réglementaire s’est resserré. Depuis la directive Omnibus I, entrée en vigueur le 18 mars 2026, la CSRD concerne les entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires : environ 10 000 entreprises dans l’Union, contre 50 000 auparavant. Les ESRS révisés s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027, double matérialité préservée.
La demande de données vient désormais des clients, des donneurs d’ordre et des financeurs, et la RSE passe dans les métiers, comme Agnès Rambaud-Paquin le décrit. Près de 40 % des directeurs de la durabilité prévoient qu’elle se diffuse dans l’ensemble des métiers, direction financière en tête. Les achats, premiers concernés dans son récit, montent dans la stratégie : la sécurisation des ressources stratégiques arrive en tête des priorités 2027 des professionnels de la durabilité, à 61 %.
Notre concept de l’année, l’adaptation régénérative, ouvre la suite : la régénération augmente les capacités du vivant, et ces capacités font l’adaptation du territoire, la continuité de l’activité et la valeur créée.
Le marché du conseil donne raison à Agnès Rambaud-Paquin
Les cabinets dimensionnés sur le flux réglementaire réduisent la voilure : Ekodev a réduit ses effectifs de près de 40 % depuis 2025, Haatch a vu son chiffre d’affaires reculer de 20 %, et Laurence Grandcolas, fondatrice de MySezame, estime à 40 % la chute d’activité des cabinets spécialisés. Un service adossé à une obligation se facture comme une charge, et se coupe au premier arbitrage budgétaire.
La demande change de nature. Les directions financières achètent des transformations de modèle, là où elles achetaient des rapports : en 2024, 54 % des dirigeants citaient les leviers business comme motivation de leurs actions écologiques, contre 34 % en 2018, selon Bain. La question posée aux directions RSE devient : de quoi mon activité dépend-elle pour continuer dans cinq, dix, vingt ans ? Chez Kéa, David-Emmanuel Vivot nomme « retour sur impact » ce que les entreprises cherchent désormais à mesurer.
Réinventer le conseil RSE consiste à passer de la production de rapports à la transformation des offres. C’est le métier que dessinent les sept bascules d’Agnès Rambaud-Paquin, du one-shot à l’accompagnement long, du corporate aux métiers. La Fédération Syntec intitule d’ailleurs le volet environnemental de son rapport annuel « De l’exploitation à la régénération ».
Consultants et entreprises : les outils de Nous Sommes Vivants
Notre feuille de route RSE 2027 compte six étapes : se situer, poser sa stratégie, expérimenter sur un premier produit avec sa filière, embarquer les équipes, financer le déploiement, coopérer. Elle part du Capacity Score, présenté plus bas. Les chantiers qu’ouvre Agnès Rambaud-Paquin — la chaîne de valeur, le facteur humain, la coalition — y trouvent leurs outils.
Transformer l’offre et sa chaîne de valeur
Le business model régénératif réunit les parties prenantes de la chaîne de valeur d’une offre, en cinq ateliers sur un an : cartographier les dépendances, redessiner la chaîne à dix ans, co-concevoir l’offre, planifier en trois horizons avec une innovation de transition viable sous cinq ans, piloter en triple comptabilité. C’est l’accompagnement long, sur toute la chaîne de valeur, qu’elle appelle.
Embarquer : la tête, le cœur et le corps
Trois fresques travaillent le facteur humain qu’elle place au cœur de la conduite du changement. La Fresque du facteur humain fait passer d’un comportement à une pratique, en cinq étapes : savoir, vouloir, pouvoir, changer, persévérer ; Engie en a tenu une cinquantaine de sessions depuis 2022. La Fresque des émotions remet un collectif en mouvement. La Fresque des imaginaires ouvre des futurs désirables à partir de nos relations à la nature.
Coopérer : une profession qui s’allie
Le Regenerative Circle Écosystème réunit les structures qui accompagnent les entreprises et les territoires : réseaux d’indépendants, collectifs associatifs, cabinets de conseil, fédérations locales, financeurs. Il travaille ce qu’une coalition doit décider : qui co-investit, qui facture quoi, comment se répartissent les gains. Des journées régionales gratuites ouvrent la démarche — la CEC et Conseil Regen ont répondu à l’appel de celles de Paris —, puis un parcours de cinq journées sur un an la prolonge. La formation aux ateliers donne accès au réseau du collectif pour monter des missions à plusieurs : 155 animateurs formés, 7 000 participants aux ateliers. C’est la coalition qu’appelle Agnès Rambaud-Paquin, à l’échelle des cabinets.
Pour les consultants, la feuille de route des consultants RSE nomme les deux compétences qui font le métier : transformer le modèle d’affaires, et travailler le modèle mental des équipes qui le porteront. Nous avons tenu avec Conseil Regen le stand de Produrable 2026.
Diagnostic gratuit · Nous Sommes Vivants
Où en êtes-vous vraiment sur la trajectoire de la régénération ?
Le Capacity Score évalue votre capacité à tenir vos trajectoires RSE, innovation et business en 2027 — et identifie vos leviers d’action prioritaires. Vous décrivez votre organisation telle que vous la vivez ; le diagnostic vous situe sur la trajectoire, de Limiter à Régénérer, et désigne le prochain levier à travailler.
Le baromètre Capacity Score 2026 montre où en sont celles et ceux qui portent la régénération.
Faire mon diagnostic Version flash · 10 min
38 questions · un rapport que vous pouvez partager en comité · résultats immédiats. Pressé ? La version flash donne le score et les six leviers, sans le rapport.
Lauriers de la Régénération 2026 : la régénération passe du concept aux preuves
Agnès Rambaud-Paquin et l’équipe de Nous Sommes Vivants partagent une conviction : le débat français gagnera à s’appuyer sur des démonstrations concrètes. La théorie de la régénération a été posée par Bill Reed et le Regenesis Institute, par Carol Sanford ; celle de la robustesse par Olivier Hamant. Le chantier qui s’ouvre est celui des cas d’école : des produits, des services, des organisations qui démontrent par leurs pratiques que la régénération est opératoire.
« On peut parler du concept de manière théorique pendant encore dix ans, mais ça ne fera pas le job. Il faut qu’on arrive à montrer des cas d’usage, à donner des exemples très concrets dans différents secteurs. »
— Agnès Rambaud-Paquin
C’est la fonction des Lauriers de la Régénération : documenter chaque année des produits, des services et des organisations qui rendent visible la montée en capacité du vivant, dans tous les secteurs où la régénération s’incarne — agriculture, alimentation, cosmétique, textile, tourisme, architecture, finance, numérique, éducation, gouvernance. L’édition 2026 en a distingué 38, près de cent en trois éditions.
Elle a aussi réuni pour la première fois Conseil Regen aux côtés de Nous Sommes Vivants. Sa table ronde sur la mesure des impacts des cabinets de conseil a posé un socle, des outils encore centrés sur le carbone, un référentiel commun en construction — et l’impact que la profession mesure le moins : la transformation des comportements, qu’Agnès Rambaud-Paquin veut flécher comme indicateur.
Juin 2026
Le programme des Lauriers de la Régénération 2026
Jour 1 — Jeudi 11 juin · en ligne
La régénération dans tous les secteurs : construire la robustesse
9h · Ouverture par Olivier Hamant (Institut Michel Serres, ENS Lyon) — de la robustesse à la régénération.
Tables rondes sectorielles — alimentation (Pixelis), textile et filière laine (Nous Sommes Vivants), cosmétiques (Des Enjeux et des Hommes), sport (ESCP), tourisme (Eurakom), comptabilité (BDO), numérique (KOEVOO), lieux et pratiques régénératives, PME et régénération.
Retours d’expérience — Naturalia, Léa Nature, Éco-domaine La Fontaine, Delaferme, Pernod Ricard, Saint-Gobain, Norsys, lus sur les quatre niveaux du Capacity Score.
Jour 2 — Vendredi 12 juin · Syntec Conseil, 22 rue Joubert, Paris 9e et Zoom
Triple profitabilité, Made in France et remise des Lauriers
Matin · Triple profitabilité — comment un modèle régénératif produit ensemble un gain pour les écosystèmes, un gain pour les personnes et un résultat économique. Avec Jérémy Dumont (Nous Sommes Vivants), Louis Dupuy (économiste), Michèle Royer (Ethinvest), Magalie Marais (Human for Impact).
11h · Table ronde Conseil Regen — mesurer les impacts des cabinets de conseil, animée par Philippe Bourrat (Sightis), avec Agnès Rambaud-Paquin (/ré/alignements) et Stéphane Marchal (Julhiet Sterwen).
Après-midi · Focus Made in France — les produits du panier des Français qui régénèrent les territoires : lait, laine, huile, céréales, vins, fromages, cosmétiques de terroir.
14h · Remise des Lauriers de la Régénération 2026 — par catégorie sectorielle, avec retour expert personnalisé pour chaque lauréat.
Membres du jury 2026
Philippe Bourrat (Sightis, administrateur Conseil Regen) · Ana Le Faouder (Co Doing, Convention des Entreprises pour le Climat) · Delphine Giney (Office français de la biodiversité, projet LIFE Biodiv’France).
Les lauréats des trois éditions sont réunis dans 100 produits régénératifs français : un modèle économique qui rapporte en triple impact.
Questions fréquentes
Conseil Regen en huit questions
Qu’est-ce que Conseil Regen ?
Conseil Regen est la communauté du conseil à visée régénérative, hébergée par Syntec Conseil. Née dans le prolongement de la CEC Consulting de 2023, créée par Syntec Conseil en 2024, elle réunit une trentaine de cabinets décidés à embarquer la profession dans la bascule vers des modèles régénératifs.
Qui pilote Conseil Regen ?
Un comité de pilotage de huit membres, élus pour un an renouvelable en assemblée générale, dont Agnès Rambaud-Paquin (/ré/alignements). Un COPIL élargi y associe les animateurs des groupes de travail. La composition complète du COPIL.
Que contient la charte de Conseil Regen ?
Dix-neuf engagements, signés d’un bloc : une feuille de route régénérative, une gouvernance ouverte, une raison d’être à visée régénérative, l’impact des missions sur au moins 80 % du chiffre d’affaires, le refus des projets « bombes carbone », le plafonnement des rémunérations, la contribution aux communs. Les dix-neuf engagements de la charte.
Sur quoi travaillent les groupes de travail de Conseil Regen ?
Parmi eux : offres pour les communs, gouvernance et partage de la valeur, richesses humaines, mesure d’impact, montée en compétences, communication, observatoire. Ils produisent des communs pour la profession : livre blanc, charte, méthode de feuille de route, référentiel de mesure d’impact.
Comment rejoindre Conseil Regen ?
Les sociétés de conseil qui souhaitent participer rejoignent la communauté par Syntec Conseil. Le groupe de travail Mesure d’impact reste ouvert aux cabinets, aux entreprises clientes, aux chercheurs et aux écoles.
Qui est Agnès Rambaud-Paquin ?
Consultante en responsabilité sociétale depuis vingt-trois ans, elle a cofondé Des Enjeux et des Hommes en 2003, puis /ré/alignements avec Hugues Carlier. Elle siège au comité de pilotage de Conseil Regen et anime la commission RSE de Syntec Conseil, qu’elle a créée il y a dix ans.
Comment devenir consultant en conseil régénératif ?
Les cabinets de conseil rejoignent Conseil Regen par Syntec Conseil. Les consultants se forment à deux compétences : transformer le modèle d’affaires et travailler le facteur humain. C’est l’objet de la feuille de route des consultants RSE et de la formation au business model régénératif.
Quel atelier pour le facteur humain et la conduite du changement ?
La Fresque du facteur humain fait passer d’un comportement à une pratique, en cinq étapes : savoir, vouloir, pouvoir, changer, persévérer. Engie en a tenu une cinquantaine de sessions depuis 2022.
Annexe
Que contient la charte de Conseil Regen ? Dix-neuf engagements, de la gouvernance aux missions
La charte d’engagement de la communauté du conseil à visée régénérative est née du parcours consulting 2023 de la Convention des Entreprises pour le Climat, avec le soutien de Syntec Conseil. Elle définit le régénératif comme un impact net positif sur le vivant, avec a minima une économie opérant dans le « doughnut » des limites planétaires et des planchers sociaux de Kate Raworth, et vise le cap régénératif 2030 de la CEC. Son engagement mutuel cherche à lever le dilemme du prisonnier et le triangle de l’inaction : la crainte que le premier à s’engager soit perdant. Elle se signe d’un bloc, avec une revue prévue à dix-huit ou vingt-quatre mois.
Plusieurs engagements recoupent les chantiers d’Agnès Rambaud-Paquin. Le n°6 aligne recrutement, objectifs, rémunération et évaluation sur l’ambition régénérative, comme ses six points RH. Le n°13 engage l’impact des missions sur au moins 80 % du chiffre d’affaires, terrain du groupe de travail Mesure d’impact.
| N° | Engagement | Ce qu’il recouvre |
|---|---|---|
| Fondamentaux en interne — Nous fixer un cap | ||
| 1 | Mettre en œuvre et suivre sa feuille de route régénérative | Un cap 2030 régénératif, avec leviers, jalons, impacts et indicateurs, évalués tous les six mois. |
| 2 | Nommer des référents et leur donner les moyens d’agir | Un ou des responsables internes, avec accès à tous les organes de gouvernance. |
| Fondamentaux en interne — Créer le cadre pour le tenir et l’entretenir | ||
| 3 | Ouvrir sa gouvernance | Des instances dédiées, ouvertes aux collaborateurs et à des parties prenantes externes. |
| 4 | Former ses organes de gouvernance | Des formations certifiantes aux limites planétaires et aux planchers sociaux pour les actionnaires, le CA, le comité de mission et le comex. |
| 5 | Se doter d’une raison d’être à visée régénérative et refuser la course au seul profit | La croissance en volume cesse d’être un objectif en soi ; l’attention au vivant prime sur la maximisation des bénéfices. |
| 6 | Aligner processus, objectifs et incentives sur l’ambition nouvelle | Recrutement, priorisation, objectifs de mission et d’entreprise, rémunération, évaluation, promotion. |
| 7 | Se doter d’un comité d’éthique | Des membres internes et externes ; tout consultant peut le saisir sur une mission. |
| 8 | Valoriser ses impacts positifs non financiers | Dans le variable, l’intéressement et le plan stratégique, indépendamment du chiffre d’affaires. |
| 9 | Évaluer, réduire et publier ses impacts sur le vivant | Sur toutes les limites planétaires, selon les meilleurs standards disponibles. |
| Fondamentaux en interne — Nous équiper personnellement | ||
| 10 | Former l’ensemble des collaborateurs actuels et futurs | Aux limites planétaires et aux planchers sociaux, de l’intégration à tout le parcours professionnel. |
| 11 | Viser un enrichissement par la diversité | Origine sociale, parcours académique, capacités physiques. |
| 12 | Créer les conditions d’épanouissement des collaborateurs | Pratiques managériales, bienveillance, environnement physique, achats et modes de contractualisation. |
| Modèles en externe — Être responsables de l’impact à travers nos clients | ||
| 13 | Avoir de l’impact à travers ses missions | Sur au moins 80 % du chiffre d’affaires : indicateurs et actions, discussion d’impact avec le client, tableau de bord des impacts prévus et réels. |
| 14 | Refuser de contribuer à des projets destructeurs du vivant humain et non humain | Aucune mission liée aux « bombes carbone » recensées par carbonbombs.org, et sortie dans l’année des projets en cours. |
| Modèles en externe — Étendre notre conception de la valeur | ||
| 15 | Plafonner les rémunérations | Un plafond et un écart maximum communiqués en interne, l’index d’égalité salariale publié. |
| 16 | Redistribuer vers le vivant une partie de la valeur créée | Financement, mécénat de compétences, missions sans marge, part de la marge ou du chiffre d’affaires. |
| 17 | Publier des exemples inspirants | Un répertoire commun annuel de missions de transformation des modèles d’affaires. |
| 18 | Être un catalyseur de coopération | Des communs entre organisations, la mutualisation de moyens, des coopérations ancrées dans les territoires des clients. |
| Modèles en externe — Nous épauler mutuellement avec des communs | ||
| 19 | Contribuer aux communs de la communauté et les utiliser | Des moyens humains, financiers et de connaissance ; mesure d’impact des missions, achats responsables, communication, partage d’expertise. |
Annexe
Qui pilote Conseil Regen ? Huit cabinets élus et les animateurs des groupes de travail
Le COPIL de Conseil Regen, instance centrale de gouvernance
Le comité de pilotage de Conseil Regen compte huit membres, élus pour un an renouvelable lors de l’assemblée générale annuelle, pour leur capacité à incarner la vision de la communauté et à faciliter la dynamique collective. Il veille à la mise en œuvre des orientations stratégiques définies en assemblée générale et garantit la cohérence des actions des groupes de travail.
| Membre du COPIL | Cabinet |
|---|---|
| Valérie Ader | Colombus Consulting |
| Thierry Berdy | Suricats Consulting |
| Philippe Bourrat | Sightis |
| Charles-Adrien Louis | BL Évolution |
| Stéphane Marchal | Julhiet Sterwen |
| Nicolas Monomakhoff | MNM Solutions |
| Agnès Rambaud-Paquin | /ré/alignements |
| Romain Varène | Eurogroup Consulting |
Le COPIL élargi de Conseil Regen, ouvert aux animateurs des groupes de travail
Le COPIL élargi réunit, en plus des membres du COPIL, les animateurs des groupes de travail. Il crée un espace où chacun partage les avancées de son groupe, aligne les travaux sur les orientations stratégiques et fluidifie la circulation de l’information entre le COPIL et les groupes.
| Animateur | Cabinet | Groupe de travail |
|---|---|---|
| Auranne Ars | Mantu | Offres pour les communs |
| Sylvain Boucherand | BL Évolution | Gouvernance et partage de la valeur |
| Sophie Corbel | Suricats Consulting | Richesses humaines |
| Emmanuel Delsuc | Strategir | Richesses humaines |
| Max Hervé Dujardin | Bartle | Mesure d’impact |
| Adrien Grunblatt | Onepoint | Montée en compétences |
| Delphine Parois | Strategir | Communication |
| Isabelle Rousseau | Butterfly | Observatoire |
| Pierre Santarelli | Colombus Consulting | Offres pour les communs |
Quels cabinets sont membres de Conseil Regen ?
Petits et grands, généralistes et spécialistes, ces cabinets travaillent ensemble au sein de Conseil Regen, en coopétition, autour de la charte et des groupes de travail de la communauté.
| Amaris Consulting | Colombus Consulting | Kéa Partners | SeaBird |
| AXA Climate | Des Enjeux et des Hommes | Little Wing | Sightis |
| Axys | Equancy | Manageria | Strategir |
| Bartle | Eurogroup Consulting | Mantu | Suricats Consulting |
| Birdeo | Hopscotch | MNM Solutions | Tasmane |
| BL Évolution | Imfusio | Onepoint | TNP |
| Butterfly | In Extenso Innovation Croissance | Perf’Homme | Version Originale |
| CMI | Julhiet Sterwen | /ré/alignements |
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Quels sont les 187 membres de Syntec Conseil, qui héberge Conseil Regen ?
Syntec Conseil, le syndicat du conseil en France, héberge la communauté Conseil Regen. Voici la liste alphabétique de ses membres, telle que la publie Syntec Conseil. En gras, les cabinets qui sont aussi membres de Conseil Regen.
| 3SA CONSEIL | CARRHURE EXECUTIVE SEARCH | INTEGRA RH | QUADRA CONSULTANTS |
| A2 CONSULTING | CEDEC FRANCE | INTONAE | QUATERNAIRE |
| ABAKA | CEGOS | IPSOS BVA | RANDSTAD RISESMART |
| ACAJOO ADVISORY | CELENCIA | IQVIA OPERATIONS FRANCE | RC HUMAN PARTNERS |
| ACCENTURE | CEPIG | JOBBERRY | RCR EXECUTIVE |
| ACSANTIS | CERA | JOHN STORK INTERNATIONAL | RE-ALIGNEMENTS |
| ACTIFORCES | CGI FRANCE SAS | JULHIET STERWEN | REFEA |
| ACTUAL TALENT | CHANTAL BAUDRON | JUNE MARKETING | REPERES |
| AD HOMINEM INTERNATIONAL | CIRCANA | KANTAR INSIGHTS FRANCE | ROBERT WALTERS |
| ADC RESSOURCES HUMAINES | CITWELL | KANTAR MEDIA FRANCE | ROLAND BERGER |
| ADDING-LIGHT | COCEDAL CONSEIL | KANTAR MEDIA INTELLIGENCE | SEMAPHORES |
| ADIX | COGNIZANT CONSULTING | KATALYSE | SENANQUE |
| ADN | COLIBRI TALENT | KEA | SF CONSEIL |
| ADRIEN STRATEGIE | COLOMBUS CONSULTING | L.E.K | SHL FRANCE |
| ADVENTS | COMETH CONSULTING | LABASTIE EXECUTIVE SEARCH | SIA |
| AGORA SEARCH | COMMUNICATION & INSTITUTIONS | LABEILLE EXECUTIVE | SIGHTIS |
| AILANCY | CORDUROY | LDB MICA RESEARCH | SIRCA EXECUTIVE |
| AKOR CONSULTING | CORHEME | LEADERIA INTERNATIONAL SEARCH | SOLUTIONS AND PERFORMANCES EXECUTIVE SEARCH |
| ALENIUM CONSULTANTS | DES ENJEUX & DES HOMMES | LES POINTURES | SOPRA STERIA NEXT |
| ALGOE | DUCKER CARLISLE | LHH | SPINPART |
| ALGOE EXECUTIVE/STANTON CHASE | DVA EXECUTIVE SEARCH | LIGHT CONSULTANTS | STRATEGIR |
| ALIXIO | DXC TECHNOLOGY FRANCE | LINCOLN TALENT | SUBSTANTIEL CONSEIL |
| ANTENOR | D/'COM CONSEIL | MAESTIS | SYNAPSCORE |
| APERLEAD | ED INSTITUT | MANAGERIA | SYNERGIE EXECUTIVE |
| APPINIO | EIGHT ADVISORY | MARS & CO | TADDEO |
| ARAVATI | EKILIBRE | MCKINSEY & COMPANY | TALAN CONSULTING |
| AS ACCESS SEARCH | ELABE | MEDIAMETRIE | TALENT SOLUTIONS MANPOWERGROUP |
| ASKIA | ENOV | MERCURI URVAL | TALISKER CONSULTING |
| AVISO CONSEIL | EUROGROUP CONSULTING | MEWS PARTNERS | TASMANE |
| AXYS CONSULTANTS | EXEIS CONSEIL | MNM SOLUTIONS | TELUS HEALTH |
| AYMING | FINDLE | N+1 EXECUTIVE | TENEO PARIS |
| BAIN ET COMPAGNIE | FLORIAN MANTIONE INSTITUT RH | NELLYRODI | TNP CONSULTANTS |
| BALDER SOLUTIONS | GFK | NEOMEN | TOLUNA |
| BARAN RECRUTEMENT | GOOD COACHING | NIELSENIQ | TP INFINITY |
| BARTLE | GRANT ALEXANDER | NIVALIS CONSEIL | TURNPOINT |
| BEARINGPOINT | GREENFLEX | NOVAMETRIE | TWELVE CONSULTING |
| BILENDI FRANCE SAS | GROUPE ARTHUR HUNT | OASYS CONSULTANTS | UNITE CONSULTING |
| BIRDEO | HARRIS INTERACTIVE | OLECIO | UPSANTE |
| BL EVOLUTION | HEADMIND PARTNERS | ONEPOINT | USIDE |
| BM CONSEIL | HEADWAY ADVISORY | OOCITY | VERIAN |
| BON TALENT | HIBIKI | ORANGE CONSULTING | VERSION ORIGINALE |
| CALDER ET PARTNERS | HOPSCOTCH GROUPE | ORAVEO | VIAVOICE |
| CALIX CONSEIL | IFOP | PERFHOMME | VMS FRANCE |
| CANOVIA | IMAGREEN | PMP STRATEGY | WAVESTONE |
| CAPGEMINI INVENT | INCENT VALUATION | PNO CONSULTANTS | WORLDPANEL BY NUMERATOR |
| CAPUCINE ET ASSOCIES | INETUM | POINT DU JOUR | ZENJI RESEARCH |
| CARG PARTNERS | INNOHA | PROUDFOOT |
Le palmarès 2026
38 produits, services et organisations qui régénèrent le vivant
Les cas d’usage qu’appelle Agnès Rambaud-Paquin, dans quinze secteurs : découvrez les lauréats des Lauriers de la Régénération 2026, distingués le 12 juin chez Syntec Conseil.

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