
Les 40 start-up à impact d’Impact France, lues au filtre de la régénération
Les lauréates de l’Impact 40/120 d’Impact France ont été dévoilées à ChangeNow. Ce sont, selon le mouvement, les entreprises les plus susceptibles de devenir des « licornes à impact » : moins de dix ans d’existence, et plus de 50 millions d’euros de coûts évités pour la société chaque année — les économies que la collectivité réalise grâce à leur activité.
L’indice qui les sélectionne est un référentiel large, de type RSE : impact social, impact environnemental — carbone, eau, ressources, déchets, circularité — et gouvernance responsable. Une caractéristique compte pour la suite : ces start-up sont le plus souvent mono-produit. Leur activité tient dans une offre, et leurs impacts se rattachent donc à ce qu’elles vendent, parfois décliné en variantes plus exigeantes.
C’est ce qui les rend intéressantes à lire. Quand toute l’activité tient dans une offre, la réduction des impacts négatifs se mesure sur cette offre, et l’on voit apparaître le seuil incompressible : le point au-delà duquel une unité vendue ne peut plus être allégée. Les 40 lauréates situent ce seuil, chacune dans son secteur.
Le seuil incompressible, et ce qui vient après
Réduire — l’offre allège ses impacts négatifs, jusqu’au point où une unité vendue ne peut plus l’être davantage.
Restaurer — l’activité produit un gain net au-delà d’une ligne de référence explicite : ce sont des impacts positifs.
Régénérer — les capacités du vivant humain et non humain augmentent ensemble, et la rentabilité vient de là : ce sont des impacts régénératifs.
Reste la question qui attend ces entreprises derrière le seuil : une offre peut-elle apporter aux écosystèmes dont elle dépend davantage qu’elle ne leur prélève ? Y répondre suppose de compter autre chose que des tonnes évitées — les indicateurs du vivant : santé des sols, biodiversité, qualité de l’eau, revenus et savoir-faire des producteurs, santé de ceux qui consomment. C’est l’objet de l’analyse de cycle de vie contributive, qui mesure ce que le produit régénère en plus autant que ce qu’il dégrade en moins.
La bascule est plus accessible à des start-up conçues pour l’impact dès l’origine : elles peuvent tenir ensemble la réduction des impacts négatifs et la production d’impacts régénératifs, au niveau de l’offre comme de l’entreprise. C’est la définition du modèle économique régénératif : plus on vend, plus les écosystèmes et les personnes du territoire se renforcent, et la rentabilité vient de là.
D’où vient cette rentabilité, ce que la croissance fait aux impacts, et ce qu’en dit le rapport remis à la Commission européenne sur les entreprises à impact : la croissance à impact régénératif le détaille, avec les quatre équations qui relient chiffre d’affaires et impacts.
Déposer un dossier aux Lauriers de la Régénération
Les Lauriers réunissent chaque année les produits et services dont la contribution au vivant se vérifie et dont le modèle économique tient. Les start-up de l’Impact 40/120 y ont leur place.


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