Comment mettre en place un business model régénératif ?

Masterclass · L’outil REGEN BMC · Nous Sommes Vivants · par Jérémy Dumont

Et si un modèle économique créait de la valeur sur les trois plans à la fois — économique, social et écologique — en renforçant le vivant dont il dépend ?

Replay de la masterclass REGEN BMC animée par Jérémy Dumont — Nous Sommes Vivants
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C’est la question que travaille le REGEN BMC, le Business Model Canvas de l’entreprise régénérative. Dans cette masterclass, Jérémy Dumont déroule la méthode pas à pas : comment un canvas et cinq ateliers transforment la manière de concevoir la valeur, d’embarquer les parties prenantes — humaines et non humaines — et de prouver ses effets sur un territoire.

Le fil rouge : on ne conçoit pas une « entreprise vertueuse » en général, on conçoit un produit ou un service réel, maillon par maillon, sur le temps long.

01 — La bascule

Du « modèle qui marche » au « modèle qui tient »

Longtemps l’économie a été pensée comme un espace séparé : offre et demande, optimisation des coûts, parts de marché. La nature apparaît en arrière-plan comme un stock de ressources, le social comme un sujet RH ou réputation, le territoire comme un décor.

Le REGEN BMC part d’un constat simple : une activité économique tient parce qu’elle s’appuie sur des conditions vivantes — humaines (compétences, santé, coopération, sens, qualité relationnelle) et non humaines (eau, sols, biodiversité, cycles, climat). Une activité peut gagner à court terme tout en fragilisant les conditions qui la rendent possible.

Le REGEN BMC pilote par la capacité à continuer. Cette capacité se lit dans des faits concrets :

  • La filière d’un produit renforce-t-elle la vie des sols ou l’épuise-t-elle ?
  • Les relations amont-aval sont-elles contractuellement stables et équitables ?
  • L’activité rend-elle un territoire plus habitable (eau, biodiversité, emplois, liens sociaux) ?
  • La création de valeur économique s’aligne-t-elle sur la création de valeur sociale et écologique, ou s’y oppose-t-elle ?

Le REGEN BMC ne nie pas l’exigence économique, il l’actualise : une activité ne tient pas sans économie. La différence est dans la direction — l’économie devient le moyen d’une continuité, pas l’objectif unique autour duquel le vivant s’ajuste.

02 — La trajectoire

Les 4 étapes vers la régénération

Une contribution forte du cadre NSV réside dans la clarté d’une trajectoire lisible et praticable. Elle rend la régénération précise et évite deux pièges : l’usage « inspirant » mais flou où tout devient régénératif sans rien de prouvable, et l’approche « seulement conformité » où la transformation reste incrémentale.

N1
Limiter
Mettre sous contrôle ce qui fragilise. Conformité, normes, activités les plus dégénératives à abandonner.
N2
Réduire
Diminuer les pressions vers le net zéro. Écoconception, économie circulaire, fonctionnalité.
N3
Restaurer
Réparer des équilibres dégradés (sols, nappes, biodiversité). Palier de robustesse.
N4
Régénérer
Augmenter la capacité du vivant à se développer et continuer. Capital vivant en croissance.

Le point décisif est la définition : régénérer, c’est augmenter les capacités du vivant (humain et non humain) dans un milieu de vie. Cela ne se confond ni avec « moins polluer », ni avec « compenser », ni avec « faire un peu mieux ». Régénérer (N4) est une bascule de nature, pas un « niveau supérieur ». Cette exigence n’est pas inaccessible : elle rend la démarche orientée, oblige à construire des preuves par les effets, à se donner du temps, et à choisir des indicateurs pertinents.

Pour situer une organisation sur cette trajectoire, le Capacity Score évalue votre capacité à tenir vos trajectoires RSE, innovation et business — et identifie vos leviers d’action prioritaires. Il ne juge pas : il situe.
03 — La chaîne de valeur

Destruction de valeur, création de valeur : relire Porter

La chaîne de valeur de Porter a appris aux entreprises à décomposer leur activité en maillons — approvisionnement, production, logistique, marketing, distribution, service — pour identifier où se crée la marge. Chaque maillon ajoute (ou non) de la valeur au regard du coût qu’il engage. C’est un outil puissant, mais borné : il ne « voit » que la valeur économique captée par l’entreprise.

Le REGEN BMC reprend cette colonne vertébrale et en élargit la lecture. Le long de la même chaîne, à chaque étape, deux mouvements se jouent simultanément :

Ce qu’on soustrait
Destruction de valeur
Épuisement des sols, pollution de l’eau, dégradation de la biodiversité, usure des personnes, appauvrissement d’un territoire, fragilisation d’un fournisseur. Des coûts réels, souvent externalisés et invisibles dans le P&L.
Ce qu’on ajoute
Création de valeur
Vie des sols renforcée, eau et biodiversité préservées, compétences et santé au travail, emplois et liens sur un territoire, relations stables avec l’amont. Une valeur qui déborde le seul chiffre d’affaires.

La question du REGEN BMC n’est donc plus seulement « où se crée la marge ? » mais « à chaque maillon, qu’est-ce qui est détruit et qu’est-ce qui est créé — pour l’entreprise, pour les humains, pour les milieux ? ». C’est cette relecture, étape par étape et acteur par acteur, qui rend visibles les destructions de valeur à réduire et les créations de valeur à faire prospérer. Et c’est précisément ce qui appelle une autre unité de compte : non plus un flux, mais une dynamique de capitaux.

04 — Le triple capital

La valeur n’est plus un flux, c’est une dynamique de capitaux

L’économie régénérative se comprend par une logique en triple capital. La valeur se mesure et se construit simultanément sur trois dimensions :

📈
Capital financier
Capacité à investir, à rémunérer, à maintenir un modèle viable.
🤝
Capital humain
Santé, compétences, qualité de vie au travail, coopération, confiance, transmission.
🌿
Capital naturel
Biodiversité, eau, sols, cycles, qualité écologique et vitalité des milieux.

Ce cadre ne « rajoute pas des indicateurs » : il change la question. Dans une logique classique, un modèle réussit quand le chiffre d’affaires et la marge progressent. Dans une logique régénérative, un modèle réussit quand il augmente les capitaux dont dépendent la continuité économique, la cohésion sociale et la qualité des milieux. On peut faire croître un capital financier en appauvrissant un capital naturel ou humain — et l’on peut aussi concevoir un modèle où le capital financier se renforce parce que les capitaux humain et naturel s’améliorent : productivité plus saine, risques réduits, qualité accrue, solidité de la chaîne de valeur.

Le REGEN BMC est donc moins un « canvas » qu’un outil de design de relations : il aide à repérer les relations qui détruisent de la valeur à long terme, et celles qui permettent une création de valeur mutuellement bénéfique. Reste à savoir par où commencer, concrètement, pour dessiner ces relations — et c’est là que la méthode fait un choix décisif.


05 — Co-design de l’offre

Le produit comme point d’entrée

Une décision méthodologique fonde tout le reste : le REGEN BMC travaille à partir d’un produit ou service, pas à partir de la stratégie « entreprise ». Beaucoup d’approches de transition commencent par la raison d’être, la gouvernance globale, la communication, la conformité. Le produit, lui, est un point d’entrée redoutablement concret : il mobilise une chaîne de valeur réelle, des acteurs identifiables, des impacts repérables. Il oblige à répondre à où, quand, comment, avec qui ?

C’est aussi ce qui fait « accrocher » la méthode : des profils très différents (territorial, culturel, consultant, étudiant, marketing, finance) se retrouvent autour d’un objet commun. Le produit devient une langue partagée — on ne débat pas d’idées abstraites, on regarde une réalité. Et c’est souvent là que surgissent les prises de conscience : l’étape la plus visible (l’emballage) n’est pas toujours celle qui porte les impacts les plus lourds ; l’amont agricole, les ingrédients, l’extraction pèsent souvent plus.

La co-conception régénérative n’est pas un atelier de créativité ajouté à la fin : c’est la manière de produire du réel. Elle se déploie dans les cinq ateliers détaillés plus bas, mais repose d’abord sur deux leviers qui en font l’originalité — une nouvelle question de départ (l’UFR) et une nouvelle façon de nouer les relations (le canvas des actants).

Focus UFR
Changer la question de départ, secteur par secteur

L’UFR ne mesure pas l’impact d’une fonction existante : elle conçoit la fonction elle-même pour qu’elle soit contributive au territoire et à ses habitants humains et non-humains.

Alimentaire : de « nourrir » → « bien nourrir tout en régénérant la biodiversité des sols ».

Textile : de « couvrir » → « habiller en contribuant aux savoir-faire locaux et à la santé des pollinisateurs du bassin textile ».

Numérique : de « connecter » → « connecter en développant l’autonomie digitale tout en limitant la pression sur les ressources en eau des data centers ».

Pneu (Michelin) : de « rouler » → « se déplacer en contribuant à la forêt d’hévéas et à la prospérité des 2 500 planteurs en agroforesterie régénérative ».

On conçoit l’offre avec les parties prenantes, pour un triple impact. Le produit n’est pas dessiné en chambre puis « vendu » à la chaîne : il est co-conçu avec ceux qui le font exister — de l’amont agricole au consommateur — pour que sa valeur soit à la fois économique, sociale et écologique. C’est aussi pourquoi les Lauriers de la Régénération priment des produits et services (un lait, une boisson, un forfait, une liseuse, un chocolat), pas des marques « globalement vertueuses » (voir les exemples sectoriels plus bas).

Le cœur de méthode : le canvas des actants

La co-conception ne se résume pas à remplir un tableau : sa force est une méthode expérientielle et progressive dont le mécanisme central est le canvas des actants. Quand une bascule est nécessaire, des problèmes apparaissent — et ils appartiennent rarement à un acteur isolé. Le « triangle de l’inaction » est une expérience fréquente : celui qui bouge seul supporte le coût, les autres récoltent une partie des bénéfices, et l’élan se bloque. Le canvas des actants propose une réponse pratique : identifier un actant direct, un actant indirect, et construire une relation donnant-donnant qui rend l’action possible et durable.

Le point remarquable de la méthode NSV : l’intégration explicite d’actants non humains. Non comme métaphore décorative, mais comme repositionnement de la décision. Un sol vivant, une biodiversité fonctionnelle, une eau de qualité, une pollinisation ne sont pas « des contraintes » mais des conditions de réussite. La question « qui manque autour de la table ? » devient un levier stratégique — et élargit le cercle des parties prenantes (ONG, scientifiques, acteurs éducatifs, experts du vivant, associations locales).
06 — Les 5 ateliers

Le déploiement opérationnel : 5 ateliers sur 1 an

Le REGEN BMC se déploie en 5 ateliers successifs réunissant toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur. Chaque atelier remplit un ensemble de cases du Canvas et produit des livrables concrets. L’ensemble prend environ un an — les parties prenantes étant engagées dans une relation de co-investissement (temps, argent, données).

Les 5 ateliers du REGEN BMC — parcours de conception régénérative de Nous Sommes Vivants
1
Atelier 1 — Analyse de la chaîne de valeur actuelleCartographie de toutes les étapes de production et des parties prenantes (fournisseurs, producteurs, distributeurs, consommateurs). Identification des zones de dégénération en T1. Analyse en triple impact à chaque étape — identification des surexploitations (ressources naturelles, humaines, financières). Premiers échanges inter-acteurs souvent révélateurs de méconnaissance mutuelle : chacun voit pour la première fois ce que fait celui d’avant et celui d’après.
2
Atelier 2 — Redesign de la chaîne de valeur future (T10)Identification des problèmes structurels à résoudre. Introduction de nouvelles parties prenantes (recherche, certifications, collectivités). Projection dans la chaîne de valeur idéale à 10 ans, en s’appuyant sur les potentialités écosystémiques du territoire. Création de liens mutuellement bénéfiques entre acteurs humains et non-humains (ver de terre, pollinisateurs, producteurs). Outil : modèle de Porteur enrichi d’indicateurs d’impacts.
3
Atelier 3 — Proposition de valeur régénérative (co-conception)Avec toutes les parties prenantes, co-conception de l’offre à visée régénérative maximisant les capitaux environnementaux, sociaux et financiers à faire prospérer d’ici 10 ans. 80 % du temps en compréhension profonde des impacts et de la chaîne, 20 % en génération de solutions. Le produit final doit satisfaire simultanément le triple impact. Affichage environnemental et sociétal prévu dès la conception comme levier commercial.
4
Atelier 4 — Planification stratégique & horizons de tempsÉlaboration d’un plan d’actions en trois horizons : T1 (la chaîne de valeur actuelle, ce qui finance et fait tourner), T5 (la transition) et T10 (le modèle régénératif cible). Au cœur : la définition du produit de transition — l’offre intermédiaire qui permet de basculer du modèle actuel au modèle futur sans rupture brutale. On travaille par backcasting : on part de la cible T10 et on reconstruit les étapes. Indicateurs de réduction (impacts négatifs) et de contribution (impacts positifs), rétro-planning par acteur, évaluation des coûts et gains en T1 et T10.
5
Atelier 5 — Mesure, suivi en triple comptabilité & gouvernanceMise en place de la gouvernance partagée (cogestion, dialogue social, équité salariale). Définition d’indicateurs clairs pour évaluer les investissements et bénéfices régénératifs. Mise au bilan du capital naturel, social et financier généré — pertinent pour la valorisation en transmission. Alignement CSRD / ESRS. Co-investissement et engagements mutuels sur 5 à 10 ans. Versions découverte disponibles : 3h, 4h ou 1 journée sur des produits alimentaires, textiles, viticoles, numériques.
07 — Cas d’application

La filière Ortie (Hauts-de-France) : la méthode en action

Le cas de la filière ortie textile en Hauts-de-France rend la logique du REGEN BMC immédiatement lisible à l’échelle d’un territoire, à partir d’un produit réel. Le point de départ : une entreprise de tissage confrontée à une question opérationnelle — sécuriser dans la durée une matière première végétale locale capable de soutenir une activité textile viable, face à une concurrence internationale forte (coton à bas coût). Un consortium a été créé sur 5 ans réunissant tisseurs, fileurs, agriculteurs et marques.

Le problème de départ : le modèle économique de la fibre ortie seule n’était pas viable. La région avait acheté une machine inadaptée faute de concertation sur la hauteur de coupe de la plante — problème typique d’une filière qui n’a jamais co-construit sa chaîne de valeur ensemble.

Autour de ce point d’entrée, une coalition d’acteurs se constitue sur la reconnaissance d’interdépendances réelles : agriculture, transformation de la fibre, débouchés industriels, savoir-faire techniques, équipements critiques. Des collectivités rejoignent la démarche — non pas de façon descendante, mais comme parties prenantes d’un projet de territoire (emploi, usage des sols, maintien d’activités locales). Pour rendre la coopération praticable, des sous-groupes se structurent : agriculture (pratiques culturales, qualité de la fibre), textile (transformation, machines, débouchés), hors-textile (autres usages pour sécuriser volumes et revenus) et rouissage (étape technique critique, souvent invisible mais déterminante).

Ce que la démarche a changé concrètement

  • UFR redéfinie : de « produire de la fibre ortie » → « valoriser toute la plante ortie pour régénérer le territoire agricole HDF ».
  • Multi-valorisation découverte en co-conception : tige → fibre textile ; feuille → ingrédients actifs cosmétiques (Expanscience). La même plante génère plusieurs flux de revenus pour les agriculteurs, améliorant la viabilité économique de l’ensemble — point clé face à la concurrence mondiale.
  • Impact non prévu révélé : pratiques agricoles bio favorisant les papillons — externalité positive identifiée en atelier puis documentée en terrain de recherche.
  • Argument acheteur construit : travail sur les services socio-écosystémiques en ESRS pour parler aux directions RSE et achat des grandes marques textiles. La réponse aux acheteurs qui « s’en foutent » du prix contributif existe — il faut avoir les bons arguments et les bonnes personnes en face.
  • Gouvernance partagée : cahiers des charges mutualisés permettant une meilleure compétitivité tout en garantissant les contributions socio-environnementales.

La filière s’inscrit dans une trajectoire de transformation sur trois ans (tester, ajuster, sécuriser sans mettre l’activité en risque) et une visée à dix ans posée comme cap partagé. Ce que cet exemple donne à voir, ce n’est pas un « cas exemplaire » au sens marketing, mais une méthode en action : partir d’un produit réel, rendre visibles les interdépendances, organiser la coopération, travailler le temps long.

Cas d’étude complet
Nous accompagnons la filière ortie dans le textile avec le REGEN BMC

Consortium Hauts-de-France · 5 ans d’engagement · Multi-valorisation textile + cosmétique · Pratiques agricoles pro-biodiversité · Gouvernance partagée

08 — Exemples sectoriels

Une grammaire, pas une recette : les secteurs

La méthode n’est pas réservée à l’agroalimentaire : toutes les activités dépendent du vivant humain et non humain. Le REGEN BMC n’est pas une « recette », c’est une grammaire qui se décline selon les milieux, les contraintes, les acteurs, les temporalités — du pneu au forfait mobile, du lait à la liseuse. Nous Sommes Vivants a présenté des cas concrets illustrant que la régénération est opérationnelle dans de nombreux secteurs, et qu’elle se conçoit toujours au niveau d’un produit ou service, jamais d’une entreprise « en général » :

Textile / Fibres
Filière Ortie HDFConsortium 5 ans. Multi-valorisation tige (fibre) + feuille (cosmétique). Pratiques favorisant les papillons. Contrats longs, cahiers des charges mutualisés.
Caoutchouc / Pneu
Hévéa régénératif — Michelin2 500 planteurs d’hévéa en agroforesterie régénérative. Si la relation territoire-producteurs est régénérative, le pneu contribue. Sécurisation des approvisionnements + impact social.
Textile & alimentaire
Coton ROC + Provisions — PatagoniaRegenerative Organic Certified (sol, bien-être animal, équité sociale). Mangues, bison, pâtes en filières biofair trade. Neutralité carbone + contributif biodiversité des sols.
Agroalimentaire
Lait bio — CQLP × LSDHPrix bâti depuis le revenu vital des producteurs. Consommateurs consultés et consentants. +12 % en volume 2024 vs −8 % marché. Modèle N4 confirmé.
Agroalimentaire
Boisson avoine — Bjorg / Alter EcoBio + plantation de haies (refuge oiseaux, eau). Contrats longs producteurs. Planet Score (Cadroule, pesticides, biodiversité, climat). 84 % bio, 97 % végétarien.
Numérique
Forfait Transition — TeleCoop20 Go + programme éducatif dense (usages, réparabilité, santé mentale). Réduction impacts env. + contribution à la transition des usages. Lauréat Nous Sommes Vivants.
Numérique / Édition
Liseuse UNIHistoires enfants avec imaginaires liés à la nature. Liseuse 98 % réparable, 20 % de seconde main en circulation. Enfants acteurs de leurs histoires.
Numérique / Biodiversité
App comptage d’oiseauxParticipation citoyenne aux inventaires naturalistes. Contribution directe à la connaissance et protection de la biodiversité locale.
Télécoms
Orange (cas analysé)Fort sur éducation digitale et santé mentale. Capacity Score réalisé par Nous Sommes Vivants. Question de contribution environnementale (data centers, eau) centrale et non résolue. Lire le cas complet →

Une piste majeure : culture et continuité

La régénération peut aussi devenir une stratégie de continuité pour des secteurs fragilisés, comme le culturel. La culture crée des effets réels — attractivité, cohésion, imaginaires, santé mentale collective, liens sociaux, éducation — souvent peu reconnus économiquement. Le REGEN BMC apporte une méthode : clarifier les services socio-écosystémiques rendus au territoire, identifier les parties prenantes qui en bénéficient réellement, construire des relations où la valeur rendue devient rémunérable (contrats, cofinancements, dispositifs territoriaux), et organiser une trajectoire 3 ans / visée 10 ans. Dans des temps instables, la culture n’est pas un luxe : elle devient une infrastructure de continuité.

09 — Preuves commerciales

Les Lauriers de la Régénération : ce que les chiffres illustrent

Chaque année, les Lauriers de la Régénération distinguent des produits et services dont les chiffres illustrent qu’un modèle régénératif peut être commercialement viable, dans des secteurs très différents :

Agroalimentaire
ECOTONE (Alter Eco, Bjorg, Clipper…)710 M€ de CA. 84 % bio, 97 % végétarien, 12 % Fairtrade. Planet Score = levier de vente direct.
Agroalimentaire
C’est qui le patron ?!100 M€ de CA. Marque à la plus forte croissance depuis 5 ans. 15,1 M de consommateurs. Prix bâti depuis le revenu vital des producteurs.
Agroalimentaire
Léa Nature502 M€ de CA estimé 2024. 26 unités de production dont 22 en France. 2 000 collaborateurs.
Cosmétique
Expanscience (TULSINITY®)Double lauréat. Fournisseur indien : 3 800 agriculteurs et 5 100 ha en agriculture régénérative. Partenariat filière ortie Nous Sommes Vivants.
Agroalimentaire
Dr. Bronner’s Magic Chocolate2 240 ha de cacaoyers convertis au bio-régénératif (Ghana, Côte d’Ivoire). 954 agriculteurs accompagnés.
Énergie
Elmy130 M€ CA. 170 collaborateurs. 350 GWh d’énergie renouvelable gérée pour 5 000 compteurs professionnels.
Immobilier solidaire
ETIC65 M€ d’immobilier financé (25 000 m²) uniquement avec des finances solidaires et/ou citoyennes.
Apiculture
Compagnons du Miel1ers producteurs de miels français. 210 apiculteurs. Territoire et chaîne de valeur courts intégrés.
Prix annuel · Nous Sommes Vivants
Les Lauriers de la Régénération

Près de 100 lauréats · Des produits et services régénératifs qui montrent, chaque année, qu’un modèle viable est possible

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Découvrir le REGEN BMC

Le business model de l’entreprise régénérative : un canvas et cinq ateliers pour concevoir des offres à triple impact, embarquer les parties prenantes et prouver ses effets sur un territoire. Comparatif des Canvas, méthode complète, cas d’application et ressources sur la page dédiée.

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