REGEN BMC —
Regenerative Business Model Canvas
& Conception de Produits Régénératifs
Qui anime, qui participe ?
Jérémy Dumont est planneur stratégique (25 ans d’expérience, grandes entreprises comme SNCF, Coca-Cola). Fondateur de Nous Sommes Vivants, association créée après le premier Covid, il accompagne les entreprises en économie régénérative via des outils pragmatiques : le Business Model Régénératif (REGEN BMC), le Capacity Score, la Fresque du Facteur Humain, la Fresque des Imaginaires et la Fresque des Émotions.
La masterclass réunit une quinzaine de participants aux profils variés :
Qu’est-ce que la régénération pour les entreprises ?
— Jérémy Dumont, Nous Sommes Vivants
Plusieurs définitions complémentaires ont émergé pendant le tour de table :
- Laurence : une économie au service de la vie — toutes les vies sur Terre (humains, plantes, animaux).
- Bernt : aller au-delà du développement durable ; créer les conditions du flourishing de tout l’écosystème.
- Luan : un modèle qui enveloppe économique, sociétal et environnemental pour un impact positif combiné.
- Emmanuel : un système de pensée qui aide l’individu et la planète à trouver de la force — non pas être épuisé par ce qu’on produit.
- NAÏF : un modèle à impact net positif sur la société et les écosystèmes (social + environnemental).
La régénération est toujours géolocalisée. La question centrale n’est pas « quel est notre bilan carbone global ? » mais : le territoire et ses habitants vont-ils mieux grâce à notre activité économique ? Nous Sommes Vivants adopte une vision d’intelligence écosystémique en triple impact inspirée de l’économie de la mutualité et du design de relations mutuellement bénéfiques du Regenesis Institute (USA) : l’écosystème comme milieu de vie partagé, l’enjeu étant de tisser des liens mutuellement bénéfiques entre humains et non-humains dans des territoires.
L’économie régénérative s’enracine dans l’économie de la mutualité : un modèle où chaque relation entre acteurs est conçue pour être donnant-donnant mutuellement bénéfique — pas uniquement entre humains, mais entre l’ensemble des êtres vivants d’un territoire.
C’est ce qui distingue l’économie régénérative de l’économie sociale et solidaire (ESS) traditionnelle : l’ESS a toujours eu une contribution sociétale forte, mais elle s’est peu intéressée aux non-humains. L’économie régénérative élargit le cercle des bénéficiaires : sols, biodiversité, pollinisateurs, faune locale, bassins versants font partie des partenaires à qui l’on doit une relation équilibrée.
Concrètement, cela se traduit dans le REGEN BMC par des contrats longs et co-investis avec les fournisseurs, des cahiers des charges mutualisés qui embarquent les pratiques régénératives, et un partage équitable de la valeur créée à chaque maillon — jusqu’au consommateur final qui paye le juste prix et en comprend la raison.
Ce que la régénération n’est pas
Elle ne se confond pas avec le développement durable (réduction des impacts négatifs), ni avec l’économie circulaire (optimisation des ressources matières). Les pratiques réductives — écoconception, économie circulaire, économie industrielle et territoriale, économie de la fonctionnalité — permettent au mieux d’atteindre un net zéro. La régénération est la seule approche qui vise un impact positif net sur le vivant humain et non-humain. Objectif ultime : la Santé Globale (One Health) — relier la santé des écosystèmes (sol, eau, air) à la santé humaine physique et mentale.
du vivant change pour
les décisions d’entreprise
Trajectoires RSE et économiques combinées · RegenBMC · Capacity Score · Lauriers de la Régénération · Études de cas Michelin, Patagonia, Danone, LVMH, Expanscience
La trajectoire en 4 niveaux : le Capacity Score
Le Capacity Score est un diagnostic en 38 questions couvrant 6 leviers : intelligence écosystémique, chaîne de valeur, innovation produit/service, dynamiques humaines, gouvernance, données économiques/environnementales/sociétales. Il situe une organisation sur une trajectoire à 4 niveaux :
Compliance, normes. Activités les plus dégénératives à abandonner. Vision mécaniste du monde.
Réduction des impacts négatifs vers le net zéro. Écoconception, économie circulaire, fonctionnalité.
Réparer ce qui a été dégradé (nappe phréatique, sols, biodiversité). Retour à l’état initial.
Donner aux êtres vivants les ressources pour atteindre leur plein potentiel. Capital vivant en croissance.
Scores de référence
Michelin
N2→N3. 98 % pneus conventionnels, 2 % location. 28 % de matières non-pétrochimiques (objectif 40 %). Marge sous pression malgré l’infrastructure RSE.
Patagonia
N3 (pas encore N4). +6 %/an de CA sur 10 ans mais hausse concomitante des émissions CO₂. 85 % des produits sans fin de vie gérée.
Expanscience
N3+. Double lauréat des Lauriers de la Régénération. Scores élevés partout, notamment en innovation produit contributive (TULSINITY®).
CQLP × LSDH (lait bio)
+12 % en volume 2024 contre −8 % pour le marché. Prix bâti depuis le revenu vital des producteurs, consommateurs consultés et consentants.
sur la trajectoire N1 → N4
38 questions · 6 leviers · Résultat immédiat · Intelligence écosystémique, chaîne de valeur, innovation, dynamiques humaines, gouvernance
Pourquoi repenser le Business Model Canvas ?
Alexander Osterwalder a popularisé le Business Model Canvas comme outil de référence pour structurer tout projet d’entreprise. Mais face aux enjeux écologiques et sociétaux, ses limites sont apparues : il ne voit le monde qu’à travers un seul prisme (économique), dans un temps unique (présent), sans s’interroger sur les impacts de l’activité sur les territoires et leurs habitants.
Plusieurs Canvas alternatifs ont été développés pour combler ces lacunes. Jérémy Dumont en a présenté quatre lors de la masterclass, en montrant la progression logique qui conduit au REGEN BMC de Nous Sommes Vivants.
L’enjeu fondamental : passer d’une logique de proposition de valeur économique à une logique de création de valeur mutuellement bénéfique — pour les humains, les non-humains, et le territoire. Un seul outil va jusqu’au bout de cette logique.
Un canvas et une série d’ateliers pour définir sa stratégie à impact et concevoir de nouveaux produits / services issus de pratiques régénératives avec son réseau de partenaires.
Les quatre Canvas : tableau comparatif
Osterwalder
Éco. circulaire
Upward
Nous Sommes Vivants
✓ Présent · ~ Partiel · ✗ Absent
Structure du REGEN BMC
Le REGEN BMC conserve la colonne vertébrale de tous les Canvas — fournisseurs → proposition de valeur → consommateurs — mais l’enrichit sur trois axes nouveaux.
Amont
Fournisseurs & partenaires clés actuels et futurs. Ressources naturelles, humaines, financières. Analyse de surexploitation à chaque étape amont.
Proposition de valeur régénérative
Le cœur du Canvas. Conçue pour que — plus on vend ce produit, mieux vont les territoires et leurs habitants. Co-créée avec toutes les parties prenantes, humaines et non-humaines.
Aval
Consommateurs actuels et futurs. Distributeurs, usagers. Affichage socio-environnemental pour rendre visible la contribution et générer des ventes.
6 principes qui différencient le REGEN BMC
🔗 Basé sur la chaîne de valeur
Chaque maillon est analysé en triple impact (env. / sociétal / éco.), pas seulement en flux économiques. Lecture par étape et par acteur.
⏳ Trois horizons temporels
T1 (aujourd’hui) · T5 (transition) · T10 (régénératif) — chaque horizon a ses propres fournisseurs, parties prenantes et proposition de valeur.
🌿 Triple capital en sortie
L’atterrissage final intègre l’augmentation du capital naturel, vivant et financier généré — pas seulement le P&L ou le reporting RSE.
🤝 Co-construction multi-acteurs
25 à 50 parties prenantes autour de la table (agriculteurs, industriels, distributeurs, consommateurs, ONG). Personne n’est juste en face d’un PowerPoint.
🔄 Réduction puis contribution
On travaille d’abord la réduction de la surexploitation avant de basculer vers la contribution positive. On ne fait pas de compromis : les trois piliers doivent fonctionner.
📍 Ancrage territorial
La proposition de valeur est évaluée à l’aune d’un territoire : ses sols, ses eaux, sa biodiversité, ses communautés humaines et non-humaines.
T1 · T5 · T10 : planifier la transition
La grande particularité du REGEN BMC est de forcer la réflexion en trois temps simultanément, depuis le début. Il ne s’agit pas d’un plan RSE ajouté après coup, mais d’une co-construction de la trajectoire avec toutes les parties prenantes.
Diagnostic de l’existant
Chaîne de valeur actuelle. Surexploitation des ressources identifiée. Pratiques dégénératives mesurées. Parties prenantes en place. Indicateurs de réduction définis.
Produit de transition
Innovation intermédiaire viable. Phase de transformation sans rupture brutale. Co-investissement des acteurs. Nouveaux partenariats tissés. Activité existante maintenue.
Modèle cible
Chaîne de valeur régénérative complète. Triple capital en croissance. Territoire et habitants qui prospèrent. Reporting intégré unique (financier + extra-financier).
« On réfléchit d’abord à la réduction avant d’aller réfléchir en contribution. Et on ne sort pas de la pièce en ayant fait un compromis. Il faut que la proposition de valeur fonctionne sur les trois piliers. » — Jérémy Dumont, masterclass Nous Sommes Vivants
Le design de produits régénératifs : 4 piliers
La conception régénérative va au-delà du Design Thinking classique ou de l’écoconception. Elle vise à concevoir un produit qui contribue activement à la qualité de vie des habitants d’un territoire — humains et non-humains — dans une dynamique collective. C’est un formidable enjeu de design : un produit commercial peut-il contribuer à prendre soin de soi, des autres et de la nature ?
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Pilier 1 — Définition
L’Unité Fonctionnelle Régénérative (UFR)
Redéfinir à quoi sert vraiment le produit. Non plus « à quoi sert-il techniquement ? » mais quelle est sa contribution cible aux êtres vivants du territoire ? L’UFR répond à des besoins essentiels en intégrant les enjeux de l’usager final et de tous les acteurs des écosystèmes traversés. Passer de « nourrir » à « bien nourrir tout en régénérant la biodiversité ».
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Pilier 2 — Analyse
La chaîne de valeur mutuellement bénéfique
Identifier, à chaque maillon (amont, cœur, aval), les actions qui dégradent la valeur et celles qui contribuent. Deux états distingués : la chaîne dégénérative actuelle (crée de la valeur économique pour l’entreprise tout en détruisant de la valeur sociale et environnementale) et la chaîne régénérative cible (création de valeur mutuellement bénéfique au-delà du net zéro). Les non-humains — biodiversité, pollinisateurs, sols — sont explicitement intégrés comme parties prenantes.
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Pilier 3 — Co-conception
La proposition de valeur co-créée avec le vivant
La co-conception régénérative ne se limite pas à interroger des clients finaux. Elle consiste à co-créer le concept produit avec toutes les parties prenantes, sans exclusion — incluant la voix du vivant. 80 % du temps est consacré à la compréhension mutuelle et à l’analyse des impacts, 20 % à la génération de solutions. L’affichage socio-environnemental (labels, Planet Score, ROC, Demeter…) est conçu dès le départ comme levier commercial : rendre visible la contribution pour générer de la valeur perceptible par les acheteurs.
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Pilier 4 — Mesure
La Triple Comptabilité en multicapitaux
Le pilotage passe de la réduction des coûts/risques à l’augmentation de la robustesse de l’entreprise. Pilotage par trois capitaux : économique, vivant/biotique, matériel/abiotique. Mesure des externalités positives ET négatives sur les axes Environnement, Société, Économie. Alignement CSRD : E1 (Climat), E4 (Biodiversité), S2 (Travailleurs chaîne de valeur), S4 (Consommateurs). Objectif final : un reporting intégré unique — plus de rapport financier et extra-financier séparés.
L’UFR : changer la question de départ
L’Unité Fonctionnelle Régénérative (UFR) : redéfinir à quoi sert vraiment le produit.
Il ne s’agit pas de mesurer l’impact d’une fonction existante, mais de concevoir la fonction elle-même pour qu’elle soit contributive au territoire et à ses habitants humains et non-humains.
Textile : Passer de « couvrir » → « habiller en contribuant aux savoir-faire locaux et à la santé des pollinisateurs du bassin textile ».
Numérique : Passer de « connecter » → « connecter en développant l’autonomie digitale tout en limitant la pression sur les ressources en eau des data centers ».
Pneu (Michelin) : Passer de « rouler » → « se déplacer en contribuant à la forêt d’hévéas et à la prospérité des 2 500 planteurs en agroforesterie régénérative ».
Le rôle nouveau du designer
La conception régénérative fait évoluer radicalement la posture du designer. Il ne conçoit plus seul à partir d’insights consommateurs et d’un brief marketing. Il devient intégrateur des parties prenantes tout au long d’un processus continu, disposant des informations clés sur les impacts multiples au niveau du produit.
Capital Vivant
Biodiversité, sols, eau, air, pollinisateurs, faune locale, santé des écosystèmes
Capital Social
Conditions de travail, équité salariale, dialogue social, communautés locales, éducation, santé mentale
Capital Financier
Robustesse économique, marges, revenus des producteurs, co-investissement, valorisation d’actifs
Ce que ça change dans le processus
- 80 % compréhension mutuelle, 20 % solution — l’inverse du Design Sprint classique.
- 25 à 50 parties prenantes autour de la table — agriculteurs, industriels, distributeurs, consommateurs, ONG, collectivités, chercheurs.
- Première fois que des acteurs voient l’ensemble de la chaîne de valeur avec ses impacts chiffrés — souvent une révélation, parfois un choc (certains sont surpris, d’autres le sont par les coûts cachés).
- Le produit conçu est un prétexte pour réorganiser toute une filière : un vêtement, un aliment, un service numérique devient le catalyseur d’une transformation territoriale.
- Contrats longs (5 à 10 ans) entre toutes les parties prenantes, qui co-investissent temps et argent.
« Il y a très peu de méthodes d’approche qui permettent de contribuer. L’économie sociale et solidaire a toujours eu une contribution sociétale. Mais dans les pratiques qui permettent un impact positif net, il n’y a que le modèle économique régénératif et les pratiques régénératives. » — Jérémy Dumont, masterclass Nous Sommes Vivants
Le déploiement opérationnel : 5 ateliers sur 1 an
Le REGEN BMC se déploie en 5 ateliers successifs réunissant toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur. Chaque atelier remplit un ensemble de cases du Canvas et produit des livrables concrets. L’ensemble prend environ un an — les parties prenantes étant engagées dans une relation de co-investissement (temps, argent, données).
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Atelier 1 — Analyse de la chaîne de valeur actuelle
Cartographie de toutes les étapes de production et des parties prenantes (fournisseurs, producteurs, distributeurs, consommateurs). Identification des zones de dégénération en T1. Analyse en triple impact à chaque étape — identification des surexploitations (ressources naturelles, humaines, financières). Premiers échanges inter-acteurs souvent révélateurs de méconnaissance mutuelle : chacun voit pour la première fois ce que fait celui d’avant et celui d’après.
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Atelier 2 — Redesign de la chaîne de valeur future (T10)
Identification des problèmes structurels à résoudre. Introduction de nouvelles parties prenantes (recherche, certifications, collectivités). Projection dans la chaîne de valeur idéale à 10 ans, en s’appuyant sur les potentialités écosystémiques du territoire. Création de liens mutuellement bénéfiques entre acteurs humains et non-humains (ver de terre, pollinisateurs, producteurs). Outil : modèle de Porteur enrichi d’indicateurs d’impacts.
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Atelier 3 — Proposition de valeur régénérative (co-conception)
Avec toutes les parties prenantes, co-conception de l’offre à visée régénérative maximisant les capitaux environnementaux, sociaux et financiers à faire prospérer d’ici 10 ans. 80 % du temps en compréhension profonde des impacts et de la chaîne, 20 % en génération de solutions. Le produit final doit satisfaire simultanément le triple impact. Affichage environnemental et sociétal prévu dès la conception comme levier commercial.
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Atelier 4 — Planification stratégique & horizons de temps
Élaboration d’un plan d’actions en 3 horizons (T1 · T5 · T10). Définition du produit de transition : l’offre intermédiaire qui permet de basculer du modèle actuel au modèle futur sans rupture brutale. Indicateurs de réduction (taux de réduction des impacts négatifs) et de contribution (taux d’augmentation des impacts positifs). Rétro-planning d’action par acteur. Évaluation des coûts et gains en T1 et T10.
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Atelier 5 — Mesure, suivi en triple comptabilité & gouvernance
Mise en place de la gouvernance partagée (cogestion, dialogue social, équité salariale). Définition d’indicateurs clairs pour évaluer les investissements et bénéfices régénératifs. Mise au bilan du capital naturel, social et financier généré — pertinent pour la valorisation en transmission. Alignement CSRD / ESRS. Co-investissement et engagements mutuels sur 5 à 10 ans. Versions découverte disponibles : 3h, 4h ou 1 journée sur des produits alimentaires, textiles, viticoles, numériques.
La filière Ortie (Hauts-de-France) : conception en action
Le cas de la filière ortie textile en Hauts-de-France illustre concrètement la démarche sur 2 ans d’engagement avec Nous Sommes Vivants. Un consortium a été créé réunissant tisseurs, fileurs, agriculteurs et marques pour 5 ans.
Ce que la démarche a changé concrètement
- UFR redéfinie : de « produire de la fibre ortie » → « valoriser toute la plante ortie pour régénérer le territoire agricole HDF ».
- Multi-valorisation découverte en co-conception : tige → fibre textile ; feuille → ingrédients actifs cosmétiques (Expanscience). La même plante génère plusieurs flux de revenus pour les agriculteurs, améliorant la viabilité économique de l’ensemble.
- Impact non prévu révélé : pratiques agricoles bio favorisant les papillons — externalité positive identifiée en atelier puis documentée en terrain de recherche.
- Argument acheteur construit : travail sur les services socio-écosystémiques en ESRS pour parler aux directions RSE et achat des grandes marques textiles. La réponse aux acheteurs qui « s’en foutent » du prix contributif existe — il faut avoir les bons arguments et les bonnes personnes en face.
- Gouvernance partagée : cahiers des charges mutualisés permettant une meilleure compétitivité tout en garantissant les contributions socio-environnementales.
ortie dans le textile avec
le REGEN BMC
Consortium Hauts-de-France · 5 ans d’engagement · Multi-valorisation textile + cosmétique · Pratiques agricoles pro-biodiversité · Gouvernance partagée
Produits & services régénératifs par secteur
Nous Sommes Vivants a présenté des cas concrets illustrant que la régénération est opérationnelle dans de nombreux secteurs d’activité :
Consortium 5 ans. Multi-valorisation tige (fibre) + feuille (cosmétique). Pratiques favorisant les papillons. Contrats longs, cahiers des charges mutualisés.
2 500 planteurs d’hévéa en agroforesterie régénérative. Si la relation territoire-producteurs est régénérative, le pneu contribue. Sécurisation des approvisionnements + impact social.
Regenerative Organic Certified (sol, bien-être animal, équité sociale). Mangues, bison, pâtes en filières biofair trade. Neutralité carbone + contributif biodiversité des sols.
Prix bâti depuis le revenu vital des producteurs. Consommateurs consultés et consentants. +12 % en volume 2024 vs −8 % marché. Modèle N4 confirmé.
Bio + plantation de haies (refuge oiseaux, eau). Contrats longs producteurs. Planet Score (Cadroule, pesticides, biodiversité, climat). 84 % bio, 97 % végétarien.
20 Go + programme éducatif dense (usages, réparabilité, santé mentale). Réduction impacts env. + contribution à la transition des usages. Lauréat Nous Sommes Vivants.
Histoires enfants avec imaginaires liés à la nature. Liseuse 98 % réparable, 20 % de seconde main en circulation. Enfants acteurs de leurs histoires.
Participation citoyenne aux inventaires naturalistes. Contribution directe à la connaissance et protection de la biodiversité locale.
Fort sur éducation digitale et santé mentale. Capacity Score réalisé par Nous Sommes Vivants. Question de contribution environnementale (data centers, eau) centrale et non résolue.
Lire le cas complet →Les Lauriers de la Régénération : preuves par les chiffres
Les Lauriers de la Régénération (édition 2025) documentent des produits régénératifs commercialement viables, à des échelles significatives, dans plusieurs secteurs :
710 M€ de CA. 84 % bio, 97 % végétarien, 12 % Fairtrade. Planet Score = levier de vente direct.
100 M€ de CA. Marque à la plus forte croissance depuis 5 ans. 15,1 M de consommateurs. Prix bâti depuis le revenu vital des producteurs.
502 M€ de CA estimé 2024. 26 unités de production dont 22 en France. 2 000 collaborateurs.
Double lauréat. Fournisseur indien : 3 800 agriculteurs et 5 100 ha en agriculture régénérative. Partenariat filière ortie Nous Sommes Vivants.
2 240 ha de cacaoyers convertis au bio-régénératif (Ghana, Côte d’Ivoire). 954 agriculteurs accompagnés.
130 M€ CA. 170 collaborateurs. 350 GWh d’énergie renouvelable gérée pour 5 000 compteurs professionnels.
65 M€ d’immobilier financé (25 000 m²) uniquement avec des finances solidaires et/ou citoyennes.
1ers producteurs de miels français. 210 apiculteurs. Territoire et chaîne de valeur courts intégrés.
de la Régénération
55 lauréats · 5 secteurs · Produits et services régénératifs commercialement viables · La preuve annuelle que ça rapporte
Points de discussion clés de la masterclass
Peut-on être régénératif seul ?
Non. On peut commencer en interne — RSE ≠ marketing ≠ achats : ces fonctions réapprennent à parler ensemble en triple impact par produit, alors qu’aujourd’hui une direction RSE voit la stratégie globale mais pas les impacts par produit ni par maillon. Mais on ne peut ni réduire ni contribuer seul. Les contrats longs avec fournisseurs, l’implication des distributeurs et la pédagogie auprès des consommateurs sont des conditions structurelles.
« Une entreprise régénérative, ça dépend de ses fournisseurs, de ses distributeurs et de ses consommateurs. Si je veux faire de la bonne compote de pommes bio, il faut que je travaille avec mes pomiculteurs. »
L’écologie est-elle un coût ou un capital ?
La thèse du triple impact est que les trois piliers se nourrissent mutuellement. L’économie circulaire et la décarbonation sont perçues par les consommateurs comme « la responsabilité de l’entreprise » — pas comme un bénéfice pour eux. En revanche, rendre visibles les pratiques régénératives (labels, affichage, histoires de producteurs) génère des ventes et préserve la marge. L’écologie devient un levier commercial, pas un coût.
« On fait de l’argent en faisant du bien. Ça existe — l’ESS le pratique depuis toujours. »
Faut-il tout arrêter ou transformer les pratiques ?
Nous Sommes Vivants défend la transformation progressive plutôt que l’injonction à cesser (viande, numérique, textile). Il existe des élevages aux États-Unis à bilan carbone net zéro sans compensation. La régénération cherche toujours les pratiques qui permettent de rester sur le marché de masse tout en réduisant les dommages jusqu’à contribuer — plutôt que d’éradiquer une filière avec des conséquences sociales et économiques négatives en triple impact.
Services numériques et régénération
La contribution sociétale est plus accessible (éducation, santé mentale, accès à la nature via des apps), tandis que la contribution environnementale reste difficile (data centers, eau, énergie). La clé : limiter fortement les impacts (offres plafonnées, hardware reconditionné) tout en maximisant la contribution sociétale.
La transmission d’entreprise comme moment régénératif (Laurence)
La transmission est un moment charnière idéal pour impulser une trajectoire régénérative. Le REGEN BMC permet de valoriser au bilan de l’entreprise un capital naturel et social généré par les pratiques — ce qui augmente la valeur transmise au-delà des seuls actifs financiers.
Se former & se faire accompagner
Session découverte
5 000 €1 journée présentielle sur la gaufre régénérative. 5 ateliers en version découverte. En ligne : ateliers 1–2–3 condensés.
Formation animateur
800 €Session découverte + 2 jours de formation. 1 journée pratique en binôme. Habilitation consultant REGEN BMC.
Accompagnement complet
20–30 k€5 ateliers sur mesure sur 1 an. 25 à 50 parties prenantes. Consulting stratégique de 10 à 30 k€.
Régénérative Circle
5 000 €/anFormat multi-marques d’un même secteur. 1 représentant par entreprise. Benchmark et co-apprentissage.
Capacity Score
Gratuit38 questions en ligne. Diagnostic en 6 leviers. Résultat N1→N4 avec trajectoire. noussommesvivants.co
Lauriers de la Régénération
AnnuelPrix décernés aux produits & services régénératifs. 55 lauréats sur 5 secteurs. Édition 2026 : 11–12 juin, Paris.
Ressources disponibles
- 📄 Livre blanc — « Ce que la régénération du vivant change pour les décisions d’entreprise » (51 p., gratuit)
- 🔧 Capacity Score — diagnostic en ligne en 38 questions, 6 leviers
- 🗺️ Mapping écosystème — 510 acteurs de la régénération en France (9 segments)
- 🎨 Board Miro — Business Model Régénératif interactif
- 📐 Méthode design régénératif — FlippingBook disponible sur le site de Nous Sommes Vivants
- 📰 Articles de cas — Michelin, Patagonia, Danone, LVMH, Expanscience, Orange, CQLP×LSDH
à nos consultants
Sessions découverte, accompagnement complet sur 1 an, Régénérative Circle multi-marques. Une cinquantaine de consultants adhérents dans toute la France.
Contacter le collectif →aux ateliers régénératifs
REGEN BMC, Fresque du Facteur Humain, Fresque des Imaginaires, Fresque des Émotions. Session découverte + 2 jours de formation. 800 €.
Voir les formations →5 idées-clés
1. La régénération est la seule pratique à impact positif net. Toutes les autres (écoconception, économie circulaire, économie de la fonctionnalité) réduisent ou neutralisent. Seul le REGEN BMC vise la contribution active au vivant.
2. Plus on vend ce produit, mieux vont les territoires et leurs habitants. C’est la condition sine qua non d’une proposition de valeur régénérative — l’équation fondamentale du REGEN BMC.
3. L’écologie bien racontée génère des ventes. Les pratiques régénératives rendues visibles (labels, histoires de producteurs, affichage) parlent aux consommateurs d’un bénéfice direct pour eux — contrairement aux promesses RSE abstraites perçues comme la responsabilité de l’entreprise.
4. La régénération est systémiquement collective. Pas d’entreprise régénérative sans relations longues, équitables et co-investies avec ses fournisseurs, distributeurs et consommateurs. Le designer devient intégrateur systémique multi-parties prenantes.
5. La transition se gère dans le temps et se mesure au capital. Trois horizons (T1 · T5 · T10), une phase de transition planifiée, un atterrissage comptable qui met au bilan le capital naturel et social généré : la régénération est une trajectoire, pas un saut — et c’est économiquement démontré par les lauréats.

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