Business Models Régénératifs : 1ère réunion — NSV

Compte-rendu — 16 mars 2026

Lancement du groupe de réflexion
Business Models Régénératifs

Comment démontrer qu’un produit ou service régénératif génère une performance en triple impact — financier, environnemental et social — et que le territoire se porte mieux grâce à cette activité ?

14 présents + équipe NSV Zoom — 2h 55 produits Lauriers 0 preuve économique à date

Prochaine réunion

Point Modèle Éco Regen

Mardi 14 avril · 13h00 – 15h00

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Animation — Nous Sommes Vivants

Jérémy Dumont

Fondateur NSV, Capacity Score, Lauriers

Laurence Pintenant

Leadership & transformation, BMC

Albane Roussot

Ingénieure agro, gouvernance partagée, territoires

4 stagiaires

Lou Anne, Tram, Han et Jennifer — présents en écoute lors de la séance.

14 présents

Aurélie Sutter

robustesse.org

Conseil

Damien Fouesneau

ARaymond — sustain. B2B auto

Industrie

Isaure Galley

Conseil

François-Donald Monroe

Accompagnement dirigeants, Lumia

Conseil

Marie-Laure Le Chevalier

Ex-directrice pôle CSRD, ESG

Conseil

Alice Carle

INCO Group

Conseil

Maëlys Lecrivain

Ecozao

Conseil

Renaud Vignes

Perma-industrie, Carbone Lab

Territoire

Louis Dupuy

APESA — économiste, multi-capitaux

Recherche

Aurélia Gumery-Lhuillier

Facilitatrice, Living Lab Chambéry

Territoire

Areski

Ingénieur agronome, robustesse.org

Territoire

Florian Rock

Consultant stratégie & innovation, business models

Conseil

Philippe

Conseil innovation, Syntech

Conseil

Michael

Supply chain, Cret-Log / AMU Marseille

Recherche

Non présents — à associer

Vincent Kraus

Fève — foncière régénérative

Terrain agro

Alban Gonord

MACIF

Financement

Régis Cazalas

PY’STiLL

Industrie

Yassine Khiari

Économie de la mutualité — mutual PNL

Recherche / terrain

Hélène Calandot

Fermes d’Avenir — comptabilité CARE, 6 ans de terrain

Terrain agro

Abigail Betsabe Lopez Cruz

Communauté

Paloma Alvarez

Communauté

Diagnostic

Le verrou central : deux rapports, zéro corrélation. Toutes les entreprises publient un rapport financier et un rapport extra-financier. Personne ne les lit en même temps. Personne ne mesure si un produit régénératif génère plus de marge. La preuve économique n’existe pas encore.

« Personne ne regarde si un produit éco-conçu au point d’être régénératif génère plus de CA, plus de marge. » — Jérémy Dumont, NSV

Le verrou mental. Dans le monde de l’impact, les activités économiques restent perçues comme les « grands méchants ». Ce verrou empêche de voir qu’une entreprise classique peut générer du made in France contributif : la France se porte mieux, les Français se portent mieux, les animaux se portent mieux — et l’entreprise fait de la marge.


Le modèle visé — triple capital

Capital financier

Marge, profitabilité durable, compte d’exploitation

Capital naturel

Eau, biodiversité, sol, carbone — actifs du territoire

Capital humain / social

Rémunération juste, emplois, qualité de vie, filière

Objectif : passer ces trois capitaux en actifs — colonne gauche du bilan — non en coûts ou en passifs environnementaux. Ce sont les ingrédients nécessaires à la prospérité du territoire.


La régénération — entre bio et ESS

Bio

Mesure l’impact environnemental. Cahier des charges solide. S’en fout des conditions de travail et de la juste rémunération des producteurs.

ESS

Mesure l’impact sociétal, gouvernance partagée. S’en fout de la nature — l’écosystème naturel n’est pas au même niveau que l’humain.

Régénératif

Fait les deux simultanément — environnement et sociétal — et y ajoute la performance financière. C’est le triple impact que ni le bio ni l’ESS ne produisent seuls.

Il y a un modèle économique du bio. Il y a un modèle économique de l’ESS. La régénération est entre les deux — et doit démontrer que le triple est viable financièrement.

Innovation produit régénératif — boucle de valeur

01

Pratiques régénératives

Bio+, agroforesterie, circuit court, contrats longs

02

Produit à survaleur

Qualité nutritionnelle, traçabilité, labellisation

03

Marge en triple impact

Éco + Env + Social — simultanément

04

Territoire qui se porte mieux ?

Habitants, agriculteurs, écosystèmes, filière

23%

consommateurs prêts à payer plus

55

produits Lauriers indéniablement régénératifs

0

dossiers avec données financières croisées à l’impact produit

?

services socio-écosystémiques valorisés dans la marge


Le paradoxe volume / valeur

Piège du volume

Patagonia : +6% ventes sur 10 ans → +2% émissions carbone. Michelin : −6% volume. La RSE de premier niveau n’empêche pas la chute, car les entreprises pilotent le volume, pas la marge régénérative.

La voie régénérative

Expanscience : CA en croissance + −3% empreinte carbone. C’est qui le patron : +12% ventes bio quand tout le marché bio baisse. Le focus sur le produit contributif génère une croissance qualitative découplée des impacts négatifs.


Cas d’usage — chiffres disponibles

N4 régénératif

C’est qui le patron × LSDH — lait bio

+12%

ventes bio vs marché bio en baisse

Contrats longs

revenu juste et sécurisé pour l’éleveur

ESG S→E

modèle parti du social, contributif env.

Terrain prioritaire : accès données, modèle ESS natif, RSE solide. Dossier Lauriers déposé.
N3 — double Lauréat

Expanscience — cosmétique & nutrition régénérative

↑ CA

croissance chiffre d’affaires

−3%

empreinte carbone (décorrélation)

×2

Lauriers gagnés, TULSINITY®

Seul cas documenté de décorrélation croissance / empreinte. Potentiel financeur de l’étude.
N2→N3

Michelin — pneus biosourcés & économie circulaire

28%

matières naturelles/recyclées actuellement

40%

objectif matières soutenables 2030

0

données d’impact disponibles par pneu

Michelin n’a pas encore les chiffres d’impact par pneu. L’éco-circulaire est pilotée globalement sans lien à la marge produit. Cas-école du verrou.
N3 agro

Danone — pratiques régénératives dairy & végétal

30M€

investissement décarbonation régénérative

0

ROI formalisé de ces pratiques

N3

Capacity Score collectif

30M€ investis dans des pratiques régénératives vus comme un coût, pas un investissement en capital naturel. Illustre le problème comptable central.
Paradoxe

Patagonia — vêtements techniques outdoor

+6%

ventes sur 10 ans

+2%

émissions carbone (corrélation positive)

N3

RSE avancée, triple compta en cours

RSE exemplaire mais croissance = croissance d’impacts. La survaleur produit n’est pas encore découplée du volume.
Preuve chiffrée

Mars Petcare / Royal Canin — Economics of Mutuality

Meaningful challenge : améliorer la santé des animaux de compagnie. Pilotage : Loïc Moutault, Lab Economics of Mutuality.
Intervention : programme de formation de 600 cliniques vétérinaires (vs 400 non formées = groupe contrôle). Investissement : 250 000 €.

+2 M€

ROI ×8

ventes supplémentaires Mars

+5 M€

pour l’écosystème filière

rentabilité cliniques partenaires

−40%

départs volontaires cliniques

Indicateur Résultat Capital
Ventes supplémentaires Mars+2 M€ (ROI ×8)Financier — entreprise
Rentabilité des cliniques partenaires+5 M€ totalFinancier — écosystème
Départs volontaires dans les cliniques−40%Humain / Social
Satisfaction au travail↑ significativeHumain
Connaissance santé & nutrition animale↑ mesurée (baromètre)Humain
La preuve par les chiffres : 250 000 € investis dans du capital humain (formation) génèrent 7 M€ de valeur répartie sur l’écosystème — dont 2 M€ retournent directement à l’investisseur. Le PNL mutuel démontre qu’on peut comptabiliser la création de valeur partagée entre acteurs d’une même filière.

Méthodologie de l’étude terrain

Données à collecter

  • Données financières par produit (CA, marge, prix)
  • Empreinte environnementale par produit
  • Indicateurs sociaux (rémunération, emploi, QVT)
  • Groupe contrôle : produit conventionnel équivalent

Terrain minimum viable

  • 3 fermes régénératives vs 3 conventionnelles
  • 1 filière agro complète (éleveur → marque → GMS)
  • Unité fonctionnelle contributive (100g de protéines saines, pas seulement 100g de protéines)
  • Delta marge = indicateur clé de preuve

Ce que la mesure doit résoudre

Aujourd’hui : des cahiers des charges qui prescrivent, pas qui mesurent

Les référentiels existants — bio, RSE, CSRD, labels — définissent des exigences à respecter. Ils ne mesurent pas les impacts environnementaux et sociaux réellement générés par un produit sur sa chaîne de valeur. Un dossier Lauriers primé ne contient pas les données financières du produit. Un rapport CSRD ne relie pas la marge d’un pneu biosourcé à son empreinte. La prescription et la mesure restent deux mondes séparés.

L’approche visée : actifs territoriaux, pas passifs environnementaux

L’enjeu n’est pas de comptabiliser des dettes ou des coûts de restauration supplémentaires — c’est de montrer que le bon usage des ressources territoriales crée de la valeur en triple capital. Focus sur le compte d’exploitation, pas le bilan. La corrélation à démontrer : pratiques régénératives → produit à survaleur → marge → territoire qui se porte mieux.

Sans trajectoire : pas de garantie pour une croissance responsable et locale

Une mesure à date suffit pour amorcer. Mais sans données de trajectoire, il est impossible de garantir qu’une croissance reste responsable et ancrée localement dans le temps. C’est la dynamique — avant et après l’étude — qui permet de distinguer une corrélation structurelle d’un effet ponctuel.


Financeurs potentiels identifiés

ADEME — AMI COP’ECO BPI Le Lab Fondation Léa Nature Économie de la mutualité — MACIF Crédit Coopératif Expanscience (mécénat terrain) Rapport Sénat — scénario 4 Industrie — évitement carbone (Renaud Vignes)

Livrables à faire

RDV à fixer — dans le mois

ARaymond

Damien Fouesneau + Laurence Fayand (incubation nouveaux modèles d’affaires). Partage de ce qu’ARaymond a mis en place pour aller au-delà de la soutenabilité faible — avec les limites rencontrées. Questionnaire de qualification du problème côté entreprises et côté financeurs.

Fermes d’Avenir

Hélène Calandot — helene.calandot@fermesdavenir.org. 6 ans de terrain sur la comptabilité CARE. Explorer comment adosser un module régénératif au-delà de la restauration et identifier les données disponibles.

Économie de la mutualité

Yassine Khiari — mutual PNL, coinvestissement collectif, preuve par les chiffres (cas Mars / Royal Canin). Explorer le lien avec la note de cadrage NSV et les terrains d’étude envisagés.

Jégard Créatis

Le mois prochain

François Jégard — Experts Comptables International. Présentation de la double certification des rapports financiers et extra-financiers. Partenaire potentiel pour le questionnaire — à adresser aussi aux DAF, décideurs réels sur la convergence des deux rapports.

1

Revue de littérature — état de l’art triple impact, comptabilités (CARE, LIFT, mutualité), preuves de concept existantes. À présenter aux Lauriers de la Régénération.

2

Grille évaluative commune — quoi mesurer, comment, à quelle échelle (produit → filière → territoire). Sous-groupe : Louis Dupuy + Marie-Laure Le Chevalier + Philippe. Questionnaire à adresser aussi aux DAF. Jégard Créatis partenaire potentiel.

3

Accord terrain prioritaire — contact C’est qui le patron / LSDH, Expanscience, Ferme d’Avenir. Damien Fouesneau peut ouvrir la discussion côté industrie B2B.

4

Financement — candidature AMI COP’ECO ADEME (Renaud Vignes anime), approche BPI Le Lab, MACIF (Alban Gonord), Crédit Coopératif.

5

Lauriers de la Régénération — 11 & 12 juin 2026 — présentation synthèse bibliographique + hypothèses chiffrées + table ronde « profit régénératif ».

Note de cadrage du groupe de travail

Démontrer que le Modèle Économique Régénératif est triplement profitable

Capital financier

Un produit régénératif génère plus de marge qu’un produit conventionnel

Capital naturel

Les services socio-écosystémiques sont valorisés dans la marge

Capital humain

Le territoire et ses habitants se portent mieux grâce à cette activité

Rejoindre le groupe de travail · Prochaine séance le 14 avril 2026

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