Qu’est-ce que l’écologie des liens de Marc Le Chevallier ?

Les Français se disent prêts à s’engager pour l’écologie et se reconnaissent peu dans le mouvement qui la porte. C’est de ce paradoxe que part Marc Le Chevallier, chercheur à la London School of Economics et à University College London, dans L’écologie des liens : réconcilier le citoyen, la nature et le territoire, une étude publiée par Nuances d’Avenir. Sa réponse tient en un mot emprunté au philosophe anglais Roger Scruton, l’oikophilie, l’amour du chez-soi, et en une figure : le jardinier. Nous présentons d’abord sa thèse telle qu’il la pose, puis la nôtre, celle de la régénération du vivant, qui part elle aussi d’une crise de lien.

Première partie. La thèse de Marc Le Chevallier

Des Français prêts à agir, un mouvement écologiste jugé déconnecté

L’étude, publiée le 17 septembre 2026, s’ouvre sur l’été des canicules et des incendies. Face au feu, les premiers à répondre présents ont été les habitants eux-mêmes : des agriculteurs venus de centaines de kilomètres, des pompiers volontaires, des associations mobilisées en quelques heures. L’auteur y voit un signe d’espoir, qui contraste avec la défiance envers le mouvement écologiste : selon un sondage de la Fondapol qu’il cite, près de neuf Français sur dix le jugent déconnecté des réalités du terrain.

Le paradoxe qui structure l’étude se pose ainsi : l’urgence est largement admise, le désir de participer à l’effort grandit, et l’écart se creuse entre les Français et le mouvement écologiste.

Deux écologies dominantes, celle de l’ingénieur et celle du militant

Selon l’auteur, deux courants portent la responsabilité de cet écart. L’écologie technocratique part d’une compréhension scientifique et chiffrée de la nature et agit par traités internationaux, normes contraignantes et plans industriels. Elle dépossède, écrit-il, les acteurs de terrain au nom d’objectifs abstraits. L’écologie radicale, qu’il décrit comme dogmatique et protestataire, procède par action directe et campagnes, culpabilise les citoyens ordinaires et s’en prend aux formes d’appartenance qui pourraient les relier à leur environnement.

Il reconnaît à chacune des avancées : le nucléaire du côté technocratique, de nombreuses initiatives locales du côté radical. Il leur prête un même travers : faire de la nature une réalité abstraite et lointaine, incapable de mobiliser le citoyen ordinaire. Dans son tableau comparatif, la première traite la nature comme une abstraction à gérer et le citoyen comme un usager à contrôler ; la seconde traite la nature comme une abstraction sauvage à protéger et le citoyen comme un pollueur à éduquer.

Il s’appuie sur quatre figures : Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, qui ont porté les débuts de l’écologie française, le pape François avec l’encyclique Laudato si’, et Roger Scruton avec Green Philosophy. Tous partent du même constat : la modernité a rompu le lien entre l’humain et la nature en la traitant comme un outil inerte à exploiter, et cette rupture produit une crise de l’existence autant qu’une crise de la nature.

Trois crises à traiter ensemble : le sens, la démocratie, l’efficacité

Reprenant le « tout est lié » du pape François, l’auteur tient l’écologie pour imbriquée dans trois autres crises, et l’écologie des liens répond à chacune. La crise de sens d’abord : un discours technique ou punitif peine à répondre au besoin de repères des sociétés. L’écologie des liens y répond par l’enracinement, l’émerveillement et la responsabilité, qui relient l’humain à la nature. La crise démocratique ensuite : la vague populiste rend intenable une écologie imposée d’en haut. L’écologie des liens l’ancre dans la demande de souveraineté et de pouvoir d’agir que les Français expriment. La crise d’efficacité enfin : les politiques publiques sont jugées coûteuses, complexes et peu opérantes. L’écologie des liens confie l’action à ceux qui connaissent leur territoire et peuvent y intervenir avec précision. Bien comprises, ces trois difficultés deviennent pour l’auteur autant d’occasions, celles d’une écologie capable de réconcilier.

L’oikophilie : on prend soin de ce qu’on aime comme son chez-soi

Le cœur de la thèse est l’oikophilie de Roger Scruton. L’être humain s’attache à son environnement local comme il s’attache à sa famille ou à sa communauté, et en devient dépendant de la même façon. L’environnement cesse d’être une abstraction globale pour devenir un « chez-soi » charnel, fait de paysages, de patrimoine et de liens humains, rattaché à un « nous » communautaire. L’étude le résume en une phrase : « Ce n’est plus seulement “mon” lieu, ni “le tien”, mais le nôtre. »

Cet attachement se construit en trois temps. L’émerveillement d’abord : une éducation esthétique, chère au pape François, qui apprend à contempler la nature, et la beauté comme principe de limitation, selon la formule de Bérénice Levet. L’intendance ensuite : la nature est reçue comme un don, et l’humain en est l’intendant, chargé de la cultiver et de la garder. L’enracinement enfin : Charbonneau voit dans les campagnes françaises l’exemple d’une présence humaine qui enrichit et embellit la nature, dont les haies, les chemins creux, les prés et les moulins reflètent l’équilibre entre l’action humaine et la nature locale.

L’auteur appuie cette intuition sur la recherche en psychologie de l’environnement : plus les personnes sont attachées à leur lieu de vie, plus elles sont enclines à le protéger. Il y ajoute une dimension politique. Reprendre la main sur son destin, c’est aussi défendre son environnement ; les efforts demandés par l’écologie se vivent alors comme une force collective et une fierté partagée.

Le jardinier, avec des collectivités au centre et un État partenaire

« À la figure de l’ingénieur comme à celle du militant, l’écologie des liens substitue celle du jardinier », écrit l’auteur. Le jardinier travaille avec son sol, s’adapte aux particularités de chaque lieu et nourrit les millions de pratiques enracinées qui contribuent déjà à l’écologie. L’étude les nomme : les agriculteurs, que Guillaume Dhérissard, directeur des Fermes de Figeac, tient pour les premiers écologistes, les chasseurs, les pêcheurs, les scouts, les randonneurs, les associations de traditions populaires, la débrouille des ménages modestes qui se chauffent au bois local et cultivent leur potager, les associations solidaires comme Emmaüs ou le Secours catholique.

L’architecture qui en découle place les collectivités au centre. L’État passe du rôle d’acteur omniscient à celui de partenaire, fixe le cap et simplifie ; les collectivités, à leur tour, agissent avec les citoyens, « plutôt qu’à leur place », selon les mots de l’étude. Pour donner à cette souveraineté locale des moyens réels, l’auteur mise sur de nouveaux financements : investissement social et philanthropique, financement participatif, mobilisation des adhérents.

Sept principes guident l’ensemble : la beauté, la responsabilité, l’enracinement, l’éducation, le pouvoir, l’expérimentation et la collaboration. L’auteur les présente comme un tout, chacun tenant aux autres.

Six liens à retisser, vingt propositions

Les recommandations s’organisent autour de six liens entre le citoyen et l’écologie.

Le lien politique

Rendre aux collectivités et aux citoyens le pouvoir d’agir

Autonomie fiscale des collectivités inscrite dans la Constitution, autour de 60 % des ressources comme chez plusieurs voisins européens, contre 40,7 % pour les communes en 2024 · objectifs fixés par la loi et libre choix des moyens, sur le modèle danois · référendum d’initiative locale

Le lien social

Faire de la société civile un partenaire doté d’une réelle autonomie financière

Pacte municipal pour l’écologie entre commune, associations et habitants · plateforme locale de financement privé et citoyen, avec un euro public pour un euro citoyen · réduction d’impôt portée à 75 % pour les dons aux associations du pacte · foncier public cédé avec une « décote écologique »

Le lien culturel

Rattacher l’écologie aux identités, aux savoir-faire et au patrimoine

Récits ancrés dans les attachements locaux, à l’image de la marque « Je vois la vie en Vosges » · boîte à outils et fonds d’amorçage pour confier des espaces naturels aux fédérations de chasse et de pêche · bâti ancien et matériaux locaux mieux pris en compte dans MaPrimeRénov’ et la RE2020 · une grande fondation du patrimoine inspirée du National Trust britannique

Le lien agricole

Reconnaître l’engagement des agriculteurs

La restauration collective comme marché d’ancrage des filières locales · les AMAP, coopératives et collectifs de producteurs cosignataires des projets alimentaires territoriaux · un statut de coopérative agricole de territoire

Le lien énergétique

Associer les citoyens à la production et à la consommation d’énergie

Un statut simplifié de coopérative énergétique locale · au moins 20 % du capital des projets d’énergies renouvelables ouvert aux riverains · un bonus de sobriété reversé en dividende local

Le lien éducatif

Réancrer l’apprentissage dans un territoire concret

Des élèves gardiens d’un site naturel transmis d’une classe à l’autre, sur le modèle néo-zélandais de la kaitiakitanga · des classes nature et rurales pour les écoles en réseau d’éducation prioritaire · un service civique nature et biodiversité géré par les collectivités

Figeac, le Pays de Vilaine et les chasseurs du Doubs montrent la thèse à l’œuvre

Trois exemples portent la démonstration. Les Fermes de Figeac, fondées en 1985 entre le Lot et le Cantal par cinq agriculteurs face à l’exode rural, sont devenues le premier employeur local. La coopérative porte des circuits courts, le premier parc éolien citoyen du Lot, un équipement photovoltaïque mutualisé pour 300 fermes et la valorisation du bois local. En 2020, ses statuts se sont ouverts aux salariés, aux soutiens et aux habitants. Guillaume Dhérissard parle de « coopérative de territoire » ; l’auteur y voit la preuve qu’une gouvernance partagée rend les transitions acceptées, parce qu’elles s’inscrivent dans une identité locale déjà là.

Énergies Citoyennes en Pays de Vilaine, née en 2003 autour de Redon, a mis en service trois parcs éoliens entièrement citoyens, treize éoliennes au total. Son président, Loïc Jouët, insiste sur la fierté des actionnaires. Dans le Doubs, la fédération des chasseurs a restauré près de 100 hectares de zones humides et 4,5 kilomètres de cours d’eau en 2023 et 2024. Chaque fois, ceux qui aiment un lieu en deviennent les acteurs, et la fierté d’avoir agi soutient l’engagement.

Deuxième partie. Notre thèse : la régénération du vivant

L’écologie est une crise de lien : nous partons du même diagnostic

Selon la représentation qu’on se fait de la nature, on perçoit l’une de deux crises. Une crise des ressources, qui appelle à limiter les activités humaines, à tenir dans les limites planétaires, à laisser le moins de traces possible. Ou une crise de lien : le potentiel du vivant est immense, et l’enjeu est de tisser des liens mutuellement bénéfiques pour bien vivre tous ensemble sur Terre. La première produit des imaginaires de restriction, la seconde des imaginaires de prospérité. Les dystopies parlent de ce que l’on va perdre, les récits régénératifs de ce que l’on va tous gagner.

L’écologie des liens appartient à la seconde famille, et c’est notre point de rencontre avec Marc Le Chevallier. Cette crise de lien traverse aussi les entreprises : nous l’avons lue dans la crise du lien social et la mutualisation des coûts et des gains. L’écologie des liens rejoint encore ce que nous appelons l’écologie populaire, notre réponse au backlash écologique décrit par Corinne Lepage et notre façon de parler d’écologie aux Français : un mode de vie à la fois responsable et désirable, ancré dans le quotidien et dans les domaines prioritaires pour les Français, l’alimentation, l’éducation et les services publics. Deux des six liens de l’étude, l’agricole avec la restauration collective et l’éducatif avec l’école, s’y inscrivent directement.

Quatre relations à la nature situent chaque écologie

Nos imaginaires de l’écologie viennent de l’éthique environnementale. Sur la base de la typologie de John Baird Callicott, la psychosociologue Nicole Huybens distingue quatre représentations, selon l’entité naturelle valorisée ; l’IPBES, dans son évaluation des valeurs de la nature, en propose une typologie voisine : vivre de, avec, dans et comme la nature. Les quatre relations forment un croisement de deux axes. En horizontal, la séparation entre l’humain et la nature s’oppose à leur intégration. En vertical, un individualisme qui part des êtres s’oppose à un holisme qui part du tout. Chaque relation a sa figure et son mythe, et ce qui y a de la valeur la définit.

SéparationIntégration

Individualisme

Anthropocentrisme

Vivre de la nature

Ce qui vaut : l’humain seul, la nature valant par son usage.

Figure : la prédation
Mythe : la Genèse et Prométhée

Individualisme

Multicentrisme

Vivre connecté à la nature

Ce qui vaut : les habitants d’un lieu et leurs capacités, dans la relation qui les lie.

Figure : la régénération
Mythe : Dionysos

Holisme

Biocentrisme

Vivre dans la nature

Ce qui vaut : chaque être vivant, pour une valeur propre indépendante de tout usage.

Figure : la protection
Mythe : l’Âge d’or

Holisme

Écocentrisme

Vivre avec la nature

Ce qui vaut : l’écosystème et sa continuité, chacun valant par la place qu’il y tient.

Figure : l’équilibre
Mythe : Gaïa

Deux de ces relations portent des imaginaires dystopiques et mènent à des impasses. L’anthropocentrisme place l’humain au-dessus de la nature et promet que la technique réparera ce que l’exploitation abîme : il mène à l’effondrement de la civilisation humaine. Le biocentrisme sacralise la nature et compte l’humain parmi les nuisibles : il promet le salut par le retrait et acte l’effacement de l’humain. Les deux reposent sur le même geste, la séparation entre l’humain et la nature. Les deux autres relations portent des utopies : elles réinscrivent l’humain à l’intérieur du vivant.

L’étude de Marc Le Chevallier part d’un constat voisin. Les deux écologies qu’elle renvoie dos à dos recoupent ces deux impasses. Son ingénieur gère la nature comme une abstraction chiffrée et décide à la place des citoyens : c’est la figure que notre lecture place dans l’anthropocentrisme, sous le règne de la puissance technique. Son militant, tel que l’auteur le décrit, idéalise une nature sauvage à protéger et culpabilise ceux qui l’habitent, ce qui rejoint la protection biocentrique. Son principe de responsabilité tient la même ligne de crête : l’humain y est le gardien de la nature, entre la domination du propriétaire et l’effacement de celui qui se fond dans le reste du vivant. Nos deux lectures se séparent sur la voie qui s’ouvre ensuite.

Le jardinier de l’écologie des liens vit avec la nature, dans l’équilibre

Ce qui a de la valeur chez Marc Le Chevallier, c’est le lieu habité et sa continuité : le paysage hérité, le patrimoine, le « nous » qui en prend soin. Son modèle est l’équilibre entre l’action humaine et la nature locale, que Charbonneau tenait pour le mot d’ordre de la vie. Ses verbes sont préserver, restaurer, entretenir, transmettre. L’humain y vaut par la place qu’il tient dans une communauté et un paysage qui le précèdent et lui survivront.

Dans notre lecture des quatre relations, cette figure correspond au Moi holiste-société, l’humain situé dans son écosystème social et territorial. Elle relève de l’écocentrisme, vivre avec la nature, sous la figure de l’équilibre, que nous lisons aussi dans les villes imaginaires au prisme des quatre relations à la nature. L’écocentrisme est l’un des deux imaginaires utopiques, avec le multicentrisme, et l’étude lui donne un visage concret et désirable : un lieu aimé, des gens qui en prennent soin, une fierté partagée. Elle montre aussi qu’il rassemble des Français déjà engagés sur le terrain, chasseurs, agriculteurs, associations de patrimoine.

La troisième voie que nous posons est la régénération

Pour Nous Sommes Vivants, la voie qui s’ouvre après les deux impasses est celle de l’imaginaire de la régénération du vivant : l’humain partenaire du vivant, avec pour objectif d’augmenter la vitalité des écosystèmes habités. Jeremy Dumont, fondateur de Nous Sommes Vivants, la définit ainsi dans notre livre blanc sur ce que la régénération veut dire pour une entreprise : « La régénération consiste à donner aux êtres vivants (dont les humains) les ressources leur permettant d’être en capacité d’atteindre leur plein potentiel dans leur environnement. » Les écosystèmes habités réunissent les sols, la biodiversité, les humains, les liens sociaux et l’économie locale. Le multicentrisme se résume ainsi : « chaque humain agit comme auxiliaire de la nature pour améliorer les conditions de vie dans son habitat ».

L’objet change. L’écocentrisme porte sur l’écosystème comme système, que l’on restaure et que l’on ramène à l’équilibre. Le multicentrisme porte sur la capacité de chaque vivant au sein de l’écosystème, humains compris : il s’agit d’augmenter ce que chacun peut devenir. Les verbes le disent : tenir, maintenir, réparer relèvent de la restauration ; augmenter, développer, contribuer relèvent de la régénération. Le Moi qui lui correspond est relationnel, nœud de relations dans une trame vivante, à l’image du mycélium, quand l’individu atomique se pense comme une unité isolée. La régénération intègre les étapes qui la précèdent : on limite d’abord ses impacts négatifs, on préserve puis on restaure les écosystèmes, puis viennent les capacités, et enfin un triple impact sur un territoire.

La régénération travaille aussi ensemble trois liens, que l’on doit à la reliance d’Edgar Morin, à Patrick Viveret et à Dominique Bourg : le lien à soi, le lien aux autres, le lien à la nature. Chaque imaginaire en privilégie un ; la régénération les intègre, et c’est elle qui promet de bien vivre tous ensemble sur Terre. Elle repose sur la réciprocité, des liens mutuellement bénéfiques où chacun renforce les capacités des autres.

Le jardinier, enfin, est aussi notre figure : c’est la posture que nous associons au niveau Régénérer. Chez Marc Le Chevallier, le jardinier entretient un équilibre hérité et le transmet. Chez nous, il accompagne chaque vivant, humains compris, vers ce qu’il peut devenir dans son écosystème habité. Même figure, deux objets.

Sur un territoire, la régénération se joue en politique et en économie

La politique se pose en quatre questions : qui décide, de quoi, comment, au profit de qui. L’étude y répond nettement : les habitants et leurs collectivités décident de leur territoire, par la délibération locale, au profit du « nous » qui l’habite. La régénération élargit la dernière réponse : au profit des humains et des non-humains qui partagent le lieu, dont les capacités augmentent ensemble.

L’économie se pose de la même façon. L’économie régénérative, c’est une viabilité en multicapitaux pour une prospérité partagée dans nos territoires. Son modèle économique relève d’une économie de la mutualité : on co-investit et on partage équitablement les gains. Les Fermes de Figeac et Énergies Citoyennes en Pays de Vilaine en offrent deux formes, avec un capital ouvert aux habitants et des revenus qui restent sur le territoire. Le résultat se lit en triple impact régénératif : sur l’environnement, sur le social, c’est-à-dire la santé, le bien-être et l’équité dans le partage de la valeur, et sur l’économie, puis sur le territoire. Au niveau Régénérer, le modèle économique augmente la capacité du vivant à prospérer, pour que le territoire et ses habitants prospèrent avec l’activité, et l’activité avec eux. Le business model canvas de l’entreprise régénérative permet de construire ce modèle pour une entreprise, et la même logique vaut pour réindustrialiser les territoires avec un Made in France régénératif.

Pour votre entreprise, ancrée sur son territoire, le Capacity Score, autodiagnostic que chacun remplit pour son organisation, évalue votre capacité à tenir vos trajectoires RSE, innovation et business, et identifie les leviers prioritaires. Les fondamentaux du vivant tels que nous les portons complètent ce cadre. Sur le versant de la solitude, Marine Tondelier développe une autre écologie du lien, que nous avons lue à partir de son livret contre la solitude.

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La Fresque des Imaginaires fait explorer les quatre relations à la nature et les trois liens, à soi, aux autres et à la nature. Les participants composent leur propre vision par des collages, seuls puis en équipe, sur une thématique : « habiter sur Terre » pour une collectivité, un territoire ou un acteur de l’aménagement, mais aussi manger ou s’habiller.

Deux façons d’y entrer : expérimenter l’atelier en session découverte, ou poser votre vision en équipe lors d’un atelier thématique sur mesure, au tarif de 500 € pour les collectivités.

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Source : Marc Le Chevallier, L’écologie des liens : réconcilier le citoyen, la nature et le territoire, Nuances d’Avenir, 17 septembre 2026, présentation et téléchargement de l’étude.

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