Le numérique régénératif désigne un modèle où la croissance d’un service numérique améliore les capacités des territoires et des écosystèmes qu’il connecte. Ce n’est pas seulement réduire ses impacts, ni contribuer à côté : c’est que plus le service se développe, plus le territoire prospère — sur le plan écologique, humain et économique à la fois. C’est un retournement de finalité : l’offre ne part plus seulement de la demande marché et de la performance technique, elle part aussi du potentiel des milieux et des personnes. La question qui tranche : est-ce que la croissance de ce service renforce les capacités du vivant sur le territoire qu’il connecte ?
Soyons honnêtes : dans le numérique, la régénération est plus exigeante qu’ailleurs. Contribuer directement à la biodiversité par un smartphone ou une antenne, c’est difficile — ce point-là reste largement à inventer. Mais deux chemins sont déjà ouverts : réduire fortement l’empreinte environnementale (éco-conception, sobriété, réparabilité) et contribuer sur le plan social — protéger les données, éduquer à un usage sobre, renforcer l’autonomie et les imaginaires. C’est là que se joue, aujourd’hui, le numérique qui contribue au vivant.
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Le smartphone dans votre poche — le premier poste d’impact, avant même sa première utilisation
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Un mobile fait pour les grands-parents — le numérique qui n’oublie personne
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Les câbles et l’eau des serveurs — le maillon le plus dur, où contribuer reste à inventer
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Et au bout, un territoire qui vit — des sols, de l’eau, des habitants
Quatre escales que ce dossier traverse — du terminal dans la main jusqu’au territoire connecté.
Tout le dossier « Le numérique régénératif » à emporter : le diagnostic, les preuves, la méthode.
Étape 1 · Le point de départ
L’empreinte du numérique : on le croit immatériel, il pèse.
Le numérique dématérialise : il remplace des flux physiques par des flux de données, et c’est réel. Mais son fonctionnement, lui, repose sur des objets — les données ne flottent pas.
L’ADEME (Agence de la transition écologique) et l’Arcep (régulateur des communications électroniques) ont mesuré l’impact du numérique sur 16 indicateurs, pas seulement le carbone : épuisement des métaux, acidification, écotoxicité, consommation d’eau, déchets électroniques. Sur la majorité d’entre eux, ce sont les terminaux — smartphones, box, décodeurs, antennes 5G — qui constituent le premier poste d’impact, avant même la première utilisation. Et une autre donnée change la perspective : 80 % des impacts environnementaux d’un service numérique sont déterminés dès la phase de conception (MAKESENSE).
Le paradoxe de la croissance numérique
Les vecteurs de croissance de 2025-2026 — 5G, IA générative, cloud, datacenters — sont précisément ceux qui pèsent le plus. Le déploiement de la 5G entraîne une hausse de 18 à 45 % de l’empreinte carbone du numérique en France d’ici 2030 (ADEME/Arcep) ; chaque antenne 5G pèse 1,8 fois une antenne 4G ; les datacenters d’IA ajoutent +15 % d’électricité et +20 % d’eau par an. Plus on croît, plus on pèse — sans modèle qui rende ce couplage visible ni ne l’inverse.
Si le numérique pèse à ce point, la question devient : où agir pour que ça change vraiment ?
Étape 2 · Où agir
Éco-conception numérique : tout se joue dès le brief.
Si 80 % des impacts sont fixés à la conception, le levier n’est pas le reporting — c’est le brief de design, au tout début. C’est là, dès les premiers choix, que se décide l’essentiel de l’empreinte. Poser tôt la question du vivant ouvre un levier de plus, en amont du rapport extra-financier : non pas à la place de la conformité, mais en complément, là où l’on a le plus à gagner.
Reste à savoir quoi mettre dans ce brief. Le premier réflexe est connu : réduire.
Étape 3 · Le premier réflexe
Réduire l’empreinte du numérique : nécessaire, mais pas suffisant.
Réparer, reconditionner, allonger la durée de vie, dématérialiser : réduire son empreinte est une étape indispensable. Mais dans la trajectoire régénérative, ce n’est encore que N2 — on optimise un produit qui reste le même, sans changer la façon dont il crée de la valeur. Quatre niveaux permettent de situer où l’on en est.
Les 4 niveaux du Capacity Score — Nous Sommes Vivants. Réduire est toujours N2 ; restaurer (N3) ≠ régénérer (N4).
Au N4, ce qui change n’est pas de viser le marché ou non — c’est la nature de la valeur créée : économique, environnemental et social se renforcent au lieu de s’arbitrer. C’est une autre façon de faire du business, pas un renoncement au business.
Réduire est la base — et la condition de la suite. Reste une question que la seule réduction ne tranche pas : qu’est-ce qui fait qu’un service renforce les conditions dont il dépend ?
Étape 4 · Le saut
Contribuer au vivant : le retournement de finalité du numérique régénératif.
La contribution ne remplace pas la réduction — elle la prolonge. Ce qui change, c’est le point de départ : un service numérique régénératif part du potentiel des milieux et des personnes, pas seulement de la demande marché. À la question « comment réduire notre empreinte ? » s’ajoute une question plus large : est-ce que le territoire et ses habitants prospèrent avec ce service ? C’est ce que le Capacity Score appelle le passage de N3 à N4 sur le levier Innovation : le produit ne se contente plus de réduire son impact, son usage même renforce les conditions dont l’activité dépend. La réduction reste la base ; la contribution devient ce qui rend le modèle viable dans la durée.
Ce retournement, des acteurs le mettent déjà en œuvre. Voici comment.
Étape 5 · Les preuves
Des exemples de numérique régénératif : les lauréats le font déjà.
Plusieurs lauréats numériques des Lauriers de la Régénération montrent que le retournement est réel. Chacun réduit son empreinte et contribue au vivant — et c’est la combinaison des deux qui les rend régénératifs. Deux exemples le rendent particulièrement lisible.
Ce qu’ils réduisent · N2
Forfait sobre à 10€/mois, 20 Go, refus de la 5G : l’offre est structurée pour minimiser l’empreinte. Moins de données, moins d’énergie dans les datacenters, moins de terminaux haut de gamme.
Ce à quoi ils contribuent · N4
TeleCoop éduque ses abonnés à une relation sobre et autonome au numérique — ressources en libre accès, gouvernance coopérative (1 personne = 1 voix). L’abonné choisit ces contraintes parce qu’elles construisent son autonomie. C’est la contribution.
Ce qu’ils réduisent · N2
Réparabilité de 92 à 97 % selon les modèles. 20 % des consoles vendues en 2025 sont reconditionnées. Labels Qualirépar, Numérique Responsable, LUCIE. Bilan carbone annuel.
Ce à quoi ils contribuent · N4
Numenia développe les imaginaires des enfants autour du vivant — nature, biodiversité, climat — via des histoires audio sans écran. La console renforce activement leur capacité à imaginer et à se relier au vivant.
Et deux autres lauréats numériques élargissent le tableau :
Moteur de recherche qui consacre ses bénéfices à la reforestation : plus de 200 millions d’arbres plantés dans le monde. La croissance de l’usage finance directement la restauration d’écosystèmes.
Titres restaurant coopératifs qui orientent la dépense des salariés vers une alimentation durable, locale et de saison. Le service dirige la valeur vers des filières contributives au territoire.
Des structures dédiées y arrivent. Mais un grand opérateur, avec son infrastructure lourde — le peut-il aussi ?
Étape 6 · Le diagnostic
Capacity Score Orange : où en est un grand opérateur numérique.
Pour le savoir, Nous Sommes Vivants a appliqué le Capacity Score aux données publiées d’Orange — premier opérateur français, et le mieux documenté. Non pour pointer un retard : Orange a l’architecture la plus solide du secteur (Société à Mission, Living Wage sur 127 000 collaborateurs, SBTi 1,5°C, top 1 % EcoVadis). Le diagnostic situe les trois périmètres à N3 bas — avec un écart révélateur entre Orange France et Orange Business.
Note méthodologique — Dans sa version standard, le Capacity Score est une auto-évaluation : les décideurs d’une organisation répondent eux-mêmes aux 37 questions pour situer leur trajectoire et identifier leur levier bloquant. Ce diagnostic-ci est différent : c’est une lecture externe que Nous Sommes Vivants a appliquée aux données publiques d’Orange (rapports annuels, comptes consolidés, matrice CSRD), présentée à Orange le 20 mars 2026. Lire le Capacity Score Orange complet — le numérique de la conformité à la contribution →
Les trois vues partent de la même raison d’être et de la même infrastructure. Pourtant Orange Business (59 %) est plus avancé qu’Orange France (53 %), et l’écart tient à une seule chose : Business a intégré la protection des données et la sécurité collective à son modèle économique. Avec Cyberdefense, plus l’offre se vend, plus les infrastructures d’intérêt général (hôpitaux, administrations) sont protégées : la contribution n’est pas un supplément, c’est l’argument de vente. Orange France a les mêmes atouts, mais ne les a pas encore traduits dans la conception de ses offres grand public. C’est le levier Innovation — le pivot vers le N4 — qui fait la différence.
| Levier | Groupe 53% · N3 bas |
France 53% · N3 bas |
Business 59% · N3 bas |
|---|---|---|---|
| Leadership | 46% N2 | 61% N3 | 61% N3 |
| Intelligence écosystémique | 50% N2 | 46% N2 | 58% N3 |
| Chaîne de valeur | 54% N3 | 50% N2 | 54% N3 |
| Innovation · pivot N3→N4 | 58% N3 | 50% N2 · N1 effets marché | 62% N3 |
| Dynamiques humaines | 62% N3 | 58% N3 | 62% N3 |
| Gouvernance | 50% N2 | 54% N3 | 54% N3 |
Capacity Score appliqué aux données publiées d’Orange (Rapport Annuel Intégré 2024-2025, comptes consolidés 2025). Lecture externe présentée à Orange le 20 mars 2026.
Le diagnostic révèle un déséquilibre net : un N3 social solide (Living Wage, Orange Money pour 47 millions de clients, service universel), mais un N2 environnemental — les dépendances aux milieux (eau des datacenters, biodiversité marine des câbles, sols de la fibre) ne sont pas encore pilotées avec la rigueur du carbone (-49 % depuis 2015). Sur le levier Innovation, Orange France est à N1 sur les effets marché : aucune offre grand public n’est encore conçue pour que sa croissance améliore les indicateurs du vivant.
Ces constats se situent sur des leviers précis. Lequel bloque l’ensemble — et par où débloquer ?
Étape 7 · Les leviers
Les six leviers de capacité du numérique régénératif — l’Innovation, pivot du passage N3 vers N4.
Le Capacity Score passe au crible six leviers de capacité. La trajectoire Limiter→Régénérer n’est pas un escalier qu’on gravit : les niveaux sont activables levier par levier, et le diagnostic identifie le levier limitant — celui qui freine l’ensemble. Chaque levier a son moment pivot : le Leadership sur le passage N1→N2, l’Intelligence écosystémique sur N2→N3, et l’Innovation sur le passage N3→N4 — le retournement de finalité dans le brief de conception. Pour Orange France, c’est justement l’Innovation qui reste à débloquer (encore N2 sur ce levier).
Leadership personnel · N2
Penser « vitalité du territoire connecté », pas « volume d’abonnés »
Intelligence écosystémique · N2
Mesurer les 16 indicateurs ADEME/Arcep, pas seulement le carbone
Chaîne de valeur localisée · N2
Croiser le rapport financier et l’extra-financier, offre par offre
Innovation produit · pivot N3→N4
Retourner la finalité dans le brief : partir des besoins des milieux, pas de la seule demande marché
Dynamiques humaines · N3
Valoriser le capital humain : Living Wage, Digital Centers, Orange Money
Gouvernance de l’activité · N2
Décider avec les territoires desservis — pas seulement les consulter
Ces leviers ne s’activent pas par bonne volonté. Il faut une méthode.
Étape 8 · Notre cas client
Le Business Model Régénératif numérique × Orange Innovation : la méthode appliquée.
Cette méthode n’est pas théorique : Nous Sommes Vivants l’a déjà appliquée avec Orange. En 2024, Orange Innovation a sollicité Nous Sommes Vivants — l’équipe avait déjà travaillé l’éco-conception et voulait aller plus loin : passer d’une logique de réduction des impacts à une approche en triple impact, environnemental, social et économique. Le terrain : le bouquet de services d’accès numérique (internet fixe, mobile, TV), dont la Livebox est un composant. La question posée : comment délivrer cet accès en éliminant les impacts négatifs, voire en contribuant à la régénération de la nature, des humains et des territoires ?
C’est l’ESG by design : intégrer les exigences environnementales, sociales et de gouvernance dès le brief de conception, pas en aval du produit fini. Ensemble, nous avons co-construit la version numérique du Business Model Régénératif — l’une de nos cinq versions sectorielles, la seule co-construite avec les designers d’une grande entreprise et testée en conditions réelles. La démarche s’est construite en quatre niveaux, chacun levant un des trois verrous.
Niveau 1 · Cartographier la chaîne de valeur (lève le verrou 2)
Levier ciblé : Intelligence écosystémique.
Avant de concevoir, une carte complète : la chaîne de valeur de l’accès numérique en 45 étapes sur trois blocs — amont (matières, composants, assemblage), cœur de service (fibre, antennes, datacenters, Livebox, plateformes), aval (usages, fin de vie). À chaque étape, les impacts et les pratiques régénératives, calibrés sur les indicateurs CSRD/ESRS en double matérialité — pas seulement le carbone. Cette base rend enfin visibles les dépendances à l’eau, à la biodiversité marine et aux sols.
Niveau 2 · Retourner le brief (lève le verrou 1)
Levier ciblé : Innovation — passer de l’éco-conception au point de départ contributif.
La conception régénérative part du potentiel du lieu et des besoins du vivant — humain et non humain —, pas de la demande marché. Elle vise la Santé Globale (One Health) et prend pour modèle l’économie de la mutualité : un triple impact en coopération sur un territoire. C’est le retournement de finalité, le passage N3 vers N4 sur le levier Innovation.
Niveau 3 · Tester en session découverte (lève le verrou 3)
Brief : réinventer le bouquet de services pour éliminer les impacts et contribuer à la régénération.
Le livrable le plus parlant : une Livebox qui passe en mode dégradé lors des sécheresses. Présenté à la table ronde UX-Conf Lyon le 30 janvier 2025 (« de User-Centric à Green-Centric »). Voir le support de la session Business Model Régénératif numérique (30 pages) →
Niveau 4 · Ancrer dans les équipes
Levier ciblé : Dynamiques humaines.
Ne plus faire pour Orange, mais former Orange à faire : 8 designers formés en octobre 2024 à l’animation de la démarche, en deux blocs (chaîne de valeur et parties prenantes, puis proposition de valeur, plan d’action, modèle économique) — pour que la méthode reste après la mission.
Le livrable phare : la Livebox en mode dégradé
Une Livebox standard délivre des performances stables 24h/24, quelle que soit la situation hydrique du datacenter qui l’alimente : elle ne « voit » pas le territoire. Le terminal repensé ne part plus de « quelle performance délivrer ? » mais de « dans quel état est le territoire que ce service connecte ? » : un mode dégradé s’active automatiquement en stress hydrique, réduisant la bande passante non essentielle et allégeant le prélèvement d’eau des datacenters. Plus on utilise le service, plus il s’adapte aux conditions du vivant — et potentiellement les renforce. RTE a montré la même logique sur des câbles sous-marins conçus comme habitats marins.
Le case study complet
La méthode, les 5 ateliers, la Livebox en mode dégradé
La méthode existe, elle a été testée sur le terrain avec un grand opérateur. Reste à savoir par où commencer, chez soi.
Étape 9 · Commencer
Passer à l’action : du diagnostic à l’atelier numérique régénératif.
La progression de ce dossier se rejoue concrètement, dans l’ordre : d’abord se situer soi-même, puis comprendre où l’on peut agir, puis concevoir sa propre offre.
1. Se situer — le Capacity Score
En auto-évaluation, les décideurs (dirigeant, RSE, innovation, achats) répondent eux-mêmes : le Capacity Score situe la trajectoire de l’organisation sur les 4 niveaux et 6 leviers, et identifie le levier prioritaire. 30 minutes, gratuit. La lecture externe sur données publiques — comme celle appliquée à Orange — en est une variante, réalisée par un tiers.
2. Comprendre — la session découverte RegenBMC, en version numérique
La session découverte du Business Model Régénératif existe en deux versions : une version standard, tous publics et tous secteurs, animée à la rentrée en septembre (calendrier sur HelloAsso, lien ci-dessus) ; et une version numérique sur commande, une journée dédiée à vos équipes autour de votre propre service. Dans cette version numérique — celle qu’on a co-construite avec Orange — on parcourt la chaîne de valeur du numérique étape par étape pour rouvrir la conception du service : voir concrètement où réduire l’empreinte et où contribuer au vivant, et explorer les pistes d’un numérique régénératif.
3. Concevoir — le RegenBMC
Les 5 ateliers du Business Model Régénératif prolongent la session : cartographier la chaîne, nouer des coopérations, réinventer l’offre et définir de vrais indicateurs du vivant, sur votre propre service.
Retour d’expérience · Fresque des Imaginaires × La Poste
Et si on posait la question aux équipes ? La Poste a cartographié ses offres numériques sur les 4 niveaux
Nous Sommes Vivants a animé la Fresque des Imaginaires avec 20 délégués RSE de La Poste autour d’une question : quelle nouvelle relation entre l’humain et le digital, au-delà de l’efficacité ? Les participants ont eux-mêmes formulé la question pivot : non plus « comment rendre notre service plus efficace » mais « comment le numérique peut-il contribuer au lien social dans les territoires ? ». La réponse N4 émerge quand c’est l’équipe qui la construit.
Découvrir la Fresque des Imaginaires — l’atelier pour un numérique au service du lien →Les trois verrous à lever
Verrou 1 — Le brief de conception
Les services partent de la demande marché ; la contribution arrive après. Le lever : partir des besoins des milieux et des personnes — ce que le RegenBMC structure en 5 ateliers, co-construits avec les designers d’Orange en 2024.
Verrou 2 — Les indicateurs de dépendance
Orange pilote le carbone (-49 % depuis 2015) mais pas l’eau, la biodiversité marine, les sols. Le lever : étendre l’analyse de cycle de vie aux 16 indicateurs, avant le Passeport Numérique des Produits (règlement ESPR, 2027-2028).
Verrou 3 — Le couplage au modèle commercial
L’affichage de l’empreinte et SaferPhone existent — mais un abonné sobre paie le même forfait. La donnée documente la conformité ; elle ne change pas la facture. Le lever : coupler la contribution à la tarification, comme TeleCoop l’a fait sur la sobriété et Cyberdefense sur la sécurité collective.
Le dossier numérique vers la régénération
Nos analyses, notre case study et nos outils pour le numérique
Nos analyses
- Quand le modèle d’affaires capte l’attention au lieu de la renforcer : reprendre la conception par la finalité, pas par les mécaniques d’engagement.
- Travailler entouré de personnes négligentes : ce que la négligence systémique révèle sur la conception numérique.
- IA numérique face à l’intelligence animale : pourquoi l’IA met le vivant à distance.
- Une IA nous dévoile notre plus grand mensonge existentiel : « Tu es séparé », la crise des liens dont le numérique est le symptôme.
- Comment réduire l’empreinte écologique du numérique ? : de la sobriété à l’approche régénérative.
Le case study Orange
- Capacity Score Orange — de la restauration à la régénération : le diagnostic complet, levier par levier.
- ESG by design — cas client Orange : le RegenBMC numérique co-construit avec Orange Innovation, dont la Livebox en mode dégradé.
Nos outils pour agir
- Le Capacity Score : situer votre organisation sur la trajectoire — limiter, réduire, restaurer, régénérer — et identifier votre levier prioritaire. 37 questions, 30 minutes, gratuit.
- Le Business Model Régénératif en 5 ateliers : reprendre la conception de vos offres par leur finalité.
- La Fresque des Imaginaires : l’atelier qui aide vos équipes à passer d’un numérique de l’efficacité à un numérique au service du lien.
📘 Télécharger le cahier d’été n°3 (PDF) — tout le dossier « Le numérique régénératif » à lire tranquillement.
PASSER À L’ACTION
Où en êtes-vous sur la trajectoire régénérative ?

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