Cinq ans plus tard, plusieurs travaux publiés par Ipsos, dont sa Saga de l’été 2026, permettent de revenir sur ces questions. Il ne s’agit pas de comparer statistiquement deux enquêtes qui n’ont ni les mêmes méthodes, ni les mêmes échantillons, ni exactement les mêmes questions. Il est en revanche possible de regarder ce que chacune dit de son époque, puis de mettre leurs enseignements en regard.
En 2021, les Français anticipaient déjà largement les conséquences de la crise écologique
L’enquête Omnibus Ipsos menée en août 2021 dans le cadre de l’Université d’été du Facteur Humain montrait d’abord une forte conscience des conséquences à venir du changement climatique. Seuls 5,5 % des répondants considéraient qu’il aurait peu ou pas d’impacts négatifs dans les années à venir. 56 % citaient les hausses de température et les catastrophes naturelles parmi leurs préoccupations, 32 % anticipaient des conséquences sur leur vie quotidienne — notamment sur l’alimentation, le coût de la vie ou les assurances — ainsi que l’obligation de changer leurs habitudes, et 22 % exprimaient une peur du futur.
Le lien avec la santé était en revanche beaucoup moins présent. 86,2 % des répondants ne faisaient pas de lien entre crise écologique et santé. Seulement 8,65 % évoquaient la crainte de souffrir de la chaleur et 14 % les conséquences de la qualité de l’air, notamment les difficultés respiratoires ou l’asthme.
L’enquête faisait également apparaître des écarts importants entre les comportements que les Français déclaraient adopter ou envisager. 50 % triaient et recyclaient, 40 % réduisaient leur consommation d’eau et 34 % envisageaient de faire évoluer leur alimentation vers davantage de produits de saison, locaux ou biologiques et moins de viande. Ils n’étaient en revanche que 17 % à envisager de réduire l’usage de leur voiture ou moto au profit de modes alternatifs et 10 % à envisager le télétravail pour limiter leurs déplacements.
Interrogés sur ce qui pouvait faire évoluer durablement leurs comportements, les Français plaçaient en tête une meilleure connaissance de l’environnement et des enjeux climatiques, à 43 %, puis le sens des responsabilités et le respect de l’intérêt général, à 40 %. Mais 34 % citaient déjà la possibilité de disposer d’alternatives de consommation écologiques accessibles à tous.
D’autres leviers apparaissaient moins convaincants : 26 % citaient des réglementations sanctionnant les comportements négatifs et 23 % la multiplication des catastrophes naturelles ou des crises sanitaires.
Pris ensemble, ces résultats dessinaient le paysage du passage à l’action en 2021 : une forte anticipation des conséquences du changement climatique, une préoccupation encore peu reliée à la santé, des changements de comportements très variables selon les domaines et une attente qui portait à la fois sur la connaissance, la responsabilité et l’existence d’alternatives accessibles.
À lire également : Étude Ipsos : transition écologique et nouveaux comportements et les premiers résultats de l’enquête Ipsos menée avec Nous Sommes Vivants .
En 2026, Ipsos documente davantage des transformations vécues et leurs conséquences concrètes
Cinq ans plus tard, plusieurs travaux Ipsos donnent accès à une autre photographie. Ils donnent davantage à voir ce que les personnes vivent, les arbitrages qu’elles réalisent et certains comportements qui commencent effectivement à évoluer.
La chaleur en fournit une illustration particulièrement documentée. Une enquête Ipsos bva réalisée en avril 2026 auprès de 1 000 Français montre que 87 % ont entendu parler de l’augmentation des vagues de chaleur et 90 % considèrent qu’elles deviennent plus fréquentes et plus intenses. Surtout, 80 % des Français déclarent ressentir au moins une fois par an un inconfort lié à la chaleur, notamment des troubles du sommeil, de la fatigue ou une sensation persistante de chaleur. Deux Français sur trois se disent préoccupés pour eux-mêmes ou leurs proches.
Les comportements vont des ajustements quotidiens à des décisions plus engageantes. On ferme les volets, on aère la nuit, on adapte certaines activités. 22 % ont installé une climatisation et 13 % réalisé des travaux d’isolation. Lorsque le logement ne suffit plus, 27 % recherchent de la fraîcheur dans des lieux de baignade, des commerces ou des espaces publics climatisés et 20 % dans les parcs et espaces verts.
Le logement lui-même devient un objet d’arbitrage. 36 % des Français considèrent qu’il ne les protège pas efficacement contre les fortes chaleurs. Chez les acheteurs, 57 % considèrent désormais la capacité d’un logement à faire face aux fortes chaleurs comme un critère important et 22 % envisagent de déménager pour disposer d’un habitat plus adapté.
Les réponses ne vont pas toutes dans la même direction. 84 % jugent la climatisation efficace, tandis que 78 % considèrent qu’elle n’est pas respectueuse de l’environnement. À l’inverse, 95 % connaissent le rôle de la végétalisation pour limiter les températures. Lorsqu’ils sont interrogés sur les actions des collectivités, 60 % demandent davantage d’espaces verts, devant les points d’eau et l’adaptation des bâtiments publics.
La Saga de l’été 2026, issue de la communauté qualitative RealTalk d’Ipsos, élargit le champ. Dès son premier épisode, plus de 80 % des participants avaient spontanément évoqué les vagues de chaleur. Ils racontent les conséquences sur le sommeil, la concentration au travail, les déplacements, les courses ou certaines activités. Mais leurs récits font aussi apparaître les contraintes économiques, la fatigue, le besoin de repos et de déconnexion, ainsi que la recherche de relations et de plaisirs simples.
Les vacances deviennent elles aussi un terrain d’évolution des comportements. Certains participants disent rechercher la montagne, ne plus souhaiter partir dans le Sud ou envisager des pays plus nordiques. Les conditions climatiques commencent ainsi à intervenir dans les destinations, les périodes de départ et les activités choisies. Parallèlement, Ipsos observe une aspiration au calme, au repos, à la sérénité et à la possibilité de « recharger les batteries ».
Ces observations s’inscrivent dans un contexte plus large. Dans les Global Trends mobilisés par Ipsos, 76 % des Français déclarent vivre au jour le jour parce que l’avenir est incertain et 68 % privilégient le fait de profiter de la vie immédiatement. Conditions environnementales, contraintes économiques, fatigue, incertitude, modes de vie et relations sociales interviennent donc simultanément dans les arbitrages.
Sources Ipsos : enquête sur les fortes chaleurs et le logement et Saga de l’été Ipsos 2026 .
Ce que la mise en regard des deux périodes nous apprend sur le facteur humain
Un premier rapprochement concerne la connaissance et l’expérience. En 2021, 56 % anticipaient les hausses de température et les catastrophes naturelles, mais 86,2 % ne faisaient pas de lien entre crise écologique et santé et seulement 8,65 % évoquaient la crainte de souffrir de la chaleur. En 2026, une enquête différente montre que 80 % déclarent effectivement ressentir au moins une fois par an un inconfort lié à la chaleur, avec notamment des effets sur le sommeil et la fatigue.
Ces chiffres ne mesurent pas la même chose et ne permettent pas de calculer une évolution. Mais leur mise en regard montre qu’une conséquence que l’on connaissait et anticipait peut aussi devenir une expérience physique, quotidienne et directement intégrée dans les arbitrages.
Un deuxième rapprochement concerne l’action elle-même. En 2021, les écarts étaient déjà considérables entre des gestes largement pratiqués comme le tri et des changements plus engageants comme la mobilité. L’enquête montrait également que 34 % des Français attendaient des alternatives écologiques accessibles à tous.
En 2026, cette question prend une dimension très concrète. 36 % jugent leur logement insuffisamment protecteur contre la chaleur, tandis que seulement 13 % ont réalisé des travaux d’isolation. Certains peuvent s’équiper, rénover, changer certaines habitudes ou modifier leurs vacances ; d’autres disposent de beaucoup moins de marges de manœuvre.
Ces résultats éclairent les étapes que nous travaillons dans la Fresque du Facteur Humain : savoir, vouloir, pouvoir, changer et persévérer.
Le savoir était déjà fortement présent en 2021. Mais les écarts entre comportements montraient qu’une meilleure connaissance ne suffisait pas à produire mécaniquement le changement.
L’expérience ajoute une autre dimension. Lorsqu’une transformation affecte le sommeil, le confort d’un logement, le travail, le budget ou les vacances, elle peut modifier ce à quoi nous accordons de la valeur, ce que nous voulons préserver et les compromis que nous sommes prêts à accepter.
Mais entre vouloir changer et changer réellement interviennent de nombreux facteurs : motivation, effort perçu, émotions, représentations, habitudes, apprentissage, appartenance sociale, normes du groupe, ressources disponibles ou conditions matérielles de l’environnement.
Le pouvoir ne se réduit donc pas à « je veux donc je peux ». Changer demande des efforts et rencontre des freins et des contraintes qui ne dépendent pas seulement de la volonté : ressources financières, temps disponible, logement, organisation du travail, infrastructures, territoire, entourage ou alternatives réellement disponibles.
Cette question est écologique au sens plein du terme : environnemental et social. Nous ne sommes ni exposés de la même manière aux transformations, ni dotés des mêmes ressources pour y répondre.
Ce que nous recherchons n’est pas nécessairement formulé comme « écologique »
Il serait pourtant trop rapide d’en conclure que l’expérience croissante des transformations écologiques produit automatiquement une demande de consommation explicitement « écologique ».
Celui qui souffre de la chaleur recherche d’abord de meilleures conditions de vie. Celui qui est saturé peut rechercher du repos ou de la déconnexion. Celui qui part en vacances recherche du plaisir, du lien, une expérience réussie ou un budget maîtrisé. Ces attentes peuvent être compatibles avec des bénéfices environnementaux et sociaux sans être formulées en premier lieu comme un engagement pour l’écologie.
Nos travaux récents sur les labels et scores produits le montrent concrètement. Dans l’étude Worldpanel portant sur 7 515 consommateurs, quatre grands moteurs de la consommation responsable apparaissent dans cet ordre : santé, origine, solidarité, planète.
Cette hiérarchie est intéressante parce que ces dimensions ne sont pas nécessairement concurrentes. Une offre peut être meilleure pour la santé, soutenir une filière ou un territoire, réduire les pressions environnementales et rester désirable pour des raisons qui ne commencent pas par « sauver la planète ».
Les consommateurs demandent également de la lisibilité. Les mentions présentes sur les produits atteignent en moyenne 85 % de notoriété, contre 47 % pour les labels et 38 % pour les scores. Le Nutri-Score atteint 98 %. Et lorsque les arbitrages deviennent difficiles, les engagements pour la planète peuvent être parmi les premiers sacrifiés.
Nous développons cette question dans notre analyse « Labels et scores produits : ce que regarde réellement le consommateur » .
Les offres font partie des conditions du pouvoir agir
L’enquête de 2021 pointait déjà directement le rôle de l’offre. Interrogés sur ce qui pourrait faire évoluer durablement leurs comportements, 34 % des Français citaient l’existence d’alternatives de consommation écologiques accessibles à tous. Ce levier arrivait juste derrière une meilleure connaissance des enjeux environnementaux et climatiques (43 %) et le sens des responsabilités et de l’intérêt général (40 %), et devant les réglementations sanctionnant les comportements négatifs (26 %) ou la multiplication des catastrophes naturelles et crises sanitaires (23 %).
Ce résultat est important cinq ans plus tard. Il montre que le passage à l’action ne reposait déjà pas uniquement sur ce que les individus savaient ou voulaient faire. La possibilité de trouver une alternative accessible faisait elle-même partie des conditions du changement.
Les données de 2026 donnent une dimension très concrète à cette question. Face aux fortes chaleurs, 36 % des Français considèrent que leur logement ne les protège pas suffisamment, alors que seulement 13 % ont réalisé des travaux d’isolation. Chez les acheteurs, 57 % considèrent désormais la capacité d’un logement à faire face aux fortes chaleurs comme un critère important. Une attente peut donc devenir plus importante sans que chacun dispose immédiatement d’une solution accessible pour y répondre.
Une partie de ce pouvoir d’agir dépend des politiques publiques, des infrastructures, des conditions de travail, du logement, des territoires ou des ressources de chacun. Mais les entreprises contribuent elles aussi au champ des possibles par les produits et services qu’elles rendent disponibles.
C’est ici que les enseignements des deux périodes deviennent une question d’innovation. Lorsque les conditions de vie, les contraintes et les aspirations évoluent, il ne suffit plus de demander au consommateur de changer : il faut aussi se demander si les offres disponibles lui permettent réellement de le faire, à un niveau d’effort, de prix et de valeur acceptable.
Dans le logement, la valeur d’usage évolue
Les données 2026 donnent déjà un signal concret. Si la capacité à conserver des conditions de vie supportables pendant les fortes chaleurs devient un critère pour 57 % des acheteurs, la valeur d’usage d’un logement ne se résume plus de la même manière au prix, à la surface ou à la localisation.
Confort d’été, rénovation, conception du bâtiment, végétalisation ou environnement immédiat prennent davantage de poids. Une caractéristique qui pouvait paraître secondaire peut devenir directement reliée à la capacité à dormir, récupérer, travailler ou simplement vivre correctement.
Dans le tourisme, ce que l’on attend des vacances peut changer
Certains arbitrages commencent à intégrer les conditions climatiques. Mais la question est plus large : si les personnes recherchent simultanément repos, déconnexion, relations, plaisir, maîtrise du budget et conditions de séjour agréables, qu’est-ce qui fait désormais la valeur d’une offre touristique ?
Les destinations, les saisons, les mobilités, les activités proposées, le confort des lieux et la création de valeur locale peuvent être réinterrogés ensemble. Il ne s’agit donc pas seulement de savoir vers quelles destinations les voyageurs se déplaceront, mais de comprendre ce qui fera demain une expérience touristique réellement désirable.
Dans les transports, l’alternative doit être réellement praticable
L’enquête de 2021 permet d’observer directement l’écart entre une volonté générale de transition et un changement plus contraignant : seulement 17 % envisageaient de réduire l’usage de leur voiture ou moto au profit de modes alternatifs.
Là encore, l’offre compte. Vouloir se déplacer autrement ne suffit pas si l’alternative n’existe pas, demande trop de temps, coûte trop cher, manque de fiabilité ou ne répond pas aux contraintes quotidiennes.
Le changement de comportement dépend alors aussi de la capacité de l’offre à réduire l’effort nécessaire et à proposer une valeur d’usage suffisamment forte pour être adoptée.
Dans l’assurance, la valeur peut se déplacer vers la prévention
Les Français anticipaient dès 2021 des conséquences du changement climatique sur le coût des assurances. À mesure que certains risques deviennent vécus, la valeur attendue peut elle aussi évoluer.
Au-delà de l’indemnisation après le sinistre, prévention, accompagnement, adaptation et réduction des vulnérabilités peuvent prendre davantage de place dans ce que les assurés attendent de leur assureur.
C’est précisément à cet endroit que l’offre devient un levier du facteur humain : elle peut réduire l’effort nécessaire au changement, lever certains freins et élargir ce que les personnes peuvent effectivement faire.
Repenser l’offre avec l’ensemble des parties prenantes
C’est précisément le type de questions que nous travaillons avec le Business Model de l’Entreprise Régénérative .
Le point de départ n’est pas seulement de rendre une offre existante moins impactante. Il est de co-concevoir une offre à la fois responsable, désirable et économiquement viable avec l’ensemble des parties prenantes qui contribuent à la rendre possible.
Cela suppose de regarder toute la chaîne de valeur : producteurs, fournisseurs, partenaires, distributeurs, territoires, acteurs publics ou associatifs, mais aussi consommateurs. Chacun détient une partie des contraintes, des ressources, des connaissances et des leviers nécessaires pour faire évoluer l’offre.
Le consommateur n’est donc pas seulement celui auquel on demande, à la fin, d’adopter le « bon comportement ». Ses usages, ses arbitrages, ses attentes et les efforts qu’il est prêt à consentir doivent être intégrés à la conception de la proposition de valeur, directement ou à travers les acteurs et instances qui permettent de les représenter.
C’est particulièrement important lorsque les études montrent que les attentes ne sont pas formulées uniquement sous une bannière écologique. Santé, confort, origine, solidarité, plaisir ou accessibilité peuvent constituer les portes d’entrée de l’offre, tandis que ses bénéfices environnementaux et sociaux sont construits avec les autres parties prenantes de la chaîne de valeur.
Le Business Model de l’Entreprise Régénérative permet précisément d’organiser cette co-conception : partir de la chaîne de valeur actuelle, identifier les dépendances et les zones de transformation, réunir les acteurs concernés, puis construire ensemble une proposition de valeur qui articule les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.
Cette démarche pose aussi la question de la preuve et de la lisibilité pour le consommateur. Si une offre repose sur de nouvelles pratiques de production, sur une meilleure rémunération des acteurs de la chaîne de valeur ou sur des bénéfices pour les sols, l’eau, la biodiversité et les conditions sociales, encore faut-il pouvoir les rendre visibles et crédibles. Cahiers des charges, certifications, indicateurs et affichages produits adaptés peuvent alors contribuer à rendre compréhensible la valeur créée.
L’enjeu n’est donc pas seulement de rendre possible un comportement différent. Il est de concevoir collectivement une offre qui donne envie de l’adopter, qui réduit les freins à son adoption et dont les bénéfices environnementaux et sociaux sont réellement produits, mesurés et rendus compréhensibles.
C’est là que le facteur humain et le modèle économique se rejoignent : le changement ne se joue ni uniquement chez le consommateur, ni uniquement dans l’entreprise. Il se joue aussi dans la capacité de toute une chaîne de valeur à construire ensemble une offre responsable et désirable.
Découvrez en vidéo comment nous abordons la co-conception d’une offre responsable et désirable avec les parties prenantes de la chaîne de valeur. Voir la vidéo →
Cinq ans après, les conditions du passage à l’action ont changé
Les travaux Ipsos de 2021 et 2026 ne racontent pas une progression linéaire des Français. Ils ne permettent pas de dire que le savoir serait désormais acquis, que le vouloir aurait pris sa place et que le pouvoir serait devenu le seul problème.
Ils montrent quelque chose de plus intéressant.
En 2021, la connaissance des conséquences de la crise écologique était déjà élevée. Pourtant, le lien avec la santé restait faible, les changements de comportements variaient fortement selon les domaines et 34 % des Français soulignaient déjà l’importance d’alternatives accessibles.
En 2026, certaines transformations sont davantage documentées dans l’expérience quotidienne. Elles affectent le logement, le sommeil, le travail, les déplacements ou les vacances, tandis que l’incertitude économique et sociale pèse également sur les arbitrages. Cette expérience peut modifier les aspirations mais elle révèle simultanément les efforts, les contraintes et les différences de capacité à y répondre.
Savoir compte. Vouloir compte. Pouvoir compte. Mais il faut encore changer puis persévérer. Et à chacune de ces étapes interviennent des facteurs individuels, sociaux et environnementaux qui peuvent faciliter le passage à l’action ou au contraire l’empêcher.
Pour la transition écologique, l’enjeu n’est donc pas seulement de mieux informer ou de convaincre davantage. Il est aussi de réduire les efforts nécessaires, lever les freins, rendre accessibles des alternatives crédibles et créer des environnements qui rendent d’autres comportements possibles.
Pour les entreprises, cela ouvre un espace d’innovation très concret : comprendre comment les conditions de vie, les usages et les aspirations évoluent, puis co-concevoir avec les parties prenantes des offres responsables, accessibles et désirables, capables d’articuler valeur d’usage, viabilité économique et bénéfices environnementaux et sociaux.
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