La capacité du vivant : entretenir et faire grandir nos capacités

Les capacités du vivant à entretenir et faire grandir
L’urgence de 2026 est capacitaire : rester capables de coopérer sous contrainte, de décider sans écraser, de durer sans détruire ce dont on dépend. La capacité du vivant, c’est le potentiel propre des êtres vivants, humains compris, à se développer, à s’auto-organiser et à évoluer ; régénérer, c’est leur donner les ressources pour atteindre ce potentiel. Cette page part des capacités des personnes, celles que chacun peut entretenir et faire grandir, pour aller vers celles des organisations et des territoires.

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Pourquoi l’urgence est capacitaire en 2026

Aux États-Unis, la prédation est au pouvoir avec la présidence de Donald Trump : la surexploitation des ressources, humaines comme naturelles, motivée par un stress, la peur de manquer, dans un jeu de pouvoir fondé sur la compétition. C’est l’opposé de la régénération. Pour Murray Bookchin, pionnier de l’écologie populaire, l’exploitation de la nature découle directement des rapports de domination au sein des sociétés humaines.

En France, la situation fait écho. Après un été de feux et de canicules, les Français se partagent entre résignation et colère. La crise environnementale se double d’une crise sociale : un salarié sur deux présente des signes de détresse psychologique, selon Ipsos-BVA, et 39 % des Français jugent bonne l’idée d’un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections. Derrière cette demande d’autorité s’exprime une demande de capacité d’agir, comme le montre le libéralisme autoritaire et la trumpisation de la France.

Ces deux crises sont liées, car l’environnement influence le comportement des humains : le stress sur les ressources, au sens large, est un élément décisif du rapport de prédation. Le modèle établi par Thomas Homer-Dixon décrit la façon dont le stress environnemental conduit à un climat d’insécurité et d’instabilité : des conflits nés de la compétition sur des ressources environnementales peuvent apparaître sous la forme de conflits ethniques ou de conflits entre classes sociales. Les dimensions environnementales, sociales, politiques et économiques sont donc à prendre en compte ensemble par les décideurs. Face à ce stress, deux voies s’ouvrent. La prédation se dispute ce qui reste, et la peur de manquer nourrit la demande d’autorité. La régénération répond autrement : les principes de limitation s’appliquent aux ressources essentielles à la vie, pas à la vie elle-même. Là où les ressources se raréfient, les capacités du vivant, humains compris, peuvent encore grandir. C’est en cela que l’urgence est capacitaire.

Quand le monde se durcit, ce ne sont pas seulement des régimes ou des dirigeants qui s’affrontent. Ce sont surtout des capacités collectives qui disparaissent :

  • la capacité à accueillir l’autre sans le réduire à un ennemi ;
  • la capacité à penser au-delà des rapports de force immédiats ;
  • la capacité à reconnaître les limites, les écosystèmes, le vivant humain et non humain ;
  • la capacité à décider sans écraser, à influencer sans contraindre ;
  • la capacité à durer sans s’épuiser ni détruire ce dont on dépend.

À l’inverse, ce qui s’impose trop souvent, c’est la possession plutôt que la relation, la domination plutôt que la coopération, la vitesse plutôt que la lucidité, le court terme plutôt que la continuité. Ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui, ce sont des organisations, des dirigeants et des territoires capables d’aimer sans posséder, d’accueillir sans assimiler, de poser des limites sans violence, de coopérer sous contrainte, de rester en transformation sans basculer dans la brutalité. C’est pragmatique : c’est ce qui permet au monde de rester capable.

Le vivre ensemble entre êtres vivants comme entre êtres humains est un enjeu politique, au sens de la gestion de l’habitat partagé. « Chaque composante de la communauté de la Terre dispose de trois droits : le droit à l’existence, le droit à l’habitat, et le droit de remplir son rôle dans les processus sans cesse renouvelés de la communauté de la Terre », écrit Thomas Berry, prêtre catholique et écologiste. Ce vivre ensemble, qui reconnaît l’appartenance de l’humain au vivant et sa dépendance aux autres composantes du vivant, est l’horizon : la paix entre humains, sans exclusion, et entre humains et non-humains.

On ne combat pas la prédation par la force. Il s’agit d’en sortir en proposant une alternative, car si les seuls rapports sont des rapports de force, même les plus vulnérables choisissent le plus fort. L’alternative tient dans ce que chacun est capable de faire. Mieux vivre ensemble, entre humains et avec le vivant, se construit avec des personnes capables d’écouter, de coopérer, de partager, de poser des limites sans violence et de prendre soin. Ces capacités se travaillent seul, comme se connaître ou garder son équilibre, et avec les autres, comme la confiance ou la coopération. Elles s’entretiennent, et elles se développent. Reste à dire ce qu’est exactement une capacité, et jusqu’où chacun peut grandir.

La capacité : ce que chacun est capable de devenir

Une capacité, c’est une aptitude à agir et à se maintenir. Elle se distingue des ressources, qui sont les conditions matérielles de la vie, et du potentiel, qui est la possibilité ouverte d’évoluer, de s’adapter et de se transformer. Pour une personne, les capacités sont celles de rester en santé, de s’épanouir et d’exprimer sa singularité, d’apprendre, de coopérer, de décider et d’agir, de s’inscrire dans le temps long, et de co-évoluer avec le vivant non humain.

Une capacité est dynamique. Elle se construit, se renforce, se cultive, et peut aussi se perdre. Elle progresse par spirales ascendantes plutôt que par marches d’escalier, comme le montrent Joern Fischer et ses coauteurs : chaque capacité renforcée crée les conditions de la suivante, et la dynamique s’entretient en partie d’elle-même. Une personne qui gagne en confiance coopère davantage ; en coopérant, elle apprend ; en apprenant, elle gagne encore en confiance. Ce qui grandit, ce sont d’abord les capacités, à soi, aux autres et à la nature : le pouvoir vient avant le faire.

Devenir ce que l’on est capable de devenir, c’est l’accomplissement de soi. Pour Abraham Maslow, « l’accomplissement de soi est la réalisation complète de son potentiel, le plein développement de ses capacités et de son appréciation de la vie ». La régénération en élargit le cercle : de l’ego à l’éco, chacun atteint son potentiel en aidant les autres et le vivant à atteindre le leur.

C’est ce que la régénération étend à tout le vivant. Dans le livre blanc de Nous Sommes Vivants, la capacité est le référentiel de la régénération : la capacité du vivant, c’est le potentiel propre des êtres vivants à se développer, s’auto-organiser et évoluer. Les humains en font partie, et la régénération du vivant telle que la porte Nous Sommes Vivants les reconnaît comme une composante à part entière du vivant, porteurs d’un potentiel propre.

La régénération consiste à donner aux êtres vivants, dont les humains, les ressources leur permettant d’être en capacité d’atteindre leur plein potentiel dans leur environnement.

Douze familles de capacités humaines à entretenir

Les capacités qu’une personne peut entretenir se regroupent en douze familles. Chacune décrit une manière de rester capable : dans sa relation à soi, aux autres et au vivant.

Elles se rangent selon les trois cercles du prendre soin, au cœur de la Fresque des Imaginaires et d’un individualisme relationnel :

  • le rapport à soi : la clarté intérieure, l’esprit en mouvement, le temps et la continuité ;
  • le rapport aux autres : le lien et l’impact, le soin des conditions humaines, le partage et la réciprocité, la décision située ;
  • le rapport au vivant : l’altérité et l’amour du vivant, le souffle du vivant, l’ancrage et la Terre, le territoire habité, la frontière et la mesure.

Famille 1

L’altérité et l’amour du vivant

capacités de relation juste, d’accueil et de coexistence

  • aimer sans posséder
  • accueillir l’autre dans sa différence
  • bienveillance active et incarnée
  • hospitalité relationnelle
  • ouverture à l’altérité radicale
  • reconnaissance de la dignité du non-humain
  • coexister sans hiérarchie du vivant
  • faire place sans assimilation
  • entrer en relation sans instrumentalisation
  • cultiver des relations justes, humaines et inter-espèces

Famille 2

L’esprit en mouvement

capacités d’ouverture, d’exploration et d’apprentissage

  • rester agile
  • ouvrir de nouveaux horizons de pensée
  • apprentissage continu
  • s’ajuster avec fluidité
  • questionner pour progresser
  • pensée critique constructive
  • synthèse éclairante des informations
  • transformation des modèles mentaux
  • ouverture et décloisonnement de la pensée
  • dialogue entre cultures et savoirs

Famille 3

Le souffle du vivant

capacités de relation vivante, sensible et fertile

  • émerveillement
  • coopération inter-espèces
  • raviver les élans humains
  • soin attentif du vivant non humain
  • humilité joyeuse face au vivant
  • reliance au vivant et aux écosystèmes
  • déploiement d’imaginaires fertiles
  • présence sensible au monde
  • reconnaissance et valorisation des diversités du vivant
  • créer un souffle collectif partagé

Famille 4

L’ancrage et la Terre

capacités d’enracinement, de cohérence et de création durable

  • ancrage local fécond
  • vision globale reliée
  • sobriété numérique choisie
  • cohérence et clarté éthique
  • vitalisation des sols
  • design régénératif créatif
  • frugalité désirable et inspirante
  • solidarité intergénérationnelle
  • inventivité face aux dynamiques prédatrices
  • vitalité et pérennité des communs

Famille 5

Le lien et l’impact

capacités d’entraînement collectif et d’influence positive

  • collaboration hybride fluide
  • écoute active et attentive
  • empathie située et ajustée
  • leadership soutenant et fédérateur
  • narration inspirante et mobilisatrice
  • médiation culturelle créative
  • transmission vivante des savoirs
  • coopération écosystémique élargie
  • initiative audacieuse et constructive
  • influence régénératrice par les effets

Famille 6

La clarté intérieure

capacités de stabilité, d’attention et de discernement

  • stabilité émotionnelle
  • déconnexion régénérante
  • navigation sereine dans l’incertitude
  • concentration profonde et féconde
  • patience stratégique confiante
  • intuition fine et éclairante
  • équilibre intérieur
  • dépassement de soi joyeux et juste
  • lucidité intérieure face aux enjeux écologiques
  • lenteur stratégique choisie

Famille 7

Le temps et la continuité

capacités de durée, de maturation et de transmission

  • inscrire l’action dans des temporalités longues
  • avancer sans dépendre de résultats immédiats
  • composer avec les transformations irréversibles
  • transmettre en laissant évoluer
  • ajuster les rythmes avec souplesse
  • lecture et respect des cycles
  • nourrir la continuité en contexte changeant
  • valoriser le déjà-là
  • laisser émerger sans contraindre
  • décider avec confiance dans l’incomplétude

Famille 8

La décision située

capacités de discernement et d’arbitrage vivant

  • décider à partir des effets observés
  • relier et équilibrer des tensions fécondes
  • assumer des décisions évolutives
  • réorienter avec cohérence
  • discernement contextuel fin
  • relier savoirs experts et savoirs situés
  • attention aux signaux faibles
  • apprentissage par ajustement
  • ouvrir les décisions à la discussion
  • exercer une responsabilité confiante dans l’incertitude

Famille 9

La frontière et la mesure

capacités de clarté, de cohérence et de justesse

  • reconnaissance des limites biophysiques
  • poser des seuils protecteurs
  • distinguer création de valeur et prédation
  • formuler des choix clairs et constructifs
  • orienter la croissance avec discernement
  • mesurer pour éclairer
  • donner du sens aux indicateurs
  • aligner finalité et moyens
  • préserver ce qui rend possible
  • transformer la contrainte en cadre fertile

Famille 10

Le territoire habité

capacités d’habitation sensible et coopérative

  • lire un territoire comme un écosystème vivant
  • reconnaître et activer les interdépendances locales
  • coopérer avec les acteurs en présence
  • honorer les mémoires territoriales
  • faire place aux non-humains
  • ajuster l’activité aux dynamiques des écosystèmes
  • renforcer la vitalité locale
  • créer des relations non extractives
  • traverser les conflits d’usage de manière constructive
  • s’inscrire avec justesse

Famille 11

Le soin des conditions humaines

capacités à rendre l’engagement joyeux, durable et habitable

  • soutenir l’énergie dans la durée
  • reconnaître et accueillir les vulnérabilités
  • créer des espaces de parole confiants
  • nourrir la coopération dans le temps
  • cultiver des relations de qualité
  • accueillir les émotions comme ressources
  • ajuster l’organisation aux rythmes humains
  • réparer et apprendre collectivement
  • accueillir les désaccords comme sources de richesse
  • conjuguer performance et humanité

Famille 12

Le partage et la réciprocité

capacités à donner, recevoir et partager avec équité

  • partager équitablement ce que l’on produit ensemble
  • reconnaître la juste valeur du travail des autres
  • donner sans compter le retour immédiat
  • recevoir et reconnaître ce que l’on doit aux autres
  • s’engager auprès des autres dans la durée
  • faire confiance et mériter la confiance
  • mettre en commun son temps et ses ressources
  • contribuer aux communs
  • transmettre ce que l’on a reçu
  • prendre sa juste part, sans accaparer

Ces familles répondent terme à terme aux capacités collectives qui disparaissent quand le monde se durcit : accueillir l’autre sans en faire un ennemi relève de l’altérité, penser au-delà des rapports de force de l’esprit en mouvement, reconnaître les limites de la frontière et la mesure, décider sans écraser de la décision située, durer sans détruire ce dont on dépend du temps et de la continuité.

Chacune se travaille concrètement. Dans une équipe, accueillir un désaccord comme une source de richesse relève du soin des conditions humaines ; décider à partir des effets observés plutôt que d’un plan figé relève de la décision située. Chacun peut repérer les familles où il est à l’aise et celles qui lui manquent : les Fresques et le Regenerative Circle Leadership aident à les faire grandir.

Entretenir ses capacités, puis les faire grandir

Entretenir ses capacités et les faire grandir sont deux temps distincts, qui se suivent.

Entretenir, c’est tenir. Rester en santé, ne pas s’épuiser, se réparer pour être bien, s’ajuster sans se disloquer : c’est le temps de la réparation, celui qui retrouve un équilibre et maintient chacun en état de continuer.

Faire grandir, c’est aller plus loin, dans trois directions. Vers soi : atteindre son potentiel, ce que décrit l’accomplissement de soi. Vers les autres : tisser des relations de qualité, apprendre et coopérer, décider ensemble, ce que porte l’écologie du lien. Vers le vivant : changer de relation à la nature, pour s’en reconnaître partie et en prendre soin. Ce sont les trois cercles du prendre soin : de soi, des autres et de la nature.

Grandir dans ces trois directions rend heureux. La joie est une énergie régénérative : elle naît de ce que l’on gagne, des relations qui portent, d’un rapport au vivant retrouvé, bien plus que de ce à quoi l’on renonce. Un humain reconnu dans sa dignité, relié aux autres et au vivant, en santé et engagé dans des relations de coopération réelles devient alors une force de régénération.

Cela implique de choisir avec soin les personnes à aimer et les trajectoires à soutenir, de protéger les liens essentiels, de ralentir lorsque l’accélération détruit, et de renforcer ce qui nous fait grandir ensemble, pour aller plus loin : mieux vivre tous ensemble, sans exclusion. Cette attention est discrète et profonde. Elle agit dans les usages quotidiens et les réseaux, et elle ouvre des possibles réels à partir de ce qui existe déjà. C’est aussi le chemin de ces hommes qui apprennent à reconnaître et accueillir leurs vulnérabilités.

Entretenir ses capacités permet de continuer ; les faire grandir permet de prospérer, et ouvre l’émergence de devenirs magnifiques.

Où en sont vos capacités ?

Ces capacités se travaillent aussi dans l’organisation où l’on agit. Le Capacity Score, autodiagnostic gratuit en trente minutes, situe la trajectoire de votre organisation telle que vous la vivez, donne votre profil de leadership, Garde-fou, Optimisateur, Architecte ou Jardinier, et désigne le levier à débloquer.

Faire mon autodiagnostic

Des capacités des personnes à celles des organisations

Ces capacités humaines se cultivent ou s’épuisent dans les organisations, et d’abord chez ceux qui les dirigent. Pour avancer collectivement, nous avons besoin de leaders pour nous défendre, mais aussi pour augmenter nos capacités dans notre environnement. Ce que la régénération apporte au leadership, c’est le soin de soi, des autres et de la nature ; le défi, c’est d’intégrer le vivant non humain dans le périmètre d’action du leader, fort d’une intention personnelle, dans un intérêt mutuellement bénéfique pour le vivant et pour l’entreprise. C’est ce que développe la formation Regenerative Circle Leadership : les capacités, individuelles et collectives, qui permettent de tenir économie, humains et vivant d’une même main. C’est aussi ce que montrent nos articles sur la tendresse dans un monde de brutes et sur ce que la peur fait au pouvoir.

L’organisation est le lieu où ces capacités se relient. Seuls les êtres vivants se régénèrent, la vie dans les sols, les populations animales et végétales, les communautés humaines ; l’organisation tisse entre eux des relations mutuellement bénéfiques, de sorte que chacun renforce par son activité propre la capacité des autres à évoluer. La montée en capacité des personnes devient alors celle de l’entreprise.

Le pouvoir y change de sens : il devient encapacitation, le pouvoir de faire ensemble, plutôt que le pouvoir sur. Les capacités d’une organisation sont celles des personnes qui la font, reliées entre elles par une gouvernance, des pratiques et une offre.

Les six leviers du Capacity Score décrivent ces capacités à l’échelle de l’organisation, et chacun prolonge des familles de capacités humaines :

  • le leadership personnel, qui prolonge la clarté intérieure et l’esprit en mouvement de ceux qui dirigent ;
  • l’intelligence écosystémique, qui prolonge le territoire habité, la frontière et la mesure, et l’altérité : lire ses dépendances aux écosystèmes et aux personnes, et faire place aux non-humains ;
  • la chaîne de valeur localisée, qui prolonge le partage et la réciprocité : des relations justes avec ceux qui produisent ;
  • l’innovation produit, qui prolonge le souffle du vivant et l’ancrage et la Terre : concevoir une offre qui contribue ;
  • les dynamiques humaines, qui prolongent le soin des conditions humaines et le lien et l’impact ;
  • la gouvernance et le financement, qui prolongent la décision située et le temps et la continuité : décider ensemble, et financer dans la durée.

Une organisation monte en capacité quand ces leviers avancent ensemble, et le plus lent désigne celui qui retient : c’est souvent une capacité humaine qui manque, avant une compétence technique.

Les lauréats des Lauriers de la Régénération le montrent. À Lil’Ô, Halage rend vie à des sols urbains grâce aux technosols, et ce sont les parcours de personnes éloignées de l’emploi, formées par le faire, qui rendent cette transformation possible : les dynamiques humaines portent l’innovation. Chez Léa Nature, la transmission progressive du capital à un fonds de dotation désolidarise la performance financière immédiate du pouvoir de décision : la gouvernance protège la capacité humaine à durer. C’est qui le Patron ?! redonne aux producteurs la capacité de décider, avec des cahiers des charges co-construits et des contrats dans le temps long. Bonneterre, avec Ecotone, s’appuie sur des relations contractuelles durables avec une coopérative, qui permettent aux agriculteurs de prendre des risques agronomiques. Dans chaque cas, une capacité humaine, coopérer, décider, se projeter, a ouvert la voie au reste.

Se situer, monter en capacité et poser le business case de la régénération

Se situer d’abord. Devenir régénératif, c’est monter en capacité : la capacité à tenir ensemble ses trajectoires RSE, innovation et business tout en renforçant le vivant. Le Capacity Score évalue où en est l’organisation sur quatre niveaux, limiter, réduire, restaurer, régénérer. Chaque passage a son levier pivot : l’intelligence écosystémique de la réduction à la restauration, l’innovation produit de la restauration à la régénération.

Monter ensuite. Le verrou est humain avant d’être technique : cognition, émotions, imaginaires. La formation Regenerative Circle Leadership le travaille avec la Fresque du Facteur Humain, la Fresque des Émotions et la Fresque des Imaginaires, qui lèvent chacune l’un de ces verrous, et avec le RegenBMC, qui traduit la montée en capacité dans le modèle économique, offre par offre.

Le business case de la régénération. La régénération augmente les capacités du vivant, et ces capacités permettent l’adaptation du territoire. La continuité et la valeur créée viennent de cette adaptation : l’adaptation régénérative en est le résultat, menée avec le territoire, pour prospérer tous ensemble.

Entretenir et faire grandir les capacités du vivant, humains compris

Le Capacity Score situe la trajectoire de votre organisation et désigne le levier qui retient. Le Regenerative Circle Leadership accompagne les dirigeants qui la portent.

Faire le Capacity ScoreRejoindre le Regenerative Circle Leadership

Nous Sommes Vivants : entretenir notre capacité à continuerBonne capacité 2026

Parce que nous sommes (encore) vivants. En 2025, nous vous avions souhaité une bonne apnée ; en 2026, nous vous souhaitons une bonne capacité.

2 réponses à « La capacité du vivant : entretenir et faire grandir nos capacités »

  1. […] Une fiction qui vous embarque pour explorer les tendances de la RSE vers la régénération 2026 et vous aider à évaluer vos actions prioritaires via le Regeneration Score. 2026 l’année de la capacité à continuer. […]

  2. […] EN 2026 : Entretenir notre capacité à continuerhttps://noussommesvivants.co/2026/01/02/en-2026-entretenir-notre-capacite-a-continuer/noussommesvivants.co […]

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