Deuxième édition : les 30 novembre et 1er décembre 2026
Les Rencontres de l’Économie Régénérative reviennent au Grand Hôtel-Dieu de Lyon. Nous Sommes Vivants est de nouveau partenaire, et Jérémy Dumont intervient à la table ronde consacrée aux modèles économiques. L’article ci-dessous présentait la première édition, les 7 et 8 novembre 2025.
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Les tendances de cet article sont mises à jour pour 2027 : Tendances RSE 2027 : la régénération s’impose pour tenir ses objectifs RSE et économiques
Les entreprises ont changé de regard sur la performance économique : elles se pensent désormais dans leurs écosystèmes économiques, sociétaux et environnementaux. Le changement de paradigme reste à généraliser, et la réglementation recule. Pourtant, le sentiment de responsabilité élargie gagne largement les décideurs, en France comme en Europe, avec la conviction qu’il faut désormais faire autrement. Préparons-nous à accompagner ces entreprises : rendez-vous les 7 et 8 novembre 2025 à Lyon pour les Rencontres de l’économie régénérative.
1. La robustesse prend le relais de la performance
Petit à petit, nous tournons le dos à la performance durable. Comme le souligne Olivier Hamant, « la performance est surtout court-termiste ». Le contexte actuel demande davantage : s’adapter aux fluctuations. La robustesse s’impose comme un modèle complémentaire.
« La capacité à maintenir le système stable et viable malgré les fluctuations. »
Olivier Hamant, définition de la robustesse
En pratique, la robustesse appelle une vision globale et systémique. Tenir est une première étape ; régénérer y ajoute la capacité à contribuer, en renforçant le vivant dont l’activité dépend. Nous détaillons ce passage dans entretenir notre capacité à continuer, et la lecture robustesse du Capacity Score se trouve dans entreprise robuste : évaluez votre capacité à tenir.
2. La CSRD a fait entrer le reporting de durabilité dans les grandes entreprises
Forvis Mazars a dévoilé la 15ᵉ édition de son baromètre RSE. Pour la première fois, les grandes entreprises européennes de plus de 500 salariés publient leurs états de durabilité selon la directive CSRD et les normes ESRS. Le baromètre a analysé 154 entreprises françaises et européennes, dont 68 françaises issues du CAC 40, du SBF 120 et de grandes ETI. La quasi-totalité d’entre elles ont franchi le cap. Le baromètre CSRD 2026 sur les rapports du SBF 120 prolonge cette lecture, avec l’heure du business case selon Sylvain Boucherand.
Les rapports atteignent une densité inédite : émissions de gaz à effet de serre, analyse de la chaîne de valeur, enjeux sociaux.
« Les rapports publiés, denses et techniques, permettent enfin de comparer les stratégies climat et les plans de transition. »
Edwige Rey, associée et responsable RSE & Développement Durable, Forvis Mazars France
99 % des entreprises ont publié un bilan carbone conforme au protocole GHG, et 83 % respectent déjà les exigences de contrôle opérationnel fixées par la CSRD.
3. L’adaptation fait ses premiers pas dans les analyses de double matérialité
Le baromètre innove cette année avec une lecture sectorielle des analyses de double matérialité. En moyenne, les entreprises identifient 46 impacts, risques et opportunités matériels (IRO), avec des écarts considérables : de 11 pour Esso à 119 pour EDP. 44 % évaluent leurs risques physiques sur leur périmètre opérationnel, 18 % sur leur chaîne de valeur. Plus révélateur encore, la politique d’adaptation complète reste à écrire pour l’ensemble du panel. Notre page l’adaptation régénérative : définition pose ce qu’elle devient quand elle renforce les écosystèmes et les personnes, et notre lecture adaptation climatique : partis et entreprises sont-ils prêts situe où en sont les acteurs.
4. La directive Omnibus resserre le périmètre, et les entreprises restent libres d’aller plus loin
La directive Omnibus de simplification limite la CSRD aux très grandes entreprises. Seules celles de plus de 1 000 salariés en moyenne et au chiffre d’affaires annuel net supérieur à 450 millions d’euros (contre 50 millions proposés par la Commission) devront produire des rapports sociaux et environnementaux. Les entreprises hors du champ d’application restent libres de publier les leurs, et peuvent poser leur stratégie CSRD en soutenabilité forte. Le devoir de vigilance, lui, s’applique aux entreprises de plus de 5 000 salariés et de plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Les effets de ces seuils sur la trajectoire des entreprises sont suivis dans nos tendances RSE, de la conformité à la continuité.
5. La gouvernance des entreprises a changé de culture
Selon une étude de Tennaxia sur le reporting CSRD après la directive Omnibus, 84 % des entreprises disposent aujourd’hui d’une gouvernance dédiée à la CSRD, contre 59 % l’an dernier. 69 % considèrent la directive comme un levier de transformation vers un modèle plus résilient. 53 % du panel accueillent favorablement l’Omnibus pour le délai supplémentaire qu’il procure, et la moitié des répondants y voient surtout l’occasion d’alléger la charge administrative tout en gardant la structuration du reporting durable.
« Cette 13ᵉ édition confirme à quel point la CSRD est devenue un sujet structurant pour les entreprises françaises, au-delà d’une simple obligation réglementaire. La majorité des organisations voient désormais dans le reporting extra-financier un levier de transformation. »
Solène Garcin-Charcosset, directrice Conseil ESG/Carbone, Tennaxia
Le reporting rend visible ; l’offre transforme. C’est le passage que décrit notre article réinventer le conseil RSE : la voie de la régénération.
6. À Lyon, des organisations montrent comment elles travaillent leur robustesse
De nombreuses entreprises et organisations partageront pendant ces deux journées leur manière de s’adapter à un environnement fluctuant en travaillant leur robustesse : Arcadie, Ville de Lyon, Crédit Coopératif, Omie, Campus de la Transition, Atelier Emmaüs, Riviera des Alpes, Pocheco. Le programme de l’édition 2026
Au programme des tables rondes : Fabrice Bonnifet, Isabelle Delannoy, Olivier Hamant, Gaël Giraud, Emmanuel Druon, Thomas Breuzard, Caroline Renoux, Frantz Gault, Romain Cristofini, Marine Laurent, Philippe de Lamarzelle, Jordan Hairabedian, Daniel Schoen, Lionel d’Allard, Emmanuel Delannoy, Géraldine Vuillier, Jérôme Cohen, Isabelle Spiegel, Thomas Busuttil, Luc Teerlinck, Christian Bruère, Sarah Dubreil, Olivia Blanchard, Sofyan Martin, Jeremie Sicsic, Aurélien Oosterlinck, Diane de Beaudrap, Alexandre Lemille, Mehdi Coly, Laura Magro, Michel A. de Kemmeter, Christian Jorge, Claudio Muskus, Boiron Frères, Romain Rubin, Stephanie Vajda, Violayne Le Borgne, Wandrille Jumeaux, Marjolaine Pin, Laurent Febvay-Choffel, Florence Béduneau-Chassaing, Arthur Keller, Fiammetta Cascioli Karivalis, Laura Winn, Veronique Malé, Valéry Merminod, Ulla-Alexandra Mattl, Brice Duthion, Laurie Souvignet, Caroline Le Roy, Patrick Scheyder, Juliette Quef, Vinz Kanté, Catherine Dauriac, Lucas Thivolet Conde Salazar, Marie-Eve Nardou, Arthur Pasquier, Niels de Fraguier, Dorothee Browaeys, Donatienne Lavoillotte-Munier, Marion de Riedmatten, Clémence Richeux, Guillaume Poignon.
7. L’innovation régénérative est triplement profitable
Jérémy Dumont, de Nous Sommes Vivants, prendra la parole sur l’innovation régénérative lors d’une table ronde le vendredi 7 novembre 2025 à 17 h. Il présentera des produits et services régénératifs issus des Lauriers de la régénération 2025, avec un message fort : l’innovation régénérative est triplement profitable, pour l’environnement, les personnes et l’économie. Depuis, notre recherche-action sur la triple profitabilité régénérative en formalise la démonstration, et près de cent produits et services régénératifs primés en France en donnent l’illustration sur trois éditions. ▶ Le replay de l’intervention : l’économie régénérative, ça rapporte, c’est maintenant démontré
8. Un écosystème d’accélération se tisse autour du Regenerative Circle Écosystème
Il nous faut maintenant mobiliser un écosystème d’accélération des projets régénératifs en France, pour un impact collectif plus grand. Nous le ferons le même vendredi, de 18 h à 19 h 30, en tissant entre nous des liens mutuellement bénéfiques à partir de la chaîne de valeur du conseil régénératif. Rejoindre le Regenerative Circle Écosystème
Cet écosystème a pris forme depuis : la cartographie des acteurs de l’accompagnement vers la régénération, un écosystème français parmi les plus dynamiques après les États-Unis, le baromètre Capacity Score de celles et ceux qui portent la régénération et le compte rendu des Regenerative Circles à date.
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Ce que nous proposons
Nous Sommes Vivants propose des ateliers pour aider dirigeants, équipes et accompagnants à atteindre leurs objectifs tout en renforçant leur capacité à tenir dans le temps avec le vivant, humain et non humain.
Se situer : le Capacity Score. Un diagnostic gratuit en 38 questions et 6 leviers pour rendre visibles vos choix structurants et prioriser vos actions clés pour 2026. Faire le Capacity Score
Le business model de l’entreprise régénérative. Un canvas et une série d’ateliers pour analyser et faire évoluer un modèle économique, identifier des pistes de transformation des produits et services, et clarifier la contribution de l’activité à son écosystème en triple impact environnemental, social et économique. En savoir plus
La Fresque du facteur humain. Un atelier collectif pour faciliter les changements de comportement. Il aide à prendre conscience des facteurs qui influencent nos actions (émotions, biais, croyances) et à en faire des leviers pour progresser concrètement. Il se termine par un plan d’action individuel et collectif. En savoir plus
La Fresque des émotions. Un atelier expérientiel qui explore la manière dont les émotions influencent nos décisions et notre action. Il développe l’intelligence émotionnelle pour mieux collaborer, communiquer et mobiliser des équipes. En savoir plus
La Fresque des imaginaires. Un atelier pour ouvrir collectivement de nouvelles perspectives en visualisant des futurs responsables et désirables. Il favorise la cohésion d’équipe, l’innovation et la création de récits porteurs. En savoir plus
Coopérer : les Regenerative Circles. Des parcours multi-acteurs en cinq journées sur douze mois, fondés sur le business model régénératif, pour transformer les interdépendances en relations mutuellement bénéfiques. Trois Circles complémentaires : Agri pour les marques et les filières, Leadership pour celles et ceux qui portent la trajectoire, Écosystème pour les structures d’accompagnement. Découvrir les Regenerative Circles
Sources
Olivier Hamant, robustesse : source
Forvis Mazars, baromètre RSE, 15ᵉ édition : source
Directive Omnibus (UE) 2026/470 : source
Tennaxia, étude CSRD, 13ᵉ édition : source
Programme des Rencontres de l’économie régénérative : wearemush.com

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