Lauriers de la régénération 2026 · Replay · 15h
Peut-on relier ce qui se passe dans un sol à ce qu’il y a dans notre assiette — et le faire financer par le marché plutôt que par la société ?
« L’alimentation régénérative, des sols à l’assiette : focus sur le vivant ». Une table ronde animée par Jérémy Dumont (Nous Sommes Vivants), avec Alain Vidal (professeur consultant, AgroParisTech), Ludovic Brindejonc (directeur général, Agri-Éthique France) et Cassandre (Les Compagnons du Miel) — ce que recouvre vraiment l’agriculture régénérative au-delà des discours, comment la valoriser jusqu’au consommateur final, le rôle des labels, et les ponts entre enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
Multifilière, de l’agronomie à l’apiculture, cette première table ronde a suivi une même chaîne : des pratiques agricoles régénératives jusqu’au geste d’achat. Trois intervenants, chacun sur son maillon, avec une conviction commune — tant que le lien entre le champ et l’assiette n’est pas rendu visible, la transition reste bloquée.
Professeur consultant, AgroParisTech — conseiller senior chez Cantis, membre du collectif OP2B.
Directeur général, Agri-Éthique France — label de commerce équitable origine France (2013).
Les Compagnons du Miel (Naturalim) — coopérative apicole, lauréate 2025.
Un système alimentaire qui coûte plus qu’il ne rapporte
Alain Vidal a posé le décor par les chiffres. Le système agricole mondial produit environ 10 000 milliards de dollars de valeur — mais en coûte près de 12 000 à la société. Le détail est éloquent : la moitié de ce coût relève de la santé, l’autre moitié se partage entre impacts environnementaux (climat et biodiversité, à parts sensiblement égales) et pertes économiques. Des travaux publiés il y a sept à huit ans, que la FAO a repris en 2022 en retrouvant des ordres de grandeur comparables.
« On m’a dit : je n’y crois pas à ce graphique. Ce n’est pas une question de foi — c’est une étude scientifique. »
— Alain Vidal, sur la réticence à regarder le vrai coût de l’agriculture conventionnelle.
Deuxième constat, plus intime : la densité nutritionnelle des aliments baisse depuis soixante ans, aux États-Unis comme au Royaume-Uni, avec des reculs plus ou moins marqués selon les pays. Quatre causes s’additionnent — des variétés sélectionnées pour le rendement plutôt que pour la qualité nutritionnelle, la dégradation des sols, les pratiques de fertilisation, et la hausse du CO2 atmosphérique qui appauvrit les plantes. Moins de nutriments, et donc moins de goût : les tomates « d’avant » ne sont pas un fantasme de nostalgie, mais la trace mesurable d’un appauvrissement — au point qu’on se rabat aujourd’hui sur des tomates cerises qui n’ont, elles non plus, plus grand-chose à offrir.
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Cette perte n’est pas une fatalité, c’est un levier. Le bio protège — sans pesticides de synthèse ; le régénératif va plus loin : il régénère la vie des sols, et c’est là que se joue la santé. Sols vivants, densité nutritionnelle retrouvée, santé humaine améliorée : en soixante ans, les fruits et légumes les plus consommés ont perdu près de la moitié de leur fer et un quart de leur vitamine C (ANSES). L’argument santé reste pourtant quasi absent des rayons.
Régénérer, c’est rééquilibrer les services du vivant
Pour Alain Vidal, l’agriculture régénérative se définit d’abord par la restauration des services écosystémiques. Les services de support — santé des sols, biodiversité — alimentent les services d’approvisionnement (nos aliments), de régulation (climat, fertilité, cycles de l’eau) et les services culturels, jusqu’au plaisir d’un paysage vivant. L’agriculture conventionnelle a maximisé un seul de ces services, la production, en simplifiant tout le reste. Là où l’on réintroduit du vivant dans l’espace agricole, l’équilibre entre ces quatre familles se rétablit.
La pollinisation en est le cas d’école. Sans pollinisateurs, le panier alimentaire s’appauvrit — moins de fruits, de légumes, de légumineuses, d’oléagineux — au profit d’une alimentation qui s’uniformise et s’ultra-transforme, avec une surmortalité additionnelle chiffrée en milliers de morts par une étude de 2022, ventilée par classes de revenus.
Comment prioriser ? Au sein du collectif OP2B, Alain Vidal travaille sur un indicateur simple d’intégrité écologique : le pourcentage d’habitat naturel ou semi-naturel par kilomètre carré — l’échelle où se joue l’optimum de la pollinisation autour d’une parcelle. Aujourd’hui, environ un tiers des terres agricoles passe sous le seuil de 10 %, quand il en faudrait 10 à 20 % (bandes enherbées, bosquets). L’objection classique — « on perd des terres de production » — se heurte à un fait tenace : en Europe, les rendements céréaliers stagnent depuis trente ans, et les oléagineux reculent régulièrement depuis une quinzaine d’années.
De là une définition partagée, proposée dans les débats sur la directive européenne de restauration de la nature : une agriculture régénérative holistique — qui ne laisse rien de côté — et fondée sur la mesure de résultats, pas sur de simples engagements de pratiques. On mesure la santé des sols, la biodiversité, le climat, l’eau — sans jamais oublier le revenu agricole, car sans agriculteurs il n’y a personne pour régénérer quoi que ce soit.
Trois résultats se dégagent des études les plus récentes :
Plus de résilience. Sur 700 exploitations néerlandaises suivies dix ans, la variabilité des revenus diminue à mesure que les pratiques régénératives progressent — un amortisseur décisif quand le prix de l’azote grimpe de 80 % en quelques mois. La pente est encore plus forte en polyculture-élevage.
Un modèle plus circulaire. En polyculture-élevage, l’autonomie protéique du bétail est assurée par l’exploitation et les effluents deviennent fertilisants — de la marge dégagée des deux côtés.
Une meilleure nutrition. La diversification des cultures « coche toutes les cases » des services écosystémiques : une méta-étude récente établit une hausse significative des micronutriments, des protéines et de l’énergie. Reste qu’elle est complexe pour l’industrie, qui doit repenser collecte et process.
Le cap à tenir, selon la formule des « 4V » de l’agronome Michel Duru : une alimentation vivante, vraie, végétalisée et variée. Ce cadre rejoint ce que montrent, chiffres à l’appui, les modèles alimentaires régénératifs qui marchent déjà. Mais le vrai nœud est ailleurs, et Alain Vidal l’a nommé sans détour : il faut réussir à relier les pratiques agricoles à un bénéfice concret dans la catégorie de produit. C’est la seule façon de capter de la valeur en grande distribution — et donc de financer la transition autrement que par les seules coopératives. Car l’argument santé, après le prix et le goût, pèse dans le choix. « C’est ça, la magie : elle est difficile à faire. »
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Mesurer les résultats, comme le défend Alain Vidal, et prescrire des pratiques via un cahier des charges ne s’opposent pas : ce sont deux étapes d’une même trajectoire. La certification pose le plancher des pratiques ; la mesure des résultats — sols, biodiversité, eau — dit jusqu’où l’on est monté. Aucune entreprise n’« est » régénérative : elle construit une capacité — et la question n’est pas d’entrer dans un club mais de monter, de Restaurer (N3) à Régénérer (N4).
Verrouiller d’abord l’économique
C’est le point de bascule apporté par Ludovic Brindejonc, directeur général d’Agri-Éthique — un label de commerce équitable origine France né en 2013, avant même que la réglementation ne permette de parler de commerce équitable sur des matières premières françaises. Son constat vient de vingt ans de terrain : on a demandé aux agriculteurs de changer leurs pratiques via des cahiers des charges qu’ils n’avaient pas construits, rémunérés par des primes indexées sur les cours. Ce modèle, qui reste celui de l’écrasante majorité des filières, ne tient pas.
La démonstration est arithmétique. Depuis la récolte 2025, le blé se paie sous ses coûts de production : la prime attachée au cahier des charges ne comble pas le gap, l’agriculteur ne peut ni s’engager ni investir. À l’inverse, à l’automne 2021 et pendant la guerre en Ukraine, avec un blé au-dessus de 400 € la tonne, ajouter 10 € de prime ne motive plus personne. Dans les deux cas, le marché démobilise — et son horizon court terme est incompatible avec une transition.
« Mettons l’environnement de côté un instant : si on ne verrouille pas d’abord le socle économique, il monopolise toutes les énergies. »
— Ludovic, Agri-Éthique
La logique s’inverse donc : des prix fondés sur les coûts de production, déconnectés des cours, et des engagements longs au niveau du producteur — prix, volume, durée — de 3 à 5 ans, jusqu’à 10 ou 15 ans (c’est déjà le cas dans les œufs). Une fois ce socle sécurisé et la confiance installée, la feuille de route environnementale devient possible. Ludovic préfère d’ailleurs parler de citoyen plutôt que de consommateur, qu’il réduit à l’acte d’achat. Le citoyen ne s’intéresse pas au couvert végétal ni à la rotation longue : il attend des promesses tenues. Quatre, précisément.
Les quatre promesses qui réassurent le citoyen
◆ Des agriculteurs justement rémunérés
◆ Des territoires vivants
◆ Une alimentation de santé
◆ Des entreprises qui tiennent leurs engagements
Encore faut-il quelqu’un pour le garantir. Une marque ne peut pas être juge et partie, s’auto-certifier ni s’auto-congratuler : il faut un tiers indépendant, un garant des allégations dans la durée. C’est le rôle du label — et toute la question de savoir comment lire les labels, scores et étiquettes comme des jalons d’une trajectoire.
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La juste rémunération que défend Ludovic n’est pas un préalable séparé de l’écologie : c’est l’un des trois capitaux d’un même modèle. La régénération se mesure en triple impact — environnemental, social, économique, où ces capitaux se renforcent au lieu de s’arbitrer. C’est ce que documente notre analyse de l’agriculture régénérative au business model de l’entreprise régénérative : prix juste, filière structurée et sols vivants ne s’opposent pas, ils s’alimentent — le territoire et ses habitants prospèrent grâce à l’activité économique, pas malgré elle.
De la ruche au pot : la preuve par le miel
Cassandre a incarné cette chaîne complète avec Les Compagnons du Miel. On oublie souvent, quand on parle de régénération, que l’un des plus grands piliers du vivant tient en quelques millimètres : l’abeille, qui butine jusqu’à 5 km autour de sa ruche et dont dépend une large part de nos fruits et légumes. Créée en 1958 sur un principe de mutualisation, la coopérative maîtrise tout, de la ruche au pot, via son atelier Naturalim. Un laboratoire d’expertise — le premier créé en Europe — analyse chaque miel : est-ce bien du miel, quelle origine florale, quelle origine géographique, quelle qualité. Un enjeu de taille quand le miel figure parmi les cinq produits les plus fraudés au monde.
Ce qui a valu à la coopérative son Laurier 2025 : l’addition du bio et de la certification Agri-Éthique — apiculture régénérative. Le prix est fixé par les 233 apiculteurs eux-mêmes : rémunérateur pour eux, juste pour le consommateur. Le tout s’appuie sur une charte de progrès à points, auditée en interne et par un organisme externe, revue tous les trois ans, doublée de labels territoriaux (IGP, AOP). La traçabilité descend au pot : origine, région, apiculteurs concernés — « si je suis en lavande, je sais que ce sont Hugo et Jules, en Provence. »
Cassandre l’assume avec lucidité : la mesure scientifique reste difficile. Entre apiculteurs bio et conventionnels, sédentaires et transhumants — châtaignier en montagne un mois, lavande le suivant — un calcul rigoureux devrait être refait pour chacun. D’où le choix d’un cahier des charges commun : il met tout le monde sur un pied d’égalité et garantit des pratiques suivies, à défaut d’une métrique parfaite. Autour, une action de fond : partenariat vétérinaire face au varroa et au frelon asiatique, plus de 600 hectares de semences mellifères plantés avec Leclerc et l’ADEME, jusqu’à la captation des eaux de lavage des cuves, confiées à un méthaniseur local — sans oublier emballages et transport.
« Les gens aiment les histoires, surtout les histoires vraies. » Chez Les Compagnons du Miel, la photo des apiculteurs figure sur les pots depuis 2017 — bien avant que la pratique se généralise sur le lait ou les œufs. Le packaging reste le premier point de contact : c’est là que se raconte le récit.
Le label, garant d’une approche holistique
La discussion a rejoint une exigence montante : le besoin d’une lecture d’ensemble. C’est le sens de labels « practice-based » comme le Regenerative Organic Certified — qui empile bio, commerce équitable et bien-être animal — porté aux Lauriers 2026 par un panel international réunissant la Regenerative Organic Alliance, l’ICEA, Davines et Champagne Telmont. Sur le fond, le bio reste, comme l’a rappelé Alain Vidal, la meilleure porte d’entrée pour la biodiversité. Mais la valeur perçue par le citoyen tient à l’assemblage : savoir qui produit, s’il est bien rémunéré, si c’est local, s’il y a des abeilles derrière. C’est exactement ce qui sépare le bio du régénératif — et ce qu’analyse notre dossier du bio au régénératif : ce qui manque encore du champ au produit en rayons.
Lecture Nous Sommes Vivants
Le bio est le socle non négociable — mais comme point d’arrivée, pas comme point de départ obligatoire. Une innovation de transition, locale, équitable et aux pratiques mesurées, peut amorcer la bascule sans certification bio immédiate, à condition que la trajectoire vers le bio soit explicite et engagée. Reste que la ligne est ferme, et le mouvement bio mondial la tranche : « organic is our middle name », rappelle la Regenerative Organic Alliance ; réuni fin 2024, l’IFOAM salue les acteurs régénératifs sérieux comme des alliés mais dénonce l’emploi marketing du mot là où pesticides et engrais de synthèse restent la norme.
Le bio n’est pas une option parmi d’autres : c’est le plancher qui sépare la régénération du regenwashing.
Focus 2026 : la régénération certifiée sur l’étiquette
La table ronde n’était pas un exercice théorique : les Lauriers 2026 (11 et 12 juin, Syntec Conseil à Paris et en ligne) ont distingué 38 lauréats sur 15 catégories sectorielles. Sept d’entre eux ouvrent le palmarès avec un point commun — la certification Regenerative Organic Certified (ROC), le seul label qui réunit en un référentiel santé des sols, bien-être animal et juste rémunération des producteurs, et l’affiche directement sur l’étiquette (délivrée en France par Ecocert). Pour notre grille, ROC correspond au niveau le plus haut, N4 — celui où l’innovation produit fait basculer le modèle d’affaires.
Dans l’alimentation et les boissons, quatre d’entre eux rendent tangible cette logique des sols à l’assiette :
Première maison de Champagne certifiée ROC : vignes en bio, sols et biodiversité au cœur du vignoble.
Première ferme-distillerie de whisky bio au monde certifiée ROC : céréales cultivées et distillées dans le Trièves, du champ au flacon.
Thé vert certifié ROC, cultivé sur l’île de Jeju en agriculture régénérative depuis plus de vingt ans.
Pionnier français du bio équitable : sucre de canne certifié ROC, licencié auprès de la Regenerative Organic Alliance.
Les trois autres lauréats ROC élargissent le tableau à la cosmétique (Clarins, Davines) et au textile (Patagonia). Découvrir les 7 lauréats certifiés ROC · voir le programme et les 38 lauréats 2026.
Une autre belle table ronde des Lauriers 2026, « Growing the Regenerative Organic Certified Movement in Europe », a prolongé le sujet côté certification avec la Regenerative Organic Alliance, l’ICEA, Davines et Champagne Telmont : à lire et à revoir ici. Le même mot d’ordre y revient, de Christopher Gergen à Justin Meade : on ne peut pas être régénératif sans être d’abord bio.
Réconcilier le consommateur et le citoyen
Le débat a convergé vers une même tension, documentée par plusieurs études : hors du magasin, l’individu se pense citoyen ; en rayon, il redevient consommateur, et le prix ou le goût reprennent la main. Alain Vidal a rappelé une enquête britannique où la moitié des 16-35 ans ne faisaient plus le lien entre un produit et l’animal, la plante ou l’agriculteur qui étaient derrière. Le vrai chantier est là : remettre du lien.
La réponse partagée : des récits vrais et des ambassadeurs — et les meilleurs, selon Ludovic, restent les agriculteurs eux-mêmes, les plus proches de la terre. Les signaux de marché existent : 23 % des consommateurs français se disent prêts à payer davantage pour un produit engagé (Kantar). Ludovic tient à une distinction : « C’est qui le patron ?! » — Laurier de l’an dernier pour son modèle économique — est une marque ; Agri-Éthique est un label transversal, végétal et animal, pesant un milliard d’euros de ventes consommateurs, leader du commerce équitable origine France, avec un cap à deux milliards d’ici trois ans. Preuve que le modèle répond à une double attente : des citoyens, et des industriels en quête d’approvisionnements de proximité sécurisés — la bio primée a d’ailleurs progressé de 12 % en linéaire quand le reste du bio était déréférencé. Autant de démonstrations que l’on retrouve dans notre panorama des produits alimentaires régénératifs en France.
« On a parlé de régénération des sols. Notre vraie thématique, c’est peut-être la régénération du lien entre ceux qui produisent et ceux qui mangent. »
— Ludovic, mot de la fin
Une conviction traverse les trois interventions : la régénération ne se prouvera pas par un argument technique de plus, mais par des résultats mesurés, une rémunération juste et un récit sincère. Reconnecter les sols à l’assiette, c’est peut-être ce qui transformera durablement le consommateur en citoyen — et, si l’on en croit l’optimisme de la table ronde, les nouvelles générations sont déjà en train de faire ce choix.
Pour aller plus loin
→ L’alimentation régénérative : exemples de produits régénératifs en France
→ Alimentation régénérative : les modèles qui marchent
→ Du bio au régénératif : ce qui manque encore du champ au produit en rayons
→ Lire les labels, scores et étiquettes comme des jalons d’une trajectoire RSE
→ De l’agriculture régénérative au business model canvas de l’économie régénérative
Passer de la table ronde à l’action
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Où en sont les filières bio-régénératives françaises ? Le compte rendu des deux sessions fondatrices du Regenerative Circle Agro (~30 acteurs, 7 secteurs) pose le constat : la régénération n’est ni une niche, ni un supplément RSE, mais un modèle économique viable — fondé sur la coopération entre acteurs d’une même filière, la multivalorisation des ressources et une valeur perçue par le consommateur final. Les labels et scores structurent le chemin ; la certification ROC matérialise la bascule.
Lire l’état des lieux des filières bio-régénératives en France →
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