Lauriers de la Régénération 2026 : tous les articles et replays

Cahier de l'été n°1 — Les Lauriers de la Régénération 2026

Retour sur les Lauriers de la Régénération 2026

Réduire ses impacts, ou contribuer au vivant ? Toute l’édition 2026 tient dans cet écart. On peut polluer moins, recycler, « faire moins mal » — et rester dans une logique de dégâts limités. Régénérer est autre chose : laisser le vivant, humain et non humain, plus riche qu’on ne l’a trouvé — des sols et de l’eau aux personnes et aux liens qui font tenir un territoire.

Sur le principe, un accord s’est formé : la régénération vise l’impact positif net, pas seulement la réduction des dégâts, et articule trois dimensions — écologique, sociale, économique — ancrées dans les territoires. Des cadres commencent à la structurer, de l’AFNOR SPEC 2315 en France à la certification ROC portée à l’international par le mouvement bio. Mais ces cadres concernent d’abord l’agriculture : ils s’appuient sur des pratiques de culture, la santé des sols, le bien-être animal. Restait à montrer ce que « régénératif » veut dire au-delà des champs — pour une veste, un service, un logement, un produit sans le moindre ingrédient agricole.

C’est le geste des Lauriers : partir de cette base agricole, la plus mûre et la plus mesurable, et en étendre la logique — réduire les impacts et contribuer au vivant — à tous les secteurs. Beaucoup d’organisations affichent une « ambition régénérative » ; peu peuvent montrer un produit qui tient dans un compte de résultat tout en laissant le vivant plus riche qu’avant. Depuis 2024, les Lauriers distinguent ces produits et services précis — pas des entreprises pour leur image globale — qui placent la régénération au cœur de leur modèle sans renoncer à leur viabilité.

Régénérer ne se joue d’ailleurs pas que dans les sols et les matières. L’économie sociale et solidaire — associations, coopératives, structures d’insertion, finance solidaire, lieux de soin, cantines partagées — tient une place de premier plan au palmarès. Elle rappelle que la contribution au vivant passe aussi par les liens sociaux, l’accès, l’inclusion, la coopération locale et la capacité des habitants à reprendre prise sur leur territoire. Juste rémunération, filières relocalisées, insertion, gouvernances partagées : autant de pratiques qui régénèrent le vivant humain autant que les écosystèmes.

Trois éditions l’ont démontré. La première a réuni 30 lauréats à la Maison des Canaux en 2024 ; 2025 en a distingué 25 dans quinze secteurs ; 2026 en ajoute 38, en portant cette fois la thèse à l’échelle européenne — panel dédié à la certification ROC, focus sur le Made in France contributif. Près de cent produits et services au total : la preuve, chiffres à l’appui, que la régénération tient économiquement, en triple impact. Pour candidater, découvrir le palmarès complet et le fonctionnement du prix, tout est sur la page des Lauriers de la Régénération.

L’édition 2026 suit ce fil du plus profond au plus concret. D’abord ceux qui pensent le vivant — un biologiste, une écochimiste, un philosophe, un médecin des comportements. Puis des dirigeants qui l’ont mis au travail : le textile, la cosmétique, l’habitat social, le tourisme, la viticulture de prestige, le numérique associatif, le conseil autant que le lait ou le champagne. Et pour finir, la remise des Lauriers aux produits et services primés.

Le dossier à garder

Le programme complet des Lauriers de la Régénération 2026 est réuni dans un dossier PDF, à feuilleter et à conserver pour y revenir. Et l’intégralité des prises de parole reste disponible en vidéo.

Feuilleter le dossier des Lauriers 2026 Voir les replays des Lauriers 2026

Dans tout ce qui suit, chaque intervention est résumée dans son article dédié — l’idée forte, les chiffres, les enseignements — et renvoie, lorsqu’il existe, à son replay pour l’écouter en intégralité.

Pré-programme — l’écologie, une affaire de relations

Sept prises de parole en accès libre pour poser le cadre de l’édition 2026, construite autour d’un dialogue entre robustesse et régénération. Des entretiens conduits par Albane Roussot avec des voix singulières du vivant.

Sylvain Boucherand — RSE et business case régénératif (PDG · BL Évolution). Quand la responsabilité sociétale cesse d’être une affaire de conformité et de reporting pour devenir un levier stratégique de transformation des modèles d’affaires.
Lire l’entretien

Agnès Rambaud-Paquin — Le conseil régénératif (/ré/alignements · Conseil Regen). Les sept bascules qui font passer le métier du conseil de l’accompagnement RSE classique à une posture régénérative aux côtés des dirigeants.
Lire l’entretien

Dominique Bourg — Ce qu’est vraiment l’écologie (Philosophe · professeur honoraire, Université de Lausanne). L’écologie n’est pas d’abord une affaire de techniques mais de relations — aux écosystèmes, aux autres espèces, entre humains. Passer du « faire moins mal » au paradigme du soin.
Lire l’entretien

Marc-André Selosse — Le vivant se définit par ses interactions (Biologiste · Muséum national d’Histoire naturelle). « L’équilibre n’existe pas en biologie » : cesser de voir l’organisme par ses limites pour le penser par ses interactions, et gérer des réseaux de conséquences plutôt qu’« un problème, une solution ».
Lire l’entretien

Claude Grison — Des plantes polluées aux médicaments : la chimie régénérative (Directrice de recherche CNRS · laboratoire ChimEco · Inventeur européen 2022). L’écocatalyse : dépolluer des sols miniers grâce à des plantes, puis transformer les métaux qu’elles absorbent en molécules utiles à la pharmacie et à la cosmétique. Restaurer le vivant, puis s’en inspirer.
Lire l’entretien

Jacques Fradin — La place des émotions dans le changement de comportement (Médecin comportementaliste · Institut de médecine environnementale). Pourquoi la raison seule ne déclenche pas l’action : le rôle des mécanismes cognitifs et émotionnels dans le passage à l’acte écologique.
Lire l’entretien

Edgar Morin et la régénération du vivant (Sociologue et philosophe · hommage). Ce que la pensée complexe apporte à la régénération : relier plutôt que séparer, et penser le vivant comme un tissu d’interdépendances.
Lire l’article

Jour 1 — De la robustesse à la régénération

Jeudi 11 juin 2026 · en ligne

La première journée pose le cadre — de la robustesse, capacité d’une organisation à durer face aux turbulences, à la régénération qui augmente activement les capacités du vivant — et le confronte au terrain via des tables rondes sectorielles et des retours d’expérience d’entreprises engagées.

Lire le livre blanc « Ce que la régénération du vivant change pour les décisions d’entreprise »

Ouverture

8h45 — Jérémy Dumont & Albane Roussot (Nous Sommes Vivants). Intention de la 3e édition, présentation du Capacity Score (4 étapes, 6 leviers) et remerciements aux partenaires.

La robustesse — quatre temps forts

9h — Interview d’Olivier Hamant, de la robustesse à la régénération (Institut Michel Serres · ENS Lyon). Le vivant n’est pas performant — la photosynthèse ne capte que 1 % de l’énergie solaire, les plantes sont lentes, hétérogènes, redondantes — et c’est précisément cette « sous-optimalité » qui les rend robustes sur le temps long. Pourquoi la résilience au sens de « revenir à la normale » ne suffit plus, et ce que change une trajectoire d’augmentation des capacités du vivant.
Lire l’article

14h — Conférence et atelier « test de robustesse » (animé par Mathilde Kervyn de Meerendre). Un format participatif pour diagnostiquer la robustesse d’une organisation, identifier ses fragilités et ses leviers de transformation prioritaires.
Lire l’article · Découvrir l’atelier Robustesse & Écologie Intégrale

15h — Robustesse des PME : Isabelle Cussac × Catherine Guerniou. Isabelle Cussac (Académie de la Robustesse) explore avec Catherine Guerniou (DG de La Fenêtrière) ce que « robuste » signifie pour les entreprises les plus en prise avec le terrain.
Lire l’article

17h30 — Permaentreprise × Robustesse : Sylvain Breuzard (PDG Norsys) (entretien mené par Laurent Berlie). En prolongement du livre blanc « Quand la permaentreprise rencontre la robustesse ».
Lire l’article

Tables rondes sectorielles

10h — Les associations régénératives (animée par Alizé Danchaud, Le Mouvement Tilt). Après un Tour de France d’une vingtaine d’associations, quatre structures partagent leurs apprentissages : L’Escale Coop’, Le Jardin, MJC Berlioz et le Réseau Étincelle.
Lire l’article

12h — Régénérer plutôt que préserver : où en est la cosmétique ? (animée par Olivier Classiot). Du terme à la mode aux pratiques tangibles, avec le Groupe Clarins (domaine certifié ROC) et le Groupe Ecocert.
Lire l’article

15h — L’alimentation régénérative, des sols à l’assiette (animée par Jérémy Dumont). Ce que recouvre l’agriculture régénérative au-delà des discours, sa valorisation le long de la chaîne de valeur et le rôle des labels, avec AgroParisTech et Agri-Éthique France.
Lire l’article

16h — Growing the Regenerative Organic Certified Movement in Europe (animée par Jérémy Dumont). La certification ROC™, sa croissance entre États-Unis et Europe, les parcours Davines et Telmont, avec ROA Worldwide et ICEA.
Lire l’article

Retours d’expérience d’entreprises engagées

Ludovic Morawa — Haute-Savoie Habitat (architecture). Participation à la première Convention des Entreprises pour le Climat, feuille de route à visée régénérative et orientations stratégiques.
Lire l’article

Caroline Mini — Picture Organic Clothing (textile). Les trois piliers de la démarche RSE, les actions triées selon les quatre étapes du Capacity Score, avec l’exemple de la veste Smeeth.
Lire l’article

Pierre-Marie Brizou — Delaferme (lait, Lauréat 2024). Les enjeux d’une filière lait de bout en bout, les actions de réduction des impacts et de contribution au vivant.
Lire l’article

Anne-Sophie Dumont & Stéphanie Picot — Éco-Domaine La Fontaine (tourisme, Lauréat 2025). L’essence du lieu, le pilotage RSE croisé aux indicateurs et la feuille de route vers un tourisme régénératif à horizon 2030.
Lire l’article

Sonia Le Masne — Perrier-Jouët / Château Sainte Marguerite (viticulture). La directrice développement durable de la division prestige de Pernod-Ricard : préserver les terroirs, agir de manière circulaire, valoriser l’humain.
Lire l’article

Jour 2 — Triple profit, Made in France et remise des Lauriers

Vendredi 12 juin 2026 · Syntec Conseil, Paris 9e & en ligne

La seconde journée est celle de la preuve des impacts régénératifs. Elle se conclut par la remise des Lauriers aux produits et services primés, illustrant le triple profit : économique, social, environnemental.

9h — La triple profitabilité en pratique. Restitution du groupe de travail Nous Sommes Vivants : Economics of Mutuality (cas Royal Canin), modèle CARE, verrous IFRS, comptabilité LIFT et reporting CSRD. Lancement d’un terrain d’étude sur une entreprise en triple impact. Avec APESA, Ethinvest et Human for Impact.
Lire l’article · Voir le replay

11h — La mesure d’impact des cabinets de conseil (animée par Philippe Bourrat, Sightis). Quels impacts, quels outils, quelle maturité réelle des cabinets et de leurs clients, avec /ré/alignements et Julhiet Sterwen.
Lire l’article · Voir le replay

14h — Focus 2026 : Made in France, les produits terroir du panier des Français (présenté par Jérémy Dumont). Un focus inédit sur les produits du quotidien issus de savoir-faire français — lait, laine, huile, céréales, vins, fromages, cosmétiques de terroir — avec La Fourche et La Phocéenne de Cosmétique.
Lire le manifeste du Made in France contributif

15h à 18h — Remise des Lauriers de la Régénération. En présence des porteurs de projet, le jury remet les Lauriers par catégorie sectorielle. Chaque lauréat reçoit un retour expert et intègre le réseau régénératif de Nous Sommes Vivants pour l’année.
Voir le replay de la remise

Pour aller plus loin : qu’est-ce qu’un produit régénératif ?

Un produit n’est pas régénératif parce qu’il est bio ou recyclable : il l’est lorsqu’il permet de contribuer activement au vivant. C’est toute la différence entre réduire ses impacts et régénérer. Près de cent produits et services français en font aujourd’hui la démonstration, en triple impact.

Qu’est-ce qu’un produit régénératif ?
Les 100 produits régénératifs français : un modèle économique qui rapporte, en triple impact

Et vous, où en êtes-vous ?

Tous ces lauréats savent où en est leur chaîne de valeur et quel levier activer ensuite. Le Capacity Score fait ce point pour votre activité — RSE, innovation, business — et identifie vos leviers prioritaires. Gratuit, en 10 ou 30 minutes.

Faire le diagnostic

Nous Sommes Vivants — le collectif de la transition écologique. Retrouvez l’intégralité des prises de parole en replay sur notre chaîne YouTube.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Nous sommes vivants, le collectif de la transition écologique

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture